Le président sortant refuse de présenter ses excuses aux victimes de son message
Le 14 mai dernier, lors d’un débat public avec les personnels de l’UGA, la question reproduite ci-dessous a été posée au candidat sortant. Celui-ci a refusé de répondre, considérant que cela ne lui était pas possible du fait de l’existence d’une « enquête administrative » en cours. Interrogé sur la nature de cette enquête, il s’est muré dans le silence.
Le fondement de la démocratie, c’est le contrat de confiance qui lie les électeurs et leurs représentants. Cette confiance implique le respect d’un minimum de règles. Or, vous avez bafoué à plusieurs reprises des règles élémentaires, brisant cette confiance et donnant un exemple extrêmement dangereux. Nous faisons prononcer à nos jeunes docteurs un « serment d’intégrité scientifique ». Nous leur apprenons qu’à l’UGA, c’est une « tolérance zéro » envers toutes les formes de harcèlement, qui doivent être signalées aux instances compétentes. Mais nous leur expliquons également qu’il n’est pas admissible de mettre en cause publiquement un collègue en l’absence de décisions prises par ces instances. Or, vous leur avez donné l’exemple du contraire, en mettant en cause par votre message du 26 novembre un collègue sur la base d’allégations aussi vagues que graves. Vous avez exprimé vos « profonds regrets » pour ce message. Personne ici ne doute que vous regrettiez d’avoir envoyé ce message, qui vous a coûté votre poste de président de l’UGA, et qui a mis l’UGA en grande difficulté. Mais vous ne vous êtes jamais expliqué sur le fond, ce qui suscite des doutes sérieux sur votre conception de la déontologie. Que regrettez-vous exactement ? Aujourd’hui, êtes-vous prêt à reconnaître que vous avez manqué à la déontologie, et à présenter vos excuses à votre rival et aux 2 organisations syndicales injustement mises en cause ?