CRI DU CŒUR – Fermeture, offre de service et survie de l’éducation des adultes!

CRI DU CŒUR – Fermeture, offre de service et survie de l’éducation des adultes!

Signataires récents:
Johanne PAGÉ et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous, étudiants, enseignants, personnel de soutien et citoyens des Laurentides, demandons l'arrêt immédiat des coupes budgétaires dans le secteur de l'éducation des adultes.

 

lettre envoyée a la députée, la ministre de l'éducation, plusieurs journaliste.

 

La situation actuelle au sein du secteur de l’éducation des adultes est particulièrement préoccupante. L'annonce récente de la fermeture du centre de Mont-Tremblant a provoqué une véritable onde de choc dans notre milieu scolaire. Pour justifier ces compressions, on nous répète constamment que les budgets manquent. Pourtant, l’offre de services destinée aux adultes subit déjà d'importantes réductions. La rareté des cours optionnels menant aux crédits ministériels est aujourd'hui critique. À l'heure actuelle, nos enseignants sont submergés de travail. En plus de leur mission pédagogique, ils agissent quotidiennement comme intervenants et piliers moraux pour de nombreux élèves. Les données statistiques du Québec rappellent pourtant que l'enseignant est l'un des piliers majeurs de la persévérance scolaire : pas moins de 37 % des étudiants confirment que leur professeur est la personne clé ayant une influence positive sur leur motivation et leur parcours. Malheureusement, le développement d'un tel lien de confiance de proximité ne sera désormais plus possible avec les coupes budgétaires actuelles. 

 

À la suite de la fermeture du centre de Mont-Tremblant, la direction soutient que centraliser les services sur deux sites plutôt que trois optimisera l'efficacité. On nous promet que le Centre d'éducation des adultes CIME des Laurentides pourra ainsi bonifier son offre de services. Pourtant, le secteur des adultes dans les Laurentides tout secteur confondu, compte déjà plus de 1 000 étudiants, et de nombreuses personnes se trouvent actuellement sur des listes d'attente pour pouvoir y entrer. Comment peut-on parler d'amélioration lorsque le nombre de professeurs diminue alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter ? Je sais exactement ce que signifie cette surcharge : j'ai moi-même vécu l'attente pendant trois périodes complètes avant d'obtenir une réponse d'un enseignant de mathématiques qui, dès 9 h 01, avait déjà quinze noms inscrits au tableau. Face à une telle réalité, comment sera-t-il possible d'offrir un service aux élèves qui soit réellement efficace et humain ? 

 

Mon point de vue s'appuie sur une réalité concrète. À 36 ans, mère monoparentale, j’ai choisi de retourner aux études pour m’accomplir pleinement en tant qu’être humain et exercer un métier dans le domaine social. La majorité de mes collègues de classe sont plus jeunes que moi. L’école des adultes représente la bouée de sauvetage du secteur jeune. Face à un taux de décrochage scolaire qui atteint 16,9 %, c'est notre secteur qui prend le relais pour récupérer ces étudiants et leur offrir le soutien nécessaire à l’obtention de leur diplôme d’études secondaires. Malheureusement, ces compressions et ces resserrements administratifs nous coupent cruellement l’herbe sous le pied. En plus des enseignants, le rôle du personnel de soutien, notamment les agents de service, est indispensable. Ce sont eux qui assurent le suivi des élèves encadrés par Emploi-Québec. Réduire ce personnel de moitié est épouvantable pour ces étudiants aux besoins particuliers. Ces agents subissent déjà une surcharge de travail monumentale et les amener au point de rupture met directement en péril la réussite des élèves. 

 

Je vis cette réalité de l'intérieur, au quotidien, au sein des classes et de cette communauté de jeunes. Je peux vous affirmer avec certitude que ces personnes méritent pleinement d'être soutenues, écoutées et épaulées tout au long de leur cheminement scolaire.

 

Aujourd’hui, je ne prends pas la parole uniquement pour mon propre parcours. Je m'exprime au nom de tous mes collègues étudiants qui luttent pour leur avenir, et au nom de nos formidables professeurs que nous perdrons l’an prochain à cause de ces choix budgétaires. Le secteur des adultes ne devrait pas être traité comme une simple ligne de calcul comptable, mais comme un investissement humain indispensable pour notre région.

Pour résoudre cette crise, il est impératif de rompre avec la logique des fermetures et de mettre en action un plan d'urgence structuré autour de trois axes :

  • Un moratoire immédiat: sur la fermeture du centre de Mont-Tremblant afin de réévaluer les besoins réels du milieu.
  • Le refinancement ciblé: des postes d'enseignants pour désengorger les classes et garantir le maintien du lien pédagogique de proximité.
  • La création d'une table de concertation d'urgence: réunissant la direction du Centre de services scolaire, le personnel enseignant et des représentants des étudiants pour rebâtir une offre de services adéquate.

Alimenter le décrochage par des coupes administratives coûtera toujours plus cher à notre société que d'investir dans la réussite de ceux qui ont le courage de retourner aux études. Permettrez-vous à ces étudiants d'obtenir leur diplôme, ou choisirez-vous de fermer la porte à leur avenir ?

 

Nous attendons des actes concrets.

 

 

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Kim GAGNONLanceur de pétition

2 869

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Johanne PAGÉ et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous, étudiants, enseignants, personnel de soutien et citoyens des Laurentides, demandons l'arrêt immédiat des coupes budgétaires dans le secteur de l'éducation des adultes.

