Des mesures locales pour restreindre la chasse en Seine et Marne


Des mesures locales pour restreindre la chasse en Seine et Marne
Le problème
Monsieur le Préfet de Seine-et-Marne,
Aujourd’hui, nous, ruraux pas chasseurs, nous présentons devant vous pour réclamer de votre part des mesures locales.
La fédération de chasse de Seine-et-Marne nous avait proposé par le biais d’un message téléphonique, d’échanger.
Nous leur avions répondu par un message public, acceptant ce débat à condition qu’il se tienne dans un espace public et puisse être entendu de tout ceux qui voudraient y participer, et non à huis clos comme initialement proposé.
Depuis ce jour, nous n’avons plus de retour.
Si au niveau national, il existe encore des blocages qui empêchent nos dirigeants de prendre en considération la sécurité des usagers de nos forêts, ici, où la cohabitation avec les chasseurs devient de plus en plus compliquée et subie, nous réclamons que les choses changent.
Dans le nord du département et le voisinage de Coulommiers, des riverains encerclés de terrains privés, n’ont pas un seul jour de répit dans l’année. On y tire tout de partout aux quatre saisons.
On retrouve le même schéma dans l’extrême sud du côté de Provins, où les habitants sont usés et ont peur, et un peu partout ailleurs en Seine et Marne.
Les élèves des lycées bellifontains ne peuvent pas s’entraîner à la course d’orientation, épreuve officielle du baccalauréat, ni profiter de la forêt qui les entoure de manière plus générale, sans tomber sur les chasseurs.
Plusieurs professeurs d’Eps ont fait le choix de rentrer au lycée avec leurs élèves ces dernières semaines, pour parer au moindre risque.
Quant aux riverains, ils sont encouragés à prendre leur véhicule pour aller se promener plus loin par l’office national des forêts. C’est un comble quand on choisit de vivre dans un cadre bientôt classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et dont la légende vante le calme exceptionnel et l’accessibilité à tout à pied.
Car il s’agit bien une légende.
Les réserves biologiques n’ont de réserve que le nom, les chasseurs y débarquent en 4x4, armés de fusils quand les promeneurs ont à peine le droit de les traverser sans tousser.
Deux fois par semaine ou plus, des équipages de chasse à courre labourent les sentiers de forêts, les sous bois, provoquent la panique chez la faune sauvage qui surgit sur les routes, avant de reprendre ces mêmes chemins en 4x4 pour récupérer leurs chiens un par un aux quatre coins de la forêt.
Ces mêmes équipages impactent systématiquement le trafic routier et la sécurité des automobilistes.
Faisant fi du code de la route, ils arrêtent la circulation et prennent les routes au grand galop, et même à contresens.
Chez nous, ils sont allés jusqu’à projeter eux même le cerf qu’ils poursuivaient contre une voiture.
Ce jour là, il nous ont même gratifiées d’insultes misogynes et ont fait demi tour sur une ligne blanche. Tout a été filmé, ont-ils seulement été inquiétés ?
Par ailleurs, d’autres récents et dramatiques accidents ont déjà eu lieu en Seine et Marne.
Malgré cela, on ne nous laisse que le choix indécent d’une application pour rester en sécurité , et une application avec ses limites en plus, puisque ne s’éclairent tout autour de ses usagers , tous les jours de la semaine, que les zones de battues.
Les chasseurs individuels, en petits groupes isolés, eux, rien ne les signale ni ne les y oblige.
Aussi quand on pense se décaler sur une zone plus sécuritaire, on peut souvent quand même faire la désagréable rencontre d’un autre genre de chasseurs.
Il y a quelques mois, une jeune femme (qui n’utilisait pas cette application) s’est retrouvée mutilée à vie pour avoir eu la mauvaise idée d’emprunter une route sur laquelle était posté un chasseur.
Bien que la cible manquée de ce sacré sniper de 40 ans d’expérience, ne se trouvait qu’à 10 mètres de lui et qu’il n’ait selon sa défense, commis aucune erreur, c’est dans la portière d’une voiture qui circulait à 200 mètres de là que sa balle a terminé sa course.
En passant par le radiateur puis traversant le capot, le volant et la main de l’automobiliste qui se trouvait à la place du conducteur de la dite voiture.
Il paraît qu’elle a eu de la chance, allez donc le lui dire à elle, qui est aujourd’hui mutilée à vie car un chasseur voulait passer une chouette après midi.
Un peu plus loin en Seine-et-Marne, c’est un chien dans son propre jardin qui a été abattu, pris pour un sanglier et toute une famille en deuil, sur une erreur de jugement, d’un homme qui jouait avec un fusil, chez eux.
