ENSEMBLE POUR LA PROTECTION DE ZERROUKA 1 ET ZONES HUMIDES DU PARC NATIONAL D'IFRANE

ENSEMBLE POUR LA PROTECTION DE ZERROUKA 1 ET ZONES HUMIDES DU PARC NATIONAL D'IFRANE

727 ont signé. Prochain objectif : 1 000 !
Lancée le
Adressée à
Décideurs locaux - Regionaux et Nationaux et

L'importance de cette pétition

Lancée par DRIHEM MOHAMMED

     Mercredi 2 février 2022, marque la première année où la Journée mondiale des zones humides est célébrée comme une journée internationale des Nations Unies, suite à la décision de l’Assemblée générale, du 30 août 2021.

     Cette Journée internationale est célébrée par les Nations Unies en cette année de 2022 sous le thème, « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature » qui souligne qu’il est impératif d’agir afin de garantir la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides pour la santé de l’humanité et de la planète.

     Si les Nations unies estiment que 35 % des zones humides ont disparu depuis 1970 alors qu'elles présentent de nombreux bénéfices méconnus, comme l'atténuation des catastrophes, la séquestration du carbone et la santé humaine, ces Zones humides au niveau du Moyen Atlas Marocain en général et du Parc National d’Ifrane en particulier ne cessent de disparaitre l’une après l’autre ces dernières années et de voir plus d’une autre gravement asséchées à moitié pour ne pas dire totalement  à l’exemple de Dayet Hachlaf et Dayet Aoua disparues et de Dayet Ifrah et Lac Afenourir asséchés à moitié presque ces deniers jours.

       Ces zones disparaissent hélas trois fois plus vite que les forêts et les plantes, les espèces et les animaux qui dépendent des zones humides sont menacés d’extinction et le bien-être humain avec les moyens de subsistance et la santé de la planète sont menacés.

       Selon les spécialistes, les facteurs responsables de la disparition et de la dégradation des zones humides sont divers et variés à commencer par l’assèchement et le remblaiement, la surexploitation des ressources en eau, la Pollution et le changement climatique.

     La disparition des zones humides précise-t-on, affecte aussi bien les populations que la planète. Elles sont notre seule source d’approvisionnement en eau douce. Ces véritables « reins de la Terre », que sont les zones humides présentent un sol riche en limon et une abondance de plantes qui filtrent les toxines dangereuses, les pesticides agricoles et les déchets industriels, nous procurant ainsi de l’eau potable.

      Selon le rapport ONU-Eau de 2018, les zones humides constituent des solutions fondées sur la nature qui peuvent contribuer à améliorer la qualité de l’eau.

     Aussi précise-t-on, les zones humides favorisent le bien-être humain grâce aux possibilités de loisirs qu’elles offrent, à leur patrimoine culturel et à leurs bienfaits en termes de santé mentale découlant de l’interaction avec la nature.

      Elles forment des boucliers naturels et nous aident à faire face au changement climatique et à ses effets. Elles protègent les 60% de l'humanité qui vivent le long des côtes contre les ondes de tempête, les ouragans et les tsunamis.

      Chaque demi-hectare de zones humides intérieures absorbe jusqu’à 6 millions de litres d’eaux de crue, ce qui réduit les inondations tout en atténuant et retardant l’apparition de sécheresses.

     Trois mesures s’imposent pour inverser le déclin des zones humides à commencer par VALORISER la multitude des avantages et des solutions fondées sur la nature qu’elles offrent, les GÉRER de manière rationnelle et les utiliser de manière durable pour en préserver la santé et en assurer la conservation et les RESTAURER pour faire renaître la richesse de la biodiversité et de la vie qu’elles abritent.

      Dans ce sens, l’Association des Amis du Val d’Ifrane pour la protection de l’environnement et l’écotourisme invite les décideurs aussi bien locaux que provinciaux, régionaux et nationaux ainsi que les acteurs et actrices de la société civile à une meilleure mobilisation pour faire face aux graves menaces qui pèsent sur les zones humides du parc national d’Ifrane et du Moyen Atlas marocain en général et sur la zone Humide de Zerrouka I relevant du Site Ramsar d’Oued Tizguite à Ifrane en particulier.  

        Ce plan d’eau Zerrouka I considéré comme étant l’une des dernières zones humides au moyen Atlas et source d’alimentation de la Ville d’Ifrane en eau potable, risque de disparaitre lui aussi malheureusement par assèchement à l’instar de plusieurs lacs et dayas comme Dayt Aoua, Dayt Hachlaf, Dayt Ifrah et le lac d’aguelmam Azegza qui est en cours d’assèchement aussi, et cela n’est pas à  cause seulement du manque de précipitations, mais aussi à cause de l’activité agricole (culture de pommiers entres Hydrovores) qui s’est développée d’une manière exponentielle ces dernières années, et qui a un impact négatif sur la nappe phréatique. Ces assèchements nous donnent un signal d’alarme pour que les responsables repensent la politique de la gestion d’eau avant qu’il ne soit trop tard.

      Aussi, au niveau de ce dernier joyau de la ville d’Ifrane où il serait intéressant de revoir la gestion du site pour le préserver et protéger les oiseaux qui y vivent. Il nous a été donné d’observer des incivilités qui se multiplient et un manquement aux règles du comportement en société des gens avec leurs Pique niques organisés très proches du plan d’eau, leurs enfants qui nourrissent les Foulques et dérangent les oiseaux par le lancer de pierres et l’abandon des déchets plastiques, des détritus entre autres polluants au bord du lac et à même dans les eaux du lac.

     Dans cette optique, nous invitons les responsables locaux, provinciaux et régionaux à entreprendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre ces anomalies qui nuisent à la bonne gestion durable non seulement du Site de Zerrouka I mais aussi et surtout, à tous les sites avoisinants tels que les sites des plans d’eau de Zerrouka II, plan d’eau Ma Ali et palan d’eau Ain Marsa et qui menacent aussi bien la vie humaine qu’animale dans ces sites et tout au autour des sources qui les alimentent. Dans ce sens, nous proposons :

·       La fermeture des puits et forages réalisés surtout en amont de la source Zerrouka notamment au niveau des zones d’Afekfak et tiyadrine et en aval de la source au niveau d’Adrhar vers Imouzzer Kander notamment au en amont de Ain Khadra (Asséchée), de Ain Ma Ali et de Ain Marsa et où la culture de pommiers bat son plein et ne cessent de se développer ces dernières années et où des forages et des puits poussent chaque jour davantage comme des champignons sous les yeux des responsables sensés de protéger ces sites et surtout les plans d’eau Zerrouka I et II et le plan d’eau de Ma Ali .

·       Interdire l’accès des voitures et de tout engins motorisés dans le Site de Zerrouka I pour limiter la pollution sonore qu’ils créent et qui dérange la vie sauvage au niveau du lac.

·       Interdire tout pique-nique aux bords du plan d’eau de Zerrouka I et pénaliser tout visiteurs polluant le site.

 

 

 

 

727 ont signé. Prochain objectif : 1 000 !