

Défendons le soin des enfants d'Aubervilliers : sauvons le CMPP et le SESSAD !
Le problème
Depuis 1969, le CMPP soigne les enfants d'Aubervilliers en souffrance psychique. Depuis 2006, le SESSAD accompagne les enfants en situation de handicap. Ces deux lieux de soin sont gérés par l'APETIS, une association dont la présidence est assurée par une élue de la municipalité.
Le 17 septembre 2026, la direction médicale a été supprimée. Le dernier médecin a démissionné le jour même.
Ce n'est pas un accident. C'est l'aboutissement de plusieurs mois de décisions imposées, d'alertes ignorées et de souffrance niée. Depuis février, les soignants alertent par écrit, sans aucune réponse. Ce ne sont pas des impressions. Ce sont des décisions datées, des courriers envoyés, des réponses jamais venues.
Pendant ce temps, les enfants paient le prix :
- 300 enfants de moins soignés au CMPP qu'en 2023 ;
- plus aucune inscription possible avant janvier 2027 ;
- au SESSAD, un soignant pour 7 enfants, contre un pour 3 en moyenne en France.
Au printemps, la nouvelle équipe municipale célébrait « la victoire des enfants d'Aubervilliers ». Six mois plus tard, le soin des enfants est démantelé. Une mairie qui ignore la parole des soignants et efface 57 ans d'histoire sans concertation avec les équipes est une mairie qui ignore les besoins des enfants et de leurs familles.
En un an, 11 soignants sont partis ou sont sur le départ. Médecins, psychologues, psychomotriciennes : un tiers de l'équipe. Six d'entre eux avaient plus de cinq ans d'ancienneté, trois plus de dix et deux dix-sept ans. On ne part pas après dix-sept ans parce qu'on n'aurait pas compris l'établissement. On part quand on n'est plus entendu.
Pendant des décennies, on quittait l'APETIS à la retraite. Ce qui a changé, ce ne sont pas les équipes. C'est la manière dont les décisions s'y prennent.
Chaque départ, c'est un enfant qui perd le soignant en qui il avait confiance et qui doit tout recommencer. Chaque place perdue, c'est une famille qui n'a plus où aller. Car on ne remplace pas un lien thérapeutique comme une case dans un organigramme.
Depuis toujours, à l'APETIS, le soin et la gestion avançaient ensemble, vers le même but : des soins de qualité. Les décisions qui engagent le soin se construisaient avec celles et ceux qui soignent. C'est cela, la démocratie institutionnelle. C'est cela qui a été supprimé.
Aujourd’hui, on veut bien écouter notre malaise. Mais on ne veut pas entendre ce qui le produit. Or accompagner la souffrance d'une équipe ne répare pas les décisions qui l'ont causée. Ce ne sont pas les soignants qu'il faut réparer : ce sont les décisions qu'il faut construire avec eux.
Nous connaissons nos patients, nous connaissons nos métiers. Sans notre parole, les décisions se prennent en déséquilibre — et ce sont les enfants qui en paient le prix. Pour traverser cette crise et travailler de concert, il n'y a pas d'autre voie.
Aubervilliers n'est pas un cas isolé. En France, le nombre de pédopsychiatres a chuté de 34 % en douze ans, et 33 800 enfants attendent un premier rendez-vous en CMPP. La santé mentale était la grande cause nationale de 2025. Et c'est dans l'un des territoires les plus précaires du pays que l'on démantèle un lieu de soin essentiel.
Monsieur le Maire, elle est où, la « victoire des enfants » ?
Nous exigeons :
- Le rétablissement de la démocratie institutionnelle : que les équipes soignantes participent à l'élaboration des décisions qui engagent le soin, et non à leur seule annonce.
- Le rétablissement immédiat d'une direction médicale, pour que le soin reste au cœur des décisions.
- Le recrutement sur tous les postes vacants, pour rouvrir les portes aux enfants.
- Une réponse écrite aux faits signalés depuis février par plusieurs alertes — aux faits, et non à notre « inquiétude ».
- La fin des pratiques managériales qui fragilisent la continuité des soins.
- La transparence de la mairie et du conseil d’administration sur des choix qui touchent directement les enfants.
Signez. Partagez. Pour les enfants, pour leurs familles, pour ceux qui les soignent.
Les soignants du CMPP et du SESSAD d'Aubervilliers
Sources : Livre blanc du Collectif ASAP, 2026 (données nationales).