Cela ne peut que nous renvoyer a l’effroyable histoire de Morgan, qui était sorti dans son jardin du Lot, couper quelques bûches pour réchauffer sa maison et qu’un chasseur au loin a pris pour une de ses cibles.
A celle de Mélodie, dont on célébrera les tristes un an de sa disparition demain, qui était partie se promener sur un chemin de randonnée balisé et dont la balle d’une chasseresse de 17 ans a arraché la vie.
Cela nous rappelle l’histoire glaçante de Joël qui circulait sur une route nationale quand il a été atteint à la carotide d’un projectile perdu de la chasse qui se déroulait de part et d’autre de la grande route.
Vous n’êtes pas sans savoir, que chez nous la chasse, c’est partout et tous les jours, dans les bosquets, les champs et les forêts et que n’importe lequel d’entre nous, ici plus que nulle part ailleurs, pourrait être Mélodie, Morgan, Joël ou l’une des plus de 400 autres victimes des chasseurs ces 20 dernières années en France.
Vous connaissez la portée des armes que vous utilisez, et vous n’ignorez pas qu’elle dépasse parfois de beaucoup les frontières des zones de chasse.
Vous avez également forcément connaissance du nombre de visiteurs que ce patrimoine naturel attire et combien il fait vivre le tourisme dans la ville de Fontainebleau par exemple.
Combien de touristes mal informés parcourent des kilomètres pour tomber sur des panneaux chasse en cour, tous les jours ?
Combien de potentiels touristes ne viennent plus à Fontainebleau lassés par la présence dangereuse des chasseurs autours de leurs spots d’escalade, ou points de vues favoris ? Combien de métiers sont impactés par cette présence ?
Cavaliers ? Dog sitters ? Silvotherapeutes ? Guides ? Coach sportifs ? Naturopathes ? N’ont pas pris de licence professionnelle pour exercer en forêt cette année car la chasse leur impose bien trop de contraintes et se cantonnent à d’autres espaces ?
Combien de temps la chasse va-t-elle empêcher le développement des métiers qui sensibilisent le monde à la nature d’ailleurs ?
Combien de temps allez vous encore cautionner cet étalage de provocation et de violence ?
Nous, militants, promeneurs, randonneurs, adorateurs de feuilles mortes, grimpeurs, cavaliers, amis des arbres, immortaliseurs d’images, êtres sensibles, non chasseurs, nous réclamons qu’en Seine-et-Marne soit prises des mesures locales afin de mieux cohabiter dans ces espaces que les chasseurs doivent maintenant partager.
Nous demandons que les mesures proposées par le collectif un jour un chasseur sur le plan national soit envisagées sérieusement en test sur le plan local.
L’application Melckone est testée dans le département depuis plusieurs années ce qui a permis d’en démontrer son efficacité ( et ses limites ) et de l’imposer comme l’une des mesures pour plus de sécurité pendant les chasses.
Alors puisque la Seine et Marne a déjà joué les cobayes, qu’une fois soit coutume: testons d’autres mesures chez nous, prouvons leur efficacité.
En tout premier lieu, et symboliquement, nous réclamons d’être en sécurité partout au moins un jour par semaine, jour dit réservé aux enfants, soit le mercredi, le samedi ou le dimanche afin de pouvoir profiter librement et sereinement de la forêt au minimum un jour dans la semaine, et ce, durant les douze mois de l’année.
Nous réclamons que pour chaque battue organisée en Seine et Marne, celui qui la préside ait reçue la formation agréée à son poste et qu’il ne lui soit pas possible de déléguer à un autre membre de l’association de chasse qui ne soit pas aussi titulaire de cette capacité. Autrement dit, si pas de directeur de battue capacitaire, alors pas de battue.
Nous réclamons que soit retenue la tolérance zéro quant à la pratique de la chasse sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants et que soient mis en place des contrôles fréquents et une brigade dédiée dès l’ouverture de la prochaine saison de chasse 2023/2024.
Nous demandons également que soit interdite la pratique de l’agrainage, la population de sangliers et de chevreuils ne diminuant pas, ce malgré le plan chasse et depuis plusieurs décennies maintenant.
De plus en plus d’études pointant cette pratique comme une forme d’élevage sauvage, nous demandons à ce que soit testé sur l’ensemble du département pour la prochaine saison le projet Stop agrainage.
D’autant que la manière dont ils l’utilisent est illégale, répartir du maïs en amont des chasses sur les zones concernées n’a pas pour but de nourrir les oiseaux migrateurs ni d’éloigner les sangliers, soyons honnêtes. Et nombreux seront les riverains à en témoigner au besoin.
