Vins bios : Non à la chimie folle, oui à la transition oeno-écologique !

Vins bios : Non à la chimie folle, oui à la transition oeno-écologique !

Le problème

Les vignerons bio français et européens sont confrontés à une situation absurde : pour éviter de voir leurs vins refusés dans de nombreux pays à cause d’un risque de précipitation tartrique (dépôt naturel de cristaux de tartre), ils sont obligés d’utiliser des méthodes énergivores ou chimiques, peu compatibles avec leur éthique agro-environnementale. Pourquoi ? Parce que l’Europe leur interdit d’utiliser la stabilisation éco-sélective. Une pratique écologique, sobre en énergie et propre. A l’heure de la transition écologique, l’avenir du vin ne peut pas être celui du « toujours plus d’additifs » !

DES PETITS CRISTAUX QUI PEUVENT COÛTER TRÈS CHER

Le dépôt naturel de cristaux de tartre au fond de la bouteille est absolument sans conséquence pour la qualité du vin, mais il déplait aux consommateurs et empêche l’export dans de nombreux pays. Pour éviter l’apparition de ces cristaux, les producteurs bio français n’ont le choix aujourd’hui qu’entre mettre des additifs dans la cuve (acide métatartrique, hydrogénotartrate de potassium, mannoprotéines de levures…) ou utiliser un traitement consistant à maintenir le vin à la limite de la congélation (- 4°C) pendant une semaine environ… De la chimie ou de l’énergie, alors qu’une autre solution existe : la stabilisation éco-sélective.

LA STABILISATION ECO-SELECTIVE, UN PROCEDE ECOLOGIQUE

La stabilisation éco-sélective consiste à faire doucement glisser le vin le long de membranes alimentaires où un faible champ électrique capte les ions et les extrait du vin, empêchant définitivement la formation de cristaux de tartre. Cette technique est à la fois…

• écologique et écoresponsable : consommation d’eau minimale, un seul effluent, zéro additif.

• écoénergétique : faible consommation électrique (0,2 kWh/hecto).

• économe en vin (pas de perte de production) et en intervention sur le vin (pas de brassage mais un écoulement basse pression, 10 fois moins vite que pour la filtration tangentielle).

• sélective : le procédé de stabilisation n’enlève du vin que ce qui risque de le faire cristalliser, soit une partie des ions tartrate, potassium et calcium.

UNE INVENTION 100 % FRANÇAISE QUI S’EXPORTE DANS LE MONDE ENTIER

La stabilisation tartrique éco-selective a été brevetée dans les années 90 dans le cadre d’un partenariat R&D entre l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et la société Eurodia. Aujourd’hui, c’est Œnodia, la division œnologie d’Eurodia, qui développe cette technologie made in France. La stabilisation éco-selective s’exporte ainsi sur 25 pays, 250 caves ont été équipées et environ 1,2 milliards de bouteilles sont stabilisées chaque année grâce aux équipements installés dans les chais ou aux différentes prestations de service telles que celles proposées par son partenaire Gemstab basé dans le Gard et qui intervient dans la France entière, au Portugal et en Espagne.

CONCURRENCE INEQUITABLE POUR LES PRODUCTEURS DE VINS BIO EUROPEENS

Autorisée aux producteurs conventionnels partout dans le monde, ainsi qu’aux bio des États-Unis, la stabilisation éco-sélective reste interdite en Europe pour les vins bio. Un blocage préjudiciable pour les vignerons bio européens qui se retrouvent en situation de concurrence inéquitable face aux conventionnels de toute l’Europe et aux bios d’autres continents, qui eux ont accès à une solution de stabilisation tartrique à faible coût et sans défaut. Quant aux producteurs de vin en conversion bio, ils sont obligés d’abandonner l’éco-stabilisation sélective pour une solution moins efficace.

ADDITIFS VS PROCEDE ECOLOGIQUE ?

Pourquoi une pratique œnologique made in France, totalement fiable, non-chimique, écologique, écoénergétique, sans additif et sans impact sur le vin est-elle refusée à des producteurs bio malgré une évidente compatibilité avec leur éthique agro-environnementale ? Pourquoi, dans le même temps, l’Europe autorise en bio un additif d’origine naturelle mais industrialisé (les mannoprotéines de levure) et se penche sérieusement sur une autorisation du Polyaspartate de potassium, autre additif issu de l’industrie pétrochimique ? L’Europe, pour l’heure, refuse d’ouvrir le dossier.

L’AVENIR DU VIN NE PEUT PAS ETRE CELUI DU « TOUJOURS PLUS D’ADDITIFS »

Maîtriser, limiter, réduire, supprimer, c’est l’esprit de l’agroécologie promue par les gouvernements, c’est la philosophie de l’agriculture biologique, de la biodynamie et de la Haute Valeur Environnementale. En apportant des solutions incontestables aux défis du changement climatique tout en respectant la philosophie des vins bio, la stabilisation tartrique éco-sélective apparaît comme un moyen pour la filière de montrer l’exemple d’une vinification plus sobre en eau, en énergie, en effluents… L’exemple d’une transition écoœnologique alliant responsabilité environnementale et maîtrise de la demande d’énergie.

