Demandons la réhabilitation de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse


Demandons la réhabilitation de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse
Le problème
L’école d’architecture de Toulouse à bout de souffle.
Lettre ouverte à Madame la Ministre de la Culture, Madame la Présidente de la région Occitanie, Monsieur le Président du Département et Monsieur le Maire de la Ville de Toulouse, Président de Toulouse Métropole.
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse (l’ENSA Toulouse) est établie au Mirail depuis 1974. Le bâtiment d’origine, de Candilis, Josic et Woods, a reçu le Label Architecture Contemporaine Remarquable. Il a été conçu pour 350 étudiants et a, au fil des ans, fait l’objet de projets d’extension en 1980, puis 1990, les deux partiellement réalisés. L’établissement accueille aujourd’hui 650 étudiants en cycles de licence et de master, 60 étudiants en habilitation à la maîtrise d’oeuvre en nom propre (HMONP) et une quarantaine de doctorants dans 3700m2, là où il en faudrait plus du double.
Pour pallier le manque de surfaces, l’ENSA Toulouse loue le premier étage du château du Mirail établi dans le parc de l’Université Toulouse Jean Jaurès auprès de l’université pour accueillir la recherche.
Du fait de la vétusté des locaux, les défaillances techniques se multiplient. Aussi, en 2022 et 2024, l’établissement a fait face à d’importantes fuites d’eau, localisées avec difficulté. En novembre / décembre 2024, l’établissement et l’ensemble de ses communautés, ont dû faire face, pendant près de 6 semaines, à la panne du réseau de chauffage, portant régulièrement la température des salles aux alentours de 10°C, tout en assurant une continuité du service.
Cela résume la situation précaire dans laquelle nous enseignons.La communauté enseignante se mobilise de longue date pour que les choses changent et nous avions obtenus une extension-réhabilitation pour laquelle elle a participé tant à l’époque de la programmation que lors du concours dans la commission technique et pendant les phases d’études au sein d’un comité de pilotage qui semble aujourd’hui en voie de blocage.
La situation n’est plus tenable :
- Manque de salle de cours pour créer des espaces collaboratifs favorisant les partenariats, les workshops et les expositions, etc.
- Absence d’amphithéâtre pour les cours magistraux, les conférences, soutenances de thèse, etc.
- Pas d’atelier pour que les étudiants puissent déposer leurs maquettes, entraînant surcoût et fatigue.
- Bâtiment Candilis véritable passoire thermique comme contre-exemple pédagogique.
- Le laboratoire de recherche déporté de l’école empêchant des pédagogies innovantes recherche-projet.
- La surface du centre de ressource exploitée au maximum de sa capacité, empêche tout développement : spécialisation dans les matériaux locaux, de rayonnages dédiés, aux périodiques, à la recherche, et d'autres espaces pour des thématiques émergentes.
- Des plannings pédagogiques élaborés en fonction des disponibilités des salles plutôt que des exigences pédagogiques.
- Une capacité d'accueil restreinte qui limite les interactions entre promotions, privant ainsi la pédagogie d'un enrichissement mutuel.
- Un frein pour la vie de l’école, avec des salles surchargées, des espaces collectifs saturés ce qui peut affecter la concentration et la motivation des étudiants, des équipes enseignantes et administratives.
- La cafétéria trop petite complètement sursaturée…
Depuis l’explosion AZF en 2001 et les quelques travaux de confortement qui suivirent, il aura été prévu différents lieux de déménagement, puis après plus d’une décennie finalement une stratégie sur site avec une extension-réhabilitation du bâtiment. Durant tout ce temps, l’entretien aura paré au plus pressé différant l’investissement sur un outil obsolète qui devait faire l’objet de gros travaux.
Le bâtiment est aujourd’hui à bout de souffle : murs en parpaings creux fissurés parfois de plus d’un centimètre, poutres béton aux ferraillages apparents et rouillés, toitures à étanchéité défaillante, percements récurrents des canalisations, systèmes aéraulique en fin de vie ...