Nous demandons la suspension du Rallye Fontainebleau pour la prochaine saison, en somme, que les sanctions prévues pour les infractions dont ils se sont rendus coupables soient appliquées, que les services concernés prennent des mesures qui soient rendues publiques quant aux infractions au code de la route et à la mise en danger des automobilistes par la chasse à courre et la chasse en générale.
Nous demandons à ce que soient recensées auprès des assurances auto sur notre département toutes les collisions avec des animaux sauvages, les heures auxquelles elles interviennent et leurs localisations par rapport aux chasses en cours.
Nous demandons que soit rendu obligatoire le signalement pour tout chasseur ou groupe de chasseurs armés et de la zone sur laquelle ils évoluent.
Nous demandons d’ailleurs, qu’une application pensée comme Tous anti Covid, qui alerterait à l’aide de notifications 24h en amont et en temps réel ses usagers, de toutes les chasses qui les entourent, soit testée en Seine-et-Marne.
En somme nous réclamons que vous preniez en considération la sécurité des Seine et Marnais par des mesures que nous espérons rapides et sans nuance et applicables dès la prochaine rentrée.
Par ailleurs nous réclamons qu’aucune battue exceptionnelle sur le domaine public, ni dérogation ne soit autorisée avant la rentrée officielle en septembre de manière à partager vraiment équitablement, comme vous le prétendez, l’année en deux : 6 mois de chasse, 6 mois de paix. Nous subissons à ce jour une dérogation qui prolonge la cohabitation avec les fusils d’un mois à partir du premier mars, ainsi que la rentrée décalée de la chasse à courre qui les amène jusqu’au 31 mars également.
La chasse aux sangliers avait repris en août et avait bénéficié des mêmes dérogations l’an passé. Aussi c’est 8 mois de chasse et 4 mois de tranquillité à l’heure actuelle.
Sans parler des terrains privés qui ne se soumettent pas à cette législation.
Dans l’attente d’un retour de votre part, Monsieur le Préfet de Seine et Marne, qui nous l’espérons, pour une fois, sera d’avantage favorable aux riverains qu’aux chasseurs, je vous prie de croire en nos sincères salutations.
Le Collectif des Ruraux pas Chasseurs
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Le problème
Monsieur le Préfet de Seine-et-Marne,
Aujourd’hui, nous, ruraux pas chasseurs, nous présentons devant vous pour réclamer de votre part des mesures locales.
La fédération de chasse de Seine-et-Marne nous avait proposé par le biais d’un message téléphonique, d’échanger.
Nous leur avions répondu par un message public, acceptant ce débat à condition qu’il se tienne dans un espace public et puisse être entendu de tout ceux qui voudraient y participer, et non à huis clos comme initialement proposé.
Depuis ce jour, nous n’avons plus de retour.
Si au niveau national, il existe encore des blocages qui empêchent nos dirigeants de prendre en considération la sécurité des usagers de nos forêts, ici, où la cohabitation avec les chasseurs devient de plus en plus compliquée et subie, nous réclamons que les choses changent.
Dans le nord du département et le voisinage de Coulommiers, des riverains encerclés de terrains privés, n’ont pas un seul jour de répit dans l’année. On y tire tout de partout aux quatre saisons.
On retrouve le même schéma dans l’extrême sud du côté de Provins, où les habitants sont usés et ont peur, et un peu partout ailleurs en Seine et Marne.
Les élèves des lycées bellifontains ne peuvent pas s’entraîner à la course d’orientation, épreuve officielle du baccalauréat, ni profiter de la forêt qui les entoure de manière plus générale, sans tomber sur les chasseurs.
Plusieurs professeurs d’Eps ont fait le choix de rentrer au lycée avec leurs élèves ces dernières semaines, pour parer au moindre risque.
Quant aux riverains, ils sont encouragés à prendre leur véhicule pour aller se promener plus loin par l’office national des forêts. C’est un comble quand on choisit de vivre dans un cadre bientôt classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et dont la légende vante le calme exceptionnel et l’accessibilité à tout à pied.
Car il s’agit bien une légende.
Les réserves biologiques n’ont de réserve que le nom, les chasseurs y débarquent en 4x4, armés de fusils quand les promeneurs ont à peine le droit de les traverser sans tousser.
Deux fois par semaine ou plus, des équipages de chasse à courre labourent les sentiers de forêts, les sous bois, provoquent la panique chez la faune sauvage qui surgit sur les routes, avant de reprendre ces mêmes chemins en 4x4 pour récupérer leurs chiens un par un aux quatre coins de la forêt.