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Le problème
Depuis 1969, le CMPP soigne les enfants d'Aubervilliers en souffrance psychique. Depuis 2006, le SESSAD accompagne les enfants en situation de handicap. Ces deux lieux de soin sont gérés par l'APETIS, une association dont la présidence est assurée par une élue de la municipalité.
Le 17 septembre 2026, la direction médicale a été supprimée. Le dernier médecin a démissionné le jour même.
Ce n'est pas un accident. C'est l'aboutissement de plusieurs mois de décisions imposées, d'alertes ignorées et de souffrance niée. Depuis février, les soignants alertent par écrit, sans aucune réponse. Ce ne sont pas des impressions. Ce sont des décisions datées, des courriers envoyés, des réponses jamais venues.
Pendant ce temps, les enfants paient le prix :
- 300 enfants de moins soignés au CMPP qu'en 2023 ;
- plus aucune inscription possible avant janvier 2027 ;
- au SESSAD, un soignant pour 7 enfants, contre un pour 3 en moyenne en France.
Au printemps, la nouvelle équipe municipale célébrait « la victoire des enfants d'Aubervilliers ». Six mois plus tard, le soin des enfants est démantelé. Une mairie qui ignore la parole des soignants et efface 57 ans d'histoire sans concertation avec les équipes est une mairie qui ignore les besoins des enfants et de leurs familles.
En un an, 11 soignants sont partis ou sont sur le départ. Médecins, psychologues, psychomotriciennes : un tiers de l'équipe. Six d'entre eux avaient plus de cinq ans d'ancienneté, trois plus de dix et deux dix-sept ans. On ne part pas après dix-sept ans parce qu'on n'aurait pas compris l'établissement. On part quand on n'est plus entendu.
Pendant des décennies, on quittait l'APETIS à la retraite. Ce qui a changé, ce ne sont pas les équipes. C'est la manière dont les décisions s'y prennent.
Chaque départ, c'est un enfant qui perd le soignant en qui il avait confiance et qui doit tout recommencer. Chaque place perdue, c'est une famille qui n'a plus où aller. Car on ne remplace pas un lien thérapeutique comme une case dans un organigramme.
Depuis toujours, à l'APETIS, le soin et la gestion avançaient ensemble, vers le même but : des soins de qualité. Les décisions qui engagent le soin se construisaient avec celles et ceux qui soignent. C'est cela, la démocratie institutionnelle. C'est cela qui a été supprimé.
Aujourd’hui, on veut bien écouter notre malaise. Mais on ne veut pas entendre ce qui le produit. Or accompagner la souffrance d'une équipe ne répare pas les décisions qui l'ont causée. Ce ne sont pas les soignants qu'il faut réparer : ce sont les décisions qu'il faut construire avec eux.
Nous connaissons nos patients, nous connaissons nos métiers. Sans notre parole, les décisions se prennent en déséquilibre — et ce sont les enfants qui en paient le prix. Pour traverser cette crise et travailler de concert, il n'y a pas d'autre voie.
Aubervilliers n'est pas un cas isolé. En France, le nombre de pédopsychiatres a chuté de 34 % en douze ans, et 33 800 enfants attendent un premier rendez-vous en CMPP. La santé mentale était la grande cause nationale de 2025. Et c'est dans l'un des territoires les plus précaires du pays que l'on démantèle un lieu de soin essentiel.
Monsieur le Maire, elle est où, la « victoire des enfants » ?
Nous exigeons :
- Le rétablissement de la démocratie institutionnelle : que les équipes soignantes participent à l'élaboration des décisions qui engagent le soin, et non à leur seule annonce.
- Le rétablissement immédiat d'une direction médicale, pour que le soin reste au cœur des décisions.
- Le recrutement sur tous les postes vacants, pour rouvrir les portes aux enfants.
- Une réponse écrite aux faits signalés depuis février par plusieurs alertes — aux faits, et non à notre « inquiétude ».
- La fin des pratiques managériales qui fragilisent la continuité des soins.
- La transparence de la mairie et du conseil d’administration sur des choix qui touchent directement les enfants.
Signez. Partagez. Pour les enfants, pour leurs familles, pour ceux qui les soignent.
Les soignants du CMPP et du SESSAD d'Aubervilliers
Sources : Livre blanc du Collectif ASAP, 2026 (données nationales).

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Pétition lancée le 28 septembre 2026