 

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OENODIA GEMSTABLanceur de pétition
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Le problème

Les vignerons bio français et européens sont confrontés à une situation absurde : pour éviter de voir leurs vins refusés dans de nombreux pays à cause d’un risque de précipitation tartrique (dépôt naturel de cristaux de tartre), ils sont obligés d’utiliser des méthodes énergivores ou chimiques, peu compatibles avec leur éthique agro-environnementale. Pourquoi ? Parce que l’Europe leur interdit d’utiliser la stabilisation éco-sélective. Une pratique écologique, sobre en énergie et propre. A l’heure de la transition écologique, l’avenir du vin ne peut pas être celui du « toujours plus d’additifs » !

DES PETITS CRISTAUX QUI PEUVENT COÛTER TRÈS CHER

Le dépôt naturel de cristaux de tartre au fond de la bouteille est absolument sans conséquence pour la qualité du vin, mais il déplait aux consommateurs et empêche l’export dans de nombreux pays. Pour éviter l’apparition de ces cristaux, les producteurs bio français n’ont le choix aujourd’hui qu’entre mettre des additifs dans la cuve (acide métatartrique, hydrogénotartrate de potassium, mannoprotéines de levures…) ou utiliser un traitement consistant à maintenir le vin à la limite de la congélation (- 4°C) pendant une semaine environ… De la chimie ou de l’énergie, alors qu’une autre solution existe : la stabilisation éco-sélective.

LA STABILISATION ECO-SELECTIVE, UN PROCEDE ECOLOGIQUE

La stabilisation éco-sélective consiste à faire doucement glisser le vin le long de membranes alimentaires où un faible champ électrique capte les ions et les extrait du vin, empêchant définitivement la formation de cristaux de tartre. Cette technique est à la fois…

• écologique et écoresponsable : consommation d’eau minimale, un seul effluent, zéro additif.

• écoénergétique : faible consommation électrique (0,2 kWh/hecto).

• économe en vin (pas de perte de production) et en intervention sur le vin (pas de brassage mais un écoulement basse pression, 10 fois moins vite que pour la filtration tangentielle).

• sélective : le procédé de stabilisation n’enlève du vin que ce qui risque de le faire cristalliser, soit une partie des ions tartrate, potassium et calcium.

UNE INVENTION 100 % FRANÇAISE QUI S’EXPORTE DANS LE MONDE ENTIER

La stabilisation tartrique éco-selective a été brevetée dans les années 90 dans le cadre d’un partenariat R&D entre l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et la société Eurodia. Aujourd’hui, c’est Œnodia, la division œnologie d’Eurodia, qui développe cette technologie made in France. La stabilisation éco-selective s’exporte ainsi sur 25 pays, 250 caves ont été équipées et environ 1,2 milliards de bouteilles sont stabilisées chaque année grâce aux équipements installés dans les chais ou aux différentes prestations de service telles que celles proposées par son partenaire Gemstab basé dans le Gard et qui intervient dans la France entière, au Portugal et en Espagne.

CONCURRENCE INEQUITABLE POUR LES PRODUCTEURS DE VINS BIO EUROPEENS

Autorisée aux producteurs conventionnels partout dans le monde, ainsi qu’aux bio des États-Unis, la stabilisation éco-sélective reste interdite en Europe pour les vins bio. Un blocage préjudiciable pour les vignerons bio européens qui se retrouvent en situation de concurrence inéquitable face aux conventionnels de toute l’Europe et aux bios d’autres continents, qui eux ont accès à une solution de stabilisation tartrique à faible coût et sans défaut. Quant aux producteurs de vin en conversion bio, ils sont obligés d’abandonner l’éco-stabilisation sélective pour une solution moins efficace.

ADDITIFS VS PROCEDE ECOLOGIQUE ?

Pourquoi une pratique œnologique made in France, totalement fiable, non-chimique, écologique, écoénergétique, sans additif et sans impact sur le vin est-elle refusée à des producteurs bio malgré une évidente compatibilité avec leur éthique agro-environnementale ? Pourquoi, dans le même temps, l’Europe autorise en bio un additif d’origine naturelle mais industrialisé (les mannoprotéines de levure) et se penche sérieusement sur une autorisation du Polyaspartate de potassium, autre additif issu de l’industrie pétrochimique ? L’Europe, pour l’heure, refuse d’ouvrir le dossier.

L’AVENIR DU VIN NE PEUT PAS ETRE CELUI DU « TOUJOURS PLUS D’ADDITIFS »

Maîtriser, limiter, réduire, supprimer, c’est l’esprit de l’agroécologie promue par les gouvernements, c’est la philosophie de l’agriculture biologique, de la biodynamie et de la Haute Valeur Environnementale. En apportant des solutions incontestables aux défis du changement climatique tout en respectant la philosophie des vins bio, la stabilisation tartrique éco-sélective apparaît comme un moyen pour la filière de montrer l’exemple d’une vinification plus sobre en eau, en énergie, en effluents… L’exemple d’une transition écoœnologique alliant responsabilité environnementale et maîtrise de la demande d’énergie.

 

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