Ces mêmes équipages impactent systématiquement le trafic routier et la sécurité des automobilistes.
Faisant fi du code de la route, ils arrêtent la circulation et prennent les routes au grand galop, et même à contresens.
Chez nous, ils sont allés jusqu’à projeter eux même le cerf qu’ils poursuivaient contre une voiture.
Ce jour là, il nous ont même gratifiées d’insultes misogynes et ont fait demi tour sur une ligne blanche. Tout a été filmé, ont-ils seulement été inquiétés ?
Par ailleurs, d’autres récents et dramatiques accidents ont déjà eu lieu en Seine et Marne.
Malgré cela, on ne nous laisse que le choix indécent d’une application pour rester en sécurité , et une application avec ses limites en plus, puisque ne s’éclairent tout autour de ses usagers , tous les jours de la semaine, que les zones de battues.
Les chasseurs individuels, en petits groupes isolés, eux, rien ne les signale ni ne les y oblige.
Aussi quand on pense se décaler sur une zone plus sécuritaire, on peut souvent quand même faire la désagréable rencontre d’un autre genre de chasseurs.
Il y a quelques mois, une jeune femme (qui n’utilisait pas cette application) s’est retrouvée mutilée à vie pour avoir eu la mauvaise idée d’emprunter une route sur laquelle était posté un chasseur.
Bien que la cible manquée de ce sacré sniper de 40 ans d’expérience, ne se trouvait qu’à 10 mètres de lui et qu’il n’ait selon sa défense, commis aucune erreur, c’est dans la portière d’une voiture qui circulait à 200 mètres de là que sa balle a terminé sa course.
En passant par le radiateur puis traversant le capot, le volant et la main de l’automobiliste qui se trouvait à la place du conducteur de la dite voiture.
Il paraît qu’elle a eu de la chance, allez donc le lui dire à elle, qui est aujourd’hui mutilée à vie car un chasseur voulait passer une chouette après midi.
Un peu plus loin en Seine-et-Marne, c’est un chien dans son propre jardin qui a été abattu, pris pour un sanglier et toute une famille en deuil, sur une erreur de jugement, d’un homme qui jouait avec un fusil, chez eux.
Cela ne peut que nous renvoyer a l’effroyable histoire de Morgan, qui était sorti dans son jardin du Lot, couper quelques bûches pour réchauffer sa maison et qu’un chasseur au loin a pris pour une de ses cibles.
A celle de Mélodie, dont on célébrera les tristes un an de sa disparition demain, qui était partie se promener sur un chemin de randonnée balisé et dont la balle d’une chasseresse de 17 ans a arraché la vie.
Cela nous rappelle l’histoire glaçante de Joël qui circulait sur une route nationale quand il a été atteint à la carotide d’un projectile perdu de la chasse qui se déroulait de part et d’autre de la grande route.
Vous n’êtes pas sans savoir, que chez nous la chasse, c’est partout et tous les jours, dans les bosquets, les champs et les forêts et que n’importe lequel d’entre nous, ici plus que nulle part ailleurs, pourrait être Mélodie, Morgan, Joël ou l’une des plus de 400 autres victimes des chasseurs ces 20 dernières années en France.
Vous connaissez la portée des armes que vous utilisez, et vous n’ignorez pas qu’elle dépasse parfois de beaucoup les frontières des zones de chasse.
Vous avez également forcément connaissance du nombre de visiteurs que ce patrimoine naturel attire et combien il fait vivre le tourisme dans la ville de Fontainebleau par exemple.
Combien de touristes mal informés parcourent des kilomètres pour tomber sur des panneaux chasse en cour, tous les jours ?
Combien de potentiels touristes ne viennent plus à Fontainebleau lassés par la présence dangereuse des chasseurs autours de leurs spots d’escalade, ou points de vues favoris ? Combien de métiers sont impactés par cette présence ?
Cavaliers ? Dog sitters ? Silvotherapeutes ? Guides ? Coach sportifs ? Naturopathes ? N’ont pas pris de licence professionnelle pour exercer en forêt cette année car la chasse leur impose bien trop de contraintes et se cantonnent à d’autres espaces ?
Combien de temps la chasse va-t-elle empêcher le développement des métiers qui sensibilisent le monde à la nature d’ailleurs ?
Combien de temps allez vous encore cautionner cet étalage de provocation et de violence ?
