Endométriose : sexisme médical et défaut d'accès aux soins

0 a signé. Allez jusqu'à 15 000 !


En signant cette pétition, vous permettrez aux femmes souffrant d'endométriose de ne plus être victimes de sexisme médical et d'avoir enfin accès aux soins que leur maladie exige. L'objectif est que le Défenseur des droits se saisisse, afin de proposer des recommandations pour mettre fin à cette situation. 

L'endométriose touche une femmes sur dix, soit autant de malades que le diabète. Pourtant il n'existe aucun traitement car les recherches sont rares.

Les règles douloureuses sont le symptôme le plus courant de cette maladie et aussi la raison de son défaut de prise en charge. En effet, les règles restent un sujet tabou, même pour le personnel médical, qui accueille les patientes avec des clichés. Ils estiment qu'il est normal d'avoir mal pendant ses règles et les femmes ont la réputation de toujours se plaindre de maux de ventre. On les renvoie donc chez elles avec du Spasfon, en leur faisant remarquer qu'elles sont douillettes. Or la douleur est un symptôme, non une plainte.

En réalité, ces femmes sont loin d'être douillettes, puisqu'un médecin a mis en évidence qu'une crise d'endométriose cause autant de douleurs qu'une crise cardiaque. Ce sexisme médical entraîne une durée moyenne du diagnostic de sept ans. Au cours de ces années, la maladie fait son nid, ronge l'utérus et les organes autour. Elle peut par exemple monter jusqu'aux poumons et causer des embolies pulmonaires. Il s'agit de la première cause d'infertilité et il n'est pas rare qu'ayant été diagnostiquée trop tard des femmes soient contraintes de subir une hystérectomie (c'est-à-dire l'ablation de l'utérus), qui pour autant ne permet pas de guérir. En outre, cette maladie chronique non soignée précipite ces femmes dans la précarité, car souvent elles perdent leur emploi et doivent payer de nombreux frais médicaux, pour s'entendre dire que c'est dans leur tête.

Ainsi si le sexisme médical est une première discrimination, il en entraîne une seconde aux conséquences dramatiques : le défaut d'accès aux soins. C'est ainsi que j'ai adressé, il y a quelques mois, au Défenseur des droits un dossier d'une soixantaine de pages exposant la situation et toutes les discriminations qui en découlent ; appuyées par un raisonnement juridique et de la documentation. J'ai même obtenu le soutien du médecin et écrivain Martin Winckler, l'un des rares à dénoncer le sexisme médical. Malheureusement je n'ai reçu aucune réponse. C'est pourquoi je lance aujourd'hui cette pétition afin que le Défenseur des droits se saisisse enfin du problème. En effet, en vertu de l'article 4 de la loi organique du 29 mars 2011, le Défenseur des droits est chargé « […] 3° De lutter contre les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France ainsi que de promouvoir l'égalité ; […] ». Cette pétition vise donc à ce que le Défenseur des droits se saisisse de la question de l'inégalité de traitement des femmes par les personnel médical.

Cette pétition est soutenue par l'autrice de Ceci est mon sang, Elise Thiébaut; la blogueuse de Marie accouche là, Marie-Hélène Lahaye ; le blog Paye ton gynéco ; la blogueuse de Défi EndométriOse ; la blogueuse de Passion menstrues et l'auteur du Grand mystère des règles, Jack Parker ; la blogueuse d'Endo-fightclub ; les vlogueuses de Parlons peu, parlons cul ; Florence Dubech l'autrice du "Calvaire silencieux d'endogirls" et "Le calvaire silencieux d'endogirls: le combat"; Blandine Bulté, autrice d'Une endométrioVie; Delphine Lecastel, autrice d'Endogirl; Joséphine, blogueuse de Womensouls; Marie-Anne Mormina, autrice de La maladie taboue;

Retrouvez moi sur mon blog : http://endometriosemonamour.tumblr.com/ ; sur facebooktwitter ou instagram : @superendogirl

 



Endométriose mon amour compte sur vous aujourd'hui

Endométriose mon amour a besoin de votre aide pour sa pétition “Défenseur des droits: endométriose : sexisme médical et défaut d'accès aux soins”. Rejoignez Endométriose mon amour et 11 002 signataires.