

Des écoles, pas des bouilloires
Le problème
Nos enfants ne peuvent plus apprendre dans des écoles surchauffées : accélérons la rénovation énergétique et l'adaptation climatique des établissement parisiens accueillant des enfants.
En juin 2026, Paris a connu une canicule d'une intensité exceptionnelle. Pendant plusieurs jours, les températures ont dépassé les 40 °C, transformant de nombreuses écoles et crèches en véritables « bouilloires thermiques ». Dans certaines salles de classe, les conditions d'apprentissage sont devenues extrêmement difficiles, voire dangereuses pour les jeunes enfants, les personnels éducatifs et les agents municipaux.
Cette situation n'est plus exceptionnelle : elle est appelée à se répéter. Les scientifiques prévoient des vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses sous l'effet du changement climatique. Pourtant, une grande partie des bâtiments accueillant des enfants à Paris a été conçue pour un climat qui n'existe plus.
Depuis la loi ELAN de 2018 et le décret tertiaire de 2019, les bâtiments publics de plus de 1 000 m² doivent réduire progressivement leur consommation d'énergie de 40 % d'ici 2030, de 50 % d'ici 2040 et de 60 % d'ici 2050. Ces obligations ne concernent pas uniquement la maîtrise des consommations : elles doivent aussi être l'occasion de transformer les bâtiments afin qu'ils offrent un meilleur confort thermique en hiver comme en été.
Paris compte 631 écoles publiques et 454 crèches municipales, soit 1 085 établissements accueillant chaque jour des dizaines de milliers d'enfants. Environ 300 écoles ont bénéficié de travaux de rénovation énergétique entre 2008 et 2014. Malgré cet effort, une part importante du patrimoine scolaire reste insuffisamment adaptée aux épisodes de chaleur extrême. La Ville s'est engagée à rénover l'ensemble des écoles et des crèches, mais au rythme actuel, cette transformation s'étalera sur plusieurs décennies.
Or, les enfants qui fréquentent aujourd'hui ces établissements ne peuvent pas attendre 2050.
L'adaptation des écoles ne se résume pas à l'isolation des bâtiments. Les cours d'école et de crèche jouent un rôle essentiel dans le confort thermique. Trop souvent entièrement artificialisées, elles emmagasinent la chaleur pendant la journée et la restituent pendant la nuit, aggravant les îlots de chaleur urbains.
La désartificialisation des sols est devenue une nécessité. Remplacer les surfaces imperméables par des sols perméables, planter des arbres, créer des espaces végétalisés et favoriser l'infiltration naturelle de l'eau permettent de faire baisser la température ressentie de plusieurs degrés lors des épisodes de canicule, tout en améliorant la biodiversité, la qualité de l'air et le cadre de vie des enfants et de tous les habitants du quartier alentour.
Les cours végétalisées offrent aussi davantage d'espaces de jeu, favorisent le contact avec la nature et contribuent au bien-être, à la concentration et à la santé des enfants. Elles constituent un complément indispensable à la rénovation énergétique des bâtiments.
Nous demandons à la Ville de Paris d'accélérer la transformation des établissements accueillant des enfants en :
- engageant un programme exceptionnel de rénovation énergétique des écoles et des crèches les plus vulnérables ;
- priorisant les établissements les plus exposés aux fortes chaleurs ;
- généralisant la désartificialisation et la végétalisation des cours d'école et de crèche afin de lutter efficacement contre les îlots de chaleur ;
- développant des solutions passives de rafraîchissement (isolation, ventilation naturelle, protections solaires extérieures, végétation, matériaux réfléchissants) avant de recourir à la climatisation ;
- publiant chaque année un bilan transparent précisant le nombre d'établissements rénovés, ceux restant à rénover, les surfaces désartificialisées et le calendrier des travaux.
La canicule de juin 2026 nous rappelle que l'adaptation de nos écoles et de nos crèches n'est plus un projet d'avenir : c'est une urgence du présent.
Investir dans la rénovation énergétique et la désartificialisation des établissements accueillant des enfants, c'est respecter les engagements climatiques de la France, réduire les émissions de gaz à effet de serre, protéger les enfants contre les effets des canicules et leur offrir des lieux d'apprentissage plus sains, plus agréables et plus résilients.
Parce que chaque enfant a droit à un environnement sûr, frais et adapté au climat de demain, nous appelons les habitantes et les habitants de Paris à soutenir cette pétition pour accélérer sans attendre la rénovation énergétique et la transformation écologique de toutes les écoles et crèches parisiennes.