Nous, militants, promeneurs, randonneurs, adorateurs de feuilles mortes, grimpeurs, cavaliers, amis des arbres, immortaliseurs d’images, êtres sensibles, non chasseurs, nous réclamons qu’en Seine-et-Marne soit prises des mesures locales afin de mieux cohabiter dans ces espaces que les chasseurs doivent maintenant partager.
Nous demandons que les mesures proposées par le collectif un jour un chasseur sur le plan national soit envisagées sérieusement en test sur le plan local.
L’application Melckone est testée dans le département depuis plusieurs années ce qui a permis d’en démontrer son efficacité ( et ses limites ) et de l’imposer comme l’une des mesures pour plus de sécurité pendant les chasses.
Alors puisque la Seine et Marne a déjà joué les cobayes, qu’une fois soit coutume: testons d’autres mesures chez nous, prouvons leur efficacité.
En tout premier lieu, et symboliquement, nous réclamons d’être en sécurité partout au moins un jour par semaine, jour dit réservé aux enfants, soit le mercredi, le samedi ou le dimanche afin de pouvoir profiter librement et sereinement de la forêt au minimum un jour dans la semaine, et ce, durant les douze mois de l’année.
Nous réclamons que pour chaque battue organisée en Seine et Marne, celui qui la préside ait reçue la formation agréée à son poste et qu’il ne lui soit pas possible de déléguer à un autre membre de l’association de chasse qui ne soit pas aussi titulaire de cette capacité. Autrement dit, si pas de directeur de battue capacitaire, alors pas de battue.
Nous réclamons que soit retenue la tolérance zéro quant à la pratique de la chasse sous l’emprise d’alcool et de stupéfiants et que soient mis en place des contrôles fréquents et une brigade dédiée dès l’ouverture de la prochaine saison de chasse 2023/2024.
Nous demandons également que soit interdite la pratique de l’agrainage, la population de sangliers et de chevreuils ne diminuant pas, ce malgré le plan chasse et depuis plusieurs décennies maintenant.
De plus en plus d’études pointant cette pratique comme une forme d’élevage sauvage, nous demandons à ce que soit testé sur l’ensemble du département pour la prochaine saison le projet Stop agrainage.
D’autant que la manière dont ils l’utilisent est illégale, répartir du maïs en amont des chasses sur les zones concernées n’a pas pour but de nourrir les oiseaux migrateurs ni d’éloigner les sangliers, soyons honnêtes. Et nombreux seront les riverains à en témoigner au besoin.
Nous demandons la suspension du Rallye Fontainebleau pour la prochaine saison, en somme, que les sanctions prévues pour les infractions dont ils se sont rendus coupables soient appliquées, que les services concernés prennent des mesures qui soient rendues publiques quant aux infractions au code de la route et à la mise en danger des automobilistes par la chasse à courre et la chasse en générale.
Nous demandons à ce que soient recensées auprès des assurances auto sur notre département toutes les collisions avec des animaux sauvages, les heures auxquelles elles interviennent et leurs localisations par rapport aux chasses en cours.
Nous demandons que soit rendu obligatoire le signalement pour tout chasseur ou groupe de chasseurs armés et de la zone sur laquelle ils évoluent.
Nous demandons d’ailleurs, qu’une application pensée comme Tous anti Covid, qui alerterait à l’aide de notifications 24h en amont et en temps réel ses usagers, de toutes les chasses qui les entourent, soit testée en Seine-et-Marne.
En somme nous réclamons que vous preniez en considération la sécurité des Seine et Marnais par des mesures que nous espérons rapides et sans nuance et applicables dès la prochaine rentrée.
Par ailleurs nous réclamons qu’aucune battue exceptionnelle sur le domaine public, ni dérogation ne soit autorisée avant la rentrée officielle en septembre de manière à partager vraiment équitablement, comme vous le prétendez, l’année en deux : 6 mois de chasse, 6 mois de paix. Nous subissons à ce jour une dérogation qui prolonge la cohabitation avec les fusils d’un mois à partir du premier mars, ainsi que la rentrée décalée de la chasse à courre qui les amène jusqu’au 31 mars également.
La chasse aux sangliers avait repris en août et avait bénéficié des mêmes dérogations l’an passé. Aussi c’est 8 mois de chasse et 4 mois de tranquillité à l’heure actuelle.
Sans parler des terrains privés qui ne se soumettent pas à cette législation.
Dans l’attente d’un retour de votre part, Monsieur le Préfet de Seine et Marne, qui nous l’espérons, pour une fois, sera d’avantage favorable aux riverains qu’aux chasseurs, je vous prie de croire en nos sincères salutations.
Le Collectif des Ruraux pas Chasseurs
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Pétition lancée le 18 février 2023