Plusieurs bâtiments modulaires de types Algéco ont été progressivement implantés sur le site de l’École pour combler provisoirement le déficit de place. Solution transitoire qui en s’éternisant n’améliore ni le confort, ni bien évidemment l’outil de travail et encore moins l’image à contre-emploi, de ce que sont des lieux dédiés à l’enseignement de l’architecture.
Pourtant les actions auprès des différentes collectivités montrent la vitalité de notre école et son utilité : petites villes rurales, Toulouse Métropole, canal du Midi, refuges pyrénéens, actions territoriales sur les étangs et le littoral méditerranéen, quartiers d’habitat social, tissus pavillonnaires, restauration du patrimoine… Nous formons des étudiantes et des étudiants sur les grandes questions de société dans une dimension espace usage.
95% des architectes qui œuvrent sur le midi toulousain sont issus de notre école, 55% à l’échelle de l’Occitanie avec notre consœur de Montpellier.
Le bâtiment actuel ne permettant plus aujourd’hui de répondre aux attentes pédagogiques un projet d’extension-restauration a été mis au concours. Aux 3700m2, le projet prévoit une extension de plus de 5500m2 qui permettrait à l’école d’être à la hauteur des autres écoles françaises.
Les communautés étudiantes, enseignantes et administratives ne peuvent plus tenir dans une telle situation. Nous appelons les financeurs qui ont bien voulu nous soutenir depuis maintenant plus de 6 ans autour du projet à confirmer leurs engagements, à signer les marchés de travaux en attente afin de lancer la réalisation de l’extension-restauration.
Tout est prêt pour cela. Près de 4 millions d’euros ont déjà été dépensés pour arriver jusqu’à un projet d’extension viable économiquement. Les entreprises sont retenues et se sont engagées sur leur prix jusqu’au 7 mars 2025.
Il faut lancer le projet.
Ne laissez pas dépérir cet outil de formation à l’architecture, d’intérêt public.
Signez cette pétition pour soutenir la restauration et l'extension de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse.

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Le problème
L’école d’architecture de Toulouse à bout de souffle.
Lettre ouverte à Madame la Ministre de la Culture, Madame la Présidente de la région Occitanie, Monsieur le Président du Département et Monsieur le Maire de la Ville de Toulouse, Président de Toulouse Métropole.
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse (l’ENSA Toulouse) est établie au Mirail depuis 1974. Le bâtiment d’origine, de Candilis, Josic et Woods, a reçu le Label Architecture Contemporaine Remarquable. Il a été conçu pour 350 étudiants et a, au fil des ans, fait l’objet de projets d’extension en 1980, puis 1990, les deux partiellement réalisés. L’établissement accueille aujourd’hui 650 étudiants en cycles de licence et de master, 60 étudiants en habilitation à la maîtrise d’oeuvre en nom propre (HMONP) et une quarantaine de doctorants dans 3700m2, là où il en faudrait plus du double.
Pour pallier le manque de surfaces, l’ENSA Toulouse loue le premier étage du château du Mirail établi dans le parc de l’Université Toulouse Jean Jaurès auprès de l’université pour accueillir la recherche.
Du fait de la vétusté des locaux, les défaillances techniques se multiplient. Aussi, en 2022 et 2024, l’établissement a fait face à d’importantes fuites d’eau, localisées avec difficulté. En novembre / décembre 2024, l’établissement et l’ensemble de ses communautés, ont dû faire face, pendant près de 6 semaines, à la panne du réseau de chauffage, portant régulièrement la température des salles aux alentours de 10°C, tout en assurant une continuité du service.
Cela résume la situation précaire dans laquelle nous enseignons.La communauté enseignante se mobilise de longue date pour que les choses changent et nous avions obtenus une extension-réhabilitation pour laquelle elle a participé tant à l’époque de la programmation que lors du concours dans la commission technique et pendant les phases d’études au sein d’un comité de pilotage qui semble aujourd’hui en voie de blocage.
