Défendons la cascade de Vegay, face aux captages qui pillent son eau

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Le problème

Amies et amis de l’eau,

La cascade du Végay est en danger. Ce site classé, refuge d’une biodiversité unique, s’assèche. Victime de périodes de stress hydriques intenses et répétées, et de prélèvements d’eau excessifs à ses sources, sa survie est menacée. 

Depuis des années, témoins de sa lente agonie, nous alertons les autorités pour obtenir qu’un débit réglementaire suffisant soit fixé pour conserver la vie dans ce milieu aquatique unique. Et alors qu’une étude hydrogéologique a établi que la cascade et son vallon ont besoin d’un minimum de 35 litres d’eau par seconde pour survivre, la préfecture des Alpes Maritimes a décidé de ne lui en accorder que … 10,5.  Alors que plus d’un million de litres d’eau, soit en moyenne 50% des volumes d’eau prélevés par les ouvrages de captage, sont gaspillés chaque année dans un réseau de distribution vétuste, c’est à notre cascade qu’on choisit de couper le robinet.  

Nous refusons cette situation. 

Le Vegay n’est pas qu’un décor de carte postale et encore moins une simple réserve d’eau à la seule disposition du genre humain. C’est une communauté vivante, un écosystème fragile qui relie l’Estéron au littoral azuréen, indispensable au maintien des vies humaines et à celles des autres vivants. 

Nous ne voulons pas opposer le prélèvement d’eau potable au maintien de la cascade. Nous voulons une gestion juste et cohérente de l’eau, qui respecte les droits fondamentaux du vivant. 

Le droit à l'eau, le droit à la santé et le droit à la dignité ne peuvent pas être réservés aux seuls êtres humains. Ils constituent les conditions essentielles de toute existence et doivent être garantis à tous les vivants. Car il ne peut y avoir de vie digne dans un milieu dégradé.

  Protéger le Vegay, c’est protéger notre avenir.

Face aux bouleversements climatiques, la solidarité ne peut plus s'arrêter aux seuls intérêts humains, ni à la seule solidarité entre l'amont et l'aval. Elle doit désormais unir tous les êtres vivants qui partagent une même eau, un même territoire et un même destin.


Nous appelons Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes à garantir un débit biologique minimal de 35 litres par seconde, conformément aux conclusions de l'étude hydrogéologique, afin de préserver les droits de la cascade du Végay.

  Face à la crise de l’eau, nous avons une responsabilité collective : changer notre rapport au vivant, pour qu’il ne soit plus fondé sur l’exploitation mais sur le respect et la réciprocité.

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Rejoignez les Veilleuses et les Veilleurs du Végay. Ensemble, faisons entendre la voix de la cascade.

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