Des annonces ambitieuses de la Polynésie pour l'UNOC

Le problème

Du 9 au 13 juin 2025, la France accueillera à Nice la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC). Le compte à rebours est lancé, il faut protéger maintenant l'océan. Pour le climat, la biodiversité et l'avenir. Le temps presse.

L’océan dans le monde n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par les pêches industrielles. Les courants océaniques qui dictent la régulation du climat sont un risque d’effondrement. Les canicules marines explosent, les baleines meurent de faim. Si l’océan tombe, nous tombons avec lui. Protéger l’océan n’est pas une option, c’est un impératif. Toutes ces questions seront abordées lors de l’UNOC et nombre de citoyens et citoyennes s’inquiètent.

La France et la Polynésie française doivent être exemplaires sur la protection de l’océan :

Du côté de la France : Condamnée pour inaction climatique et critiquée pour ses Aires Marines Protégées (AMP) “à la française” qui trop souvent ne répondent pas aux critères internationaux en autorisant des techniques de pêche industrielles, et n’ont de “protégé” que le nom. 

Du côté polynésien : même si notre ZEE est déjà gérée avec l’Aire Marine Gérée Tainui Atea, beaucoup de polynésiens et polynésiennes sont en attente d’une plus grande protection. Notamment via les projets de grands AMP aux Australes, le Rahui Nui No Tuhaa Pae et aux Marquises, Te Tai Nui a Hau, soutenus par 92% des Polynésiens, demandant la création de protection stricte, sans activités de pêche. Le 28 mars, le Président de la Polynésie française a rejoint l’Appel à l’action des Peuples du Pacifique pour la protection de l’océan, Te Reo O Te Moana, appelant notamment à la protection de la biodiversité, au soutien de la pêche artisanale traditionnelle et à la création d'AMP sur 30% des océans.

Les demandes au gouvernement polynésien pour l’UNOC 2025 :

  1. Respecter les critères internationaux pour la désignation de ses AMP et mettre la priorité sur un niveau de protection stricte, le plus efficace, dans le sens des recommandations scientifiques
  2. Instaurer la grande AMP aux Australes , le Rahui Nui No Tuhaa Pae, incluant une zone de protection stricte sans pêche ni activités industrielle de 1 million km2
  3. Instaurer la grande AMP aux Marquises, Te Tai Nui a Hau, incluant une zone de protection stricte sans pêche ni activités industrielle de plus de 400 000 km2
  4. Instaurer le zonage côtier réservée à la pêche artisanale (navires de moins de 12m type poti marara et bonitiers) autour des 118 îles de Polynésie française, sur 460 000 km2 (30 miles autour des îles hautes, 10 miles autour des atolls des Tuamotu Gambiers)
  5. Accélérer les politiques publiques pour la gestion du changement climatique en matière d'adaptation et de paidoyer

De cette manière, la Polynésie française pourrait briller à l’UNOC, en déclarant des AMPs de protection stricte déjà annoncées à plusieurs reprises, en répondant à une forte demande des Polynésiens, en protégeant les écosystèmes marins sur le long terme et en préservant la pêche artisanale côtière. Ainsi, la Polynésie française pourrait contribuer largement à la cible de l’ONU de protéger 30% des océans d’ici 2030, et se positionner comme véritable champion de la protection des océans dans le monde.

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Jason Temaui MANLanceur de pétition

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Le problème

Du 9 au 13 juin 2025, la France accueillera à Nice la 3e Conférence des Nations Unies sur l'Océan (UNOC). Le compte à rebours est lancé, il faut protéger maintenant l'océan. Pour le climat, la biodiversité et l'avenir. Le temps presse.

L’océan dans le monde n’a jamais été aussi chaud, pollué et dévasté par les pêches industrielles. Les courants océaniques qui dictent la régulation du climat sont un risque d’effondrement. Les canicules marines explosent, les baleines meurent de faim. Si l’océan tombe, nous tombons avec lui. Protéger l’océan n’est pas une option, c’est un impératif. Toutes ces questions seront abordées lors de l’UNOC et nombre de citoyens et citoyennes s’inquiètent.

La France et la Polynésie française doivent être exemplaires sur la protection de l’océan :

Du côté de la France : Condamnée pour inaction climatique et critiquée pour ses Aires Marines Protégées (AMP) “à la française” qui trop souvent ne répondent pas aux critères internationaux en autorisant des techniques de pêche industrielles, et n’ont de “protégé” que le nom. 

Du côté polynésien : même si notre ZEE est déjà gérée avec l’Aire Marine Gérée Tainui Atea, beaucoup de polynésiens et polynésiennes sont en attente d’une plus grande protection. Notamment via les projets de grands AMP aux Australes, le Rahui Nui No Tuhaa Pae et aux Marquises, Te Tai Nui a Hau, soutenus par 92% des Polynésiens, demandant la création de protection stricte, sans activités de pêche. Le 28 mars, le Président de la Polynésie française a rejoint l’Appel à l’action des Peuples du Pacifique pour la protection de l’océan, Te Reo O Te Moana, appelant notamment à la protection de la biodiversité, au soutien de la pêche artisanale traditionnelle et à la création d'AMP sur 30% des océans.

Les demandes au gouvernement polynésien pour l’UNOC 2025 :

  1. Respecter les critères internationaux pour la désignation de ses AMP et mettre la priorité sur un niveau de protection stricte, le plus efficace, dans le sens des recommandations scientifiques
  2. Instaurer la grande AMP aux Australes , le Rahui Nui No Tuhaa Pae, incluant une zone de protection stricte sans pêche ni activités industrielle de 1 million km2
  3. Instaurer la grande AMP aux Marquises, Te Tai Nui a Hau, incluant une zone de protection stricte sans pêche ni activités industrielle de plus de 400 000 km2
  4. Instaurer le zonage côtier réservée à la pêche artisanale (navires de moins de 12m type poti marara et bonitiers) autour des 118 îles de Polynésie française, sur 460 000 km2 (30 miles autour des îles hautes, 10 miles autour des atolls des Tuamotu Gambiers)
  5. Accélérer les politiques publiques pour la gestion du changement climatique en matière d'adaptation et de paidoyer

De cette manière, la Polynésie française pourrait briller à l’UNOC, en déclarant des AMPs de protection stricte déjà annoncées à plusieurs reprises, en répondant à une forte demande des Polynésiens, en protégeant les écosystèmes marins sur le long terme et en préservant la pêche artisanale côtière. Ainsi, la Polynésie française pourrait contribuer largement à la cible de l’ONU de protéger 30% des océans d’ici 2030, et se positionner comme véritable champion de la protection des océans dans le monde.

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Jason Temaui MANLanceur de pétition

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