En France, il existe une obligation de paiement d'une assurance pour les sages-femmes libérales. Pour celles pratiquant l'accouchement à domicile, le montant est prohibitif, ce qui les met dans l'impossibilité de le payer. Récemment, il leur a été signifié par l'Etat et l'ordre des sages femmes, qu'en exerçant ainsi et sans attestation d'assurance à présenter au 1er octobre, elles seront passibles de sanctions lourdes, telles que la radiation de l'ordre et ainsi l'interdiction d'exercer, avec la possibilité de sanctions pénales. La conséquence directe sera l'abandon de leur pratique des accouchements à domicile, privant ainsi les couples de leur droit de s'adresser au professionnel de santé de leur choix.

L'argument principal pour ces montants prohibitifs est la part de risque qui serait plus importante en cas d'accouchement hors de l'hôpital, argument pour lequel les chiffres démontrent qu'il n'en est rien. Des exemples comme les Pays-Bas ou l'Angleterre viennent conforter ces statistiques.

A l'instar de l'avortement qui a été une pratique illégale durant des années et qui a conduit les femmes à vivre cet acte dans des conditions désastreuses, nous irons vers des accouchements sans l'assistance d'un professionnel, à un refus des futures mères de bénéficier d'un suivi de grossesse, ce qui est proposé dans nos maternités ne correspondant plus à nos attentes et à court terme, nous nous dirigeons vers une plongée dans la clandestinité. Nous souhaitons une médicalisation juste, au plus proche de nos réels besoins et de ceux de nos bébés, qu'une seule et unique sage femme de notre choix puisse nous accompagner durant la grossesse, durant notre accouchement et les suites de couches, tout ceci dans l'intimité et la chaleur de notre foyer.

Comment peut-on, dans un pays démocratique comme le nôtre, priver les français de la liberté de choisir le lieu et le mode d'accueil de leurs enfants ?

Letter to
Au gouvernement français
L'Etat français