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Le problème
Nos enfants ne peuvent plus apprendre dans des écoles surchauffées : accélérons la rénovation énergétique et l'adaptation climatique des établissement parisiens accueillant des enfants.
En juin 2026, Paris a connu une canicule d'une intensité exceptionnelle. Pendant plusieurs jours, les températures ont dépassé les 40 °C, transformant de nombreuses écoles et crèches en véritables « bouilloires thermiques ». Dans certaines salles de classe, les conditions d'apprentissage sont devenues extrêmement difficiles, voire dangereuses pour les jeunes enfants, les personnels éducatifs et les agents municipaux.
Cette situation n'est plus exceptionnelle : elle est appelée à se répéter. Les scientifiques prévoient des vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses sous l'effet du changement climatique. Pourtant, une grande partie des bâtiments accueillant des enfants à Paris a été conçue pour un climat qui n'existe plus.
Depuis la loi ELAN de 2018 et le décret tertiaire de 2019, les bâtiments publics de plus de 1 000 m² doivent réduire progressivement leur consommation d'énergie de 40 % d'ici 2030, de 50 % d'ici 2040 et de 60 % d'ici 2050. Ces obligations ne concernent pas uniquement la maîtrise des consommations : elles doivent aussi être l'occasion de transformer les bâtiments afin qu'ils offrent un meilleur confort thermique en hiver comme en été.
Paris compte 631 écoles publiques et 454 crèches municipales, soit 1 085 établissements accueillant chaque jour des dizaines de milliers d'enfants. Environ 300 écoles ont bénéficié de travaux de rénovation énergétique entre 2008 et 2014. Malgré cet effort, une part importante du patrimoine scolaire reste insuffisamment adaptée aux épisodes de chaleur extrême. La Ville s'est engagée à rénover l'ensemble des écoles et des crèches, mais au rythme actuel, cette transformation s'étalera sur plusieurs décennies.
Or, les enfants qui fréquentent aujourd'hui ces établissements ne peuvent pas attendre 2050.
L'adaptation des écoles ne se résume pas à l'isolation des bâtiments. Les cours d'école et de crèche jouent un rôle essentiel dans le confort thermique. Trop souvent entièrement artificialisées, elles emmagasinent la chaleur pendant la journée et la restituent pendant la nuit, aggravant les îlots de chaleur urbains.
La désartificialisation des sols est devenue une nécessité. Remplacer les surfaces imperméables par des sols perméables, planter des arbres, créer des espaces végétalisés et favoriser l'infiltration naturelle de l'eau permettent de faire baisser la température ressentie de plusieurs degrés lors des épisodes de canicule, tout en améliorant la biodiversité, la qualité de l'air et le cadre de vie des enfants et de tous les habitants du quartier alentour.
Les cours végétalisées offrent aussi davantage d'espaces de jeu, favorisent le contact avec la nature et contribuent au bien-être, à la concentration et à la santé des enfants. Elles constituent un complément indispensable à la rénovation énergétique des bâtiments.
Nous demandons à la Ville de Paris d'accélérer la transformation des établissements accueillant des enfants en :
- engageant un programme exceptionnel de rénovation énergétique des écoles et des crèches les plus vulnérables ;
- priorisant les établissements les plus exposés aux fortes chaleurs ;
- généralisant la désartificialisation et la végétalisation des cours d'école et de crèche afin de lutter efficacement contre les îlots de chaleur ;
- développant des solutions passives de rafraîchissement (isolation, ventilation naturelle, protections solaires extérieures, végétation, matériaux réfléchissants) avant de recourir à la climatisation ;
- publiant chaque année un bilan transparent précisant le nombre d'établissements rénovés, ceux restant à rénover, les surfaces désartificialisées et le calendrier des travaux.
La canicule de juin 2026 nous rappelle que l'adaptation de nos écoles et de nos crèches n'est plus un projet d'avenir : c'est une urgence du présent.
Investir dans la rénovation énergétique et la désartificialisation des établissements accueillant des enfants, c'est respecter les engagements climatiques de la France, réduire les émissions de gaz à effet de serre, protéger les enfants contre les effets des canicules et leur offrir des lieux d'apprentissage plus sains, plus agréables et plus résilients.
Parce que chaque enfant a droit à un environnement sûr, frais et adapté au climat de demain, nous appelons les habitantes et les habitants de Paris à soutenir cette pétition pour accélérer sans attendre la rénovation énergétique et la transformation écologique de toutes les écoles et crèches parisiennes.

Les décisionnaires

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Pétition lancée le 26 juin 2026