

Les 41.358 citoyens français, acteurs économiques et sociaux depuis plus de vingt années pour nombre d'entre eux, sont des hommes et des femmes qui par leur engagement participent à la création de la richesse dans ce pays. Qu’ils soient médecins, infirmiers, pharmaciens, ingénieurs, avocats, techniciens, chefs d'entreprise, commerçants, artisans, ou simples patentés, ils ont élus domicile en Nouvelle-Calédonie et sont exclus du droit de vote et de candidature aux élections des membres du Congrès et des assemblées de Province.
Leurs enfants même nés en Nouvelle-Calédonie sont également affectés par ces dispositions injustes.
Et pourtant, le chef de l'Etat a déclaré lors du 150ème anniversaire de la République :
"La liberté dans notre République est un bloc. C'est la liberté de participer au choix de ses dirigeants et donc le droit de vote, mais qui est indissociable de la soumission au verdict des urnes, à la liberté collective du peuple."
"Mais l'égalité, elle aussi, est un bloc, des devoirs et des droits. L'égalité devant la loi implique ainsi que les lois de La République sont toujours supérieures aux règles particulières. C'est pourquoi il n'y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d'un Dieu, parfois avec l'aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d'un groupe. Non, la République, parce qu'elle est indivisible n'admet aucune aventure séparatiste. Un projet de loi de lutte contre le séparatisme sera à cette fin présenté dès cet automne. "
"Être français, n'est jamais seulement une identité. C'est une citoyenneté. Ce sont des droits qui vont avec. Ce sont aussi ses devoirs, c'est-à-dire l'adhésion à ses valeurs, à une histoire, à une langue, à une exigence qui tient la République debout, car elle dépend de chacune et chacun d'entre nous à chaque instant. C'est un combat chaque jour recommencé."
L'association des citoyens français de Nouvelle-Calédonie revendique l'application de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 aux citoyens français exclus de Nouvelle-Calédonie ainsi que les dispositions de l’article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958.
Monsieur le ministre, si la Nouvelle-Calédonie décide de rester au sein de la République Française, l'Etat fera-t-il le nécessaire pour redonner aux citoyens français actuellement exclus de la citoyenneté néo-calédonienne tous les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme garantis par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, qui a pleine valeur constitutionnelle ?
Association des Citoyens Français de Nouvelle-Calédonie (ACF NC), le 25 octobre 2020.
citoyensfrancaisnc@gmail.com