 

lettre envoyée a la députée, la ministre de l'éducation, plusieurs journaliste.

 

La situation actuelle au sein du secteur de l’éducation des adultes est particulièrement préoccupante. L'annonce récente de la fermeture du centre de Mont-Tremblant a provoqué une véritable onde de choc dans notre milieu scolaire. Pour justifier ces compressions, on nous répète constamment que les budgets manquent. Pourtant, l’offre de services destinée aux adultes subit déjà d'importantes réductions. La rareté des cours optionnels menant aux crédits ministériels est aujourd'hui critique. À l'heure actuelle, nos enseignants sont submergés de travail. En plus de leur mission pédagogique, ils agissent quotidiennement comme intervenants et piliers moraux pour de nombreux élèves. Les données statistiques du Québec rappellent pourtant que l'enseignant est l'un des piliers majeurs de la persévérance scolaire : pas moins de 37 % des étudiants confirment que leur professeur est la personne clé ayant une influence positive sur leur motivation et leur parcours. Malheureusement, le développement d'un tel lien de confiance de proximité ne sera désormais plus possible avec les coupes budgétaires actuelles. 

 

À la suite de la fermeture du centre de Mont-Tremblant, la direction soutient que centraliser les services sur deux sites plutôt que trois optimisera l'efficacité. On nous promet que le Centre d'éducation des adultes CIME des Laurentides pourra ainsi bonifier son offre de services. Pourtant, le secteur des adultes dans les Laurentides tout secteur confondu, compte déjà plus de 1 000 étudiants, et de nombreuses personnes se trouvent actuellement sur des listes d'attente pour pouvoir y entrer. Comment peut-on parler d'amélioration lorsque le nombre de professeurs diminue alors que le nombre d'élèves ne cesse d'augmenter ? Je sais exactement ce que signifie cette surcharge : j'ai moi-même vécu l'attente pendant trois périodes complètes avant d'obtenir une réponse d'un enseignant de mathématiques qui, dès 9 h 01, avait déjà quinze noms inscrits au tableau. Face à une telle réalité, comment sera-t-il possible d'offrir un service aux élèves qui soit réellement efficace et humain ? 

 

Mon point de vue s'appuie sur une réalité concrète. À 36 ans, mère monoparentale, j’ai choisi de retourner aux études pour m’accomplir pleinement en tant qu’être humain et exercer un métier dans le domaine social. La majorité de mes collègues de classe sont plus jeunes que moi. L’école des adultes représente la bouée de sauvetage du secteur jeune. Face à un taux de décrochage scolaire qui atteint 16,9 %, c'est notre secteur qui prend le relais pour récupérer ces étudiants et leur offrir le soutien nécessaire à l’obtention de leur diplôme d’études secondaires. Malheureusement, ces compressions et ces resserrements administratifs nous coupent cruellement l’herbe sous le pied. En plus des enseignants, le rôle du personnel de soutien, notamment les agents de service, est indispensable. Ce sont eux qui assurent le suivi des élèves encadrés par Emploi-Québec. Réduire ce personnel de moitié est épouvantable pour ces étudiants aux besoins particuliers. Ces agents subissent déjà une surcharge de travail monumentale et les amener au point de rupture met directement en péril la réussite des élèves. 

 

Je vis cette réalité de l'intérieur, au quotidien, au sein des classes et de cette communauté de jeunes. Je peux vous affirmer avec certitude que ces personnes méritent pleinement d'être soutenues, écoutées et épaulées tout au long de leur cheminement scolaire.

 

Aujourd’hui, je ne prends pas la parole uniquement pour mon propre parcours. Je m'exprime au nom de tous mes collègues étudiants qui luttent pour leur avenir, et au nom de nos formidables professeurs que nous perdrons l’an prochain à cause de ces choix budgétaires. Le secteur des adultes ne devrait pas être traité comme une simple ligne de calcul comptable, mais comme un investissement humain indispensable pour notre région.

Pour résoudre cette crise, il est impératif de rompre avec la logique des fermetures et de mettre en action un plan d'urgence structuré autour de trois axes :

  • Un moratoire immédiat: sur la fermeture du centre de Mont-Tremblant afin de réévaluer les besoins réels du milieu.
  • Le refinancement ciblé: des postes d'enseignants pour désengorger les classes et garantir le maintien du lien pédagogique de proximité.
  • La création d'une table de concertation d'urgence: réunissant la direction du Centre de services scolaire, le personnel enseignant et des représentants des étudiants pour rebâtir une offre de services adéquate.

Alimenter le décrochage par des coupes administratives coûtera toujours plus cher à notre société que d'investir dans la réussite de ceux qui ont le courage de retourner aux études. Permettrez-vous à ces étudiants d'obtenir leur diplôme, ou choisirez-vous de fermer la porte à leur avenir ?

 

Nous attendons des actes concrets.

 

 

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Kim GAGNONLanceur de pétition

Les décisionnaires

Mme France-Élaine Durenceau
Mme France-Élaine Durenceau
Députée de Bertrand
Mme Chantale Jeannotte
Mme Chantale Jeannotte
Député de Labelle
Mme Sonia lebel
Mme Sonia lebel
Ministre de l'éducation

Voix de signataires

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