La situation n’est plus tenable :
- Manque de salle de cours pour créer des espaces collaboratifs favorisant les partenariats, les workshops et les expositions, etc.
- Absence d’amphithéâtre pour les cours magistraux, les conférences, soutenances de thèse, etc.
- Pas d’atelier pour que les étudiants puissent déposer leurs maquettes, entraînant surcoût et fatigue.
- Bâtiment Candilis véritable passoire thermique comme contre-exemple pédagogique.
- Le laboratoire de recherche déporté de l’école empêchant des pédagogies innovantes recherche-projet.
- La surface du centre de ressource exploitée au maximum de sa capacité, empêche tout développement : spécialisation dans les matériaux locaux, de rayonnages dédiés, aux périodiques, à la recherche, et d'autres espaces pour des thématiques émergentes.
- Des plannings pédagogiques élaborés en fonction des disponibilités des salles plutôt que des exigences pédagogiques.
- Une capacité d'accueil restreinte qui limite les interactions entre promotions, privant ainsi la pédagogie d'un enrichissement mutuel.
- Un frein pour la vie de l’école, avec des salles surchargées, des espaces collectifs saturés ce qui peut affecter la concentration et la motivation des étudiants, des équipes enseignantes et administratives.
- La cafétéria trop petite complètement sursaturée…
Depuis l’explosion AZF en 2001 et les quelques travaux de confortement qui suivirent, il aura été prévu différents lieux de déménagement, puis après plus d’une décennie finalement une stratégie sur site avec une extension-réhabilitation du bâtiment. Durant tout ce temps, l’entretien aura paré au plus pressé différant l’investissement sur un outil obsolète qui devait faire l’objet de gros travaux.
Le bâtiment est aujourd’hui à bout de souffle : murs en parpaings creux fissurés parfois de plus d’un centimètre, poutres béton aux ferraillages apparents et rouillés, toitures à étanchéité défaillante, percements récurrents des canalisations, systèmes aéraulique en fin de vie ...
Plusieurs bâtiments modulaires de types Algéco ont été progressivement implantés sur le site de l’École pour combler provisoirement le déficit de place. Solution transitoire qui en s’éternisant n’améliore ni le confort, ni bien évidemment l’outil de travail et encore moins l’image à contre-emploi, de ce que sont des lieux dédiés à l’enseignement de l’architecture.
Pourtant les actions auprès des différentes collectivités montrent la vitalité de notre école et son utilité : petites villes rurales, Toulouse Métropole, canal du Midi, refuges pyrénéens, actions territoriales sur les étangs et le littoral méditerranéen, quartiers d’habitat social, tissus pavillonnaires, restauration du patrimoine… Nous formons des étudiantes et des étudiants sur les grandes questions de société dans une dimension espace usage.
95% des architectes qui œuvrent sur le midi toulousain sont issus de notre école, 55% à l’échelle de l’Occitanie avec notre consœur de Montpellier.
Le bâtiment actuel ne permettant plus aujourd’hui de répondre aux attentes pédagogiques un projet d’extension-restauration a été mis au concours. Aux 3700m2, le projet prévoit une extension de plus de 5500m2 qui permettrait à l’école d’être à la hauteur des autres écoles françaises.
Les communautés étudiantes, enseignantes et administratives ne peuvent plus tenir dans une telle situation. Nous appelons les financeurs qui ont bien voulu nous soutenir depuis maintenant plus de 6 ans autour du projet à confirmer leurs engagements, à signer les marchés de travaux en attente afin de lancer la réalisation de l’extension-restauration.
Tout est prêt pour cela. Près de 4 millions d’euros ont déjà été dépensés pour arriver jusqu’à un projet d’extension viable économiquement. Les entreprises sont retenues et se sont engagées sur leur prix jusqu’au 7 mars 2025.
Il faut lancer le projet.
Ne laissez pas dépérir cet outil de formation à l’architecture, d’intérêt public.
Signez cette pétition pour soutenir la restauration et l'extension de l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Toulouse.

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Pétition lancée le 15 janvier 2025