Réouverture des petits commerces dits " non-essentiels " le 1 er décembre

0 a signé. Prochain objectif : 5 000 !


Je m’appelle Mee Ran, je suis une femme proactive, positive, confiante et aimant la vie !

Après une longue et riche carrière dans le commerce en ligne, j’ai décidé de suivre mon rêve et d’ouvrir une boutique de prêt-à-porter féminin le 1er mars 2019.
 
Après quelques mois, j’ai réussi à adapter mes articles à la demande locale, à fidéliser mes clientes et à générer un revenu permettant d’engager une employée tous les weekends.
 
Le 10 mars 2020, la crise sanitaire m’oblige à fermer mon magasin pour deux mois et demi.
Je me suis donc démenée pour survivre pendant cette période très difficile et j’y suis arrivée. Mais il s’en est fallu de peu !
 
Depuis ce 1er novembre, je suis forcée et pour la deuxième fois en six mois de fermer pour une durée indéterminée.
 
Mon commerce est situé à proximité immédiate d’un libraire, d’un fleuriste, d’une boulangerie, d’un magasin de vin et de la poste.
 
Ces commerces dits “essentiels” travaillent normalement.
 
Mon magasin de prêt-à-porter, lui est fermé car dit “non-essentiel”. Il est vrai que mes articles sont non essentiels – mais sont-ils plus non-essentiel que des fleurs ou des produits de cosmétiques ?
 
Comme tous les magasins de prêt-à-porter, nos stocks de marchandises sont saisonniers, valent plusieurs dizaines de milliers d’euros, et à ce stade de l’année nous avons déjà signé les bons de commandes pour la prochaine collection.
 
Vous allez peut-être me dire de développer un commerce en ligne afin de diversifier mes canaux de ventes. C’est ce que j’ai fait ! Avec un sentiment d’urgence, j’ai travaillé d’arrache-pied, jour et nuit et weekend afin de mettre mon commerce en ligne le 6 novembre dernier.

Les commandes arrivant au compte- gouttes. J’ai alors contacté toutes mes clientes, afin de les inciter à visiter ma boutique. Elles m’ont félicité et encouragé mais m’ont partagé qu’elles n’achèteraient que en magasin, « que en magasin »…

Pendant que les petites boutiques se meurent, les géants de la vente en ligne n’arrivent plus à suivre leurs carnets de commandes.
 
En tant que citoyenne Belge, je me demande quelle économie souhaite soutenir nos ministres ? Celles des géants de l’internet, les chaînes de magasin ou celles « des petits indépendants», ces créateurs d’emplois ? Les conséquences économiques et psychologiques engendrés par la crise sanitaire sont énormes. Le nombre de faillites et de familles brisées pourraient se compter par dizaines de milliers.
 
Toutefois, il n’est pas encore trop tard pour éviter le pire ! Chez les petits commerçants, même en période de non-COVID, il n’y a jamais plus de deux à trois clients à la fois.

Alors pourquoi ne pas nous autoriser à accueillir des clients dans un cadre sanitaire stricte, par exemple 1 client par 30 minutes à partir du 1er décembre ?

Il en va de notre survie.