
Nous avons réussi à maintenir la chirurgie hépatique à Mondor ! Son avenir, celui du groupement hospitalo-universitaire dépendra de notre mobilisation !
OU EN SOMMES-NOUS A MONDOR ?
Depuis notre rassemblement du 21 juin dernier, la fuite de praticiens exerçant la greffe hépatique dans le service de chirurgie hépatique est devenue telle que les malades ont du être transférés vers Paul Brousse. Pour la Coordination de Vigilance de l’hôpital Henri Mondor, il allait de soi que, l’intérêt des malades primant sur notre volonté de maintenir cette activité dans l’Hôpital, il fallait se résoudre à une telle évolution.
Pour autant, la situation est loin d’être réglée faute de moyens.
La fusion des listes d’attente des deux hôpitaux n’a pas encore fait l’objet d’un travail avec l’agence de bio-médecine, laissant craindre une inégalité d’accès des patients en attente de greffe.
La mobilisation des syndicats, des élu-e-s territoriaux et parlementaires, des personnels médicaux et non-médicaux, des usagers a permis, à ce jour, d’empêcher la remise en cause du service de chirurgie hépatique que voulait la Direction générale de l’AP-HP. Une nouvelle équipe se reconstruit avec de nouveaux recrutements et les personnels toujours en place. Reste l’exigence d’une élaboration en commun d’un protocole d’organisation entre les services d’hépatobiliaire de Paul Brousse et d’Henri Mondor dans une Fédération de Transplantation Hépatique.
Mais il est hors de question que ce transfert de patients, choix d’une gouvernance médicale et administrative au passée déplorable, se fasse au détriment du Groupement Hospitalo-Universitaire.
C’est pourquoi, nous invitons, toutes celles et tous ceux qui ont participé à notre combat commun, à rester mobilisé et à veiller à ce que la cinquantaine de médecins, chirurgiens, personnels paramédicaux ne quittent pas le GHU Henri Mondor, et que les personnels en cours de recrutement puissent redonner vie à un service à la hauteur des besoins.
Ensemble, opposons-nous aux coupes budgétaires imposées à Henri Mondor de 100.000 € en 2018, et 400.000 € en 2019. Elles sont le résultat de la politique de tarification à l’activité des hôpitaux (T2A) et des premiers effets dominos, que nous redoutions : celle d’une perte sèche financière causée par l’arrêt des actes de greffes non exécutés à Mondor.
Pas question de laisser faire cette remise en cause du GHU Henri Mondor / Albert Chenevier, car ce serait le projet d’établissement comme l’avenir de la faculté de médecine et de l’Université qui serait menacé.
Comme pour la chirurgie cardiaque, où nous fûmes victorieux au bout de 18 mois de lutte, nous allons poursuivre et intensifier nos actions, en demandant à être reçus par la nouvelle Gouvernance Administrative et Médicale du GHU, le nouveau Président de l’Université, le nouveau Doyen de la Faculté de médecine ainsi que le nouveau Directeur Général de l’Agence Régionale Santé d’Île de France.
PLAN SANTÉ 2022, RESTRUCTURATION AVEC LE PROJET DE « NOUVELLE AP-HP »... QUEL AVENIR POUR LE GHU MONDOR, SA FACULTÉ ET L’UNIVERSITÉ ?
Avec l’annonce de la « Nouvelle AP-HP », il est clair (comme nous nous en doutions depuis le début) qu’il ne s’agit pas d’un simple transfert de patients mais bien d’une volonté affichée de restructurer les GHU (Groupement Hospitalier Universitaire) et les GHT (Groupement Hospitalier de Territoire) d’Ile de France.
Dans le même temps, le Président et la Ministre de la santé viennent de rendre public un Plan Santé pour 2022 qui rend plus que jamais nécessaire, la table ronde sur l’avenir du GHU Henri Mondor, pour faire la clarté sur les objectifs poursuivis par les instances ministérielles.
En attendant, nous voulons faire un état des lieux en étant reçus par les nouvelles Gouvernances de l’Hôpital tant administrative que médicale, mais aussi par les nouvelles Directions de l’Université Paris Est Créteil et de l’agence régionale santé d’Ile de France.
Nous voulons leur faire part de notre projet concernant l’attractivité de la chirurgie hépatobiliaire, au niveau hospitalo-universitaire. Le maintien de chirurgiens hépatobiliaires est stratégique pour le développement des projets médicaux du site, notamment en hépatologie, oncologie et traumatologie. Les enjeux majeurs pour les autres spécialités et disciplines impliquées autour de la chirurgie du foie exigent le maintien de l’activité chirurgicale et de résection hépatique sur le site, qui requiert un renfort de la chirurgie hépatobiliaire.
Nous voulons nous assurer que le projet du CHU Henri Mondor, de poursuivre et d’amplifier les travaux entrepris, depuis 2010, pour le développement des transplantations multi-organes du site (rein, foie, cœur, cellules souches hématopoïétiques) soit conçu au moment où le CHU procède à des investissements importants dans une structure dite R.B.I. (Réanimation, Blocs, Chirurgie Interventionnelle) parmi les plus modernes de l’AP-HP dont les travaux ont démarré.
CENTRES DE LOISIRS, DU MIEUX POUR LES PERSONNELS
Suite au courrier signé par plus de 700 parents, l’intersyndicale SUD-CGT-CFDT-FO a été reçue, début septembre par la nouvelle directrice du GHU Henri Mondor.
A l’issue de cette rencontre, un moratoire sur la réforme du centre de loisirs a été prononcé et plusieurs annonces ont été faites par la Direction, donnant satisfaction sur :
- les 15 dossiers complémentaires qui passent immédiatement sur liste principale,
- une priorisation des parents en horaires variables, des parents isolés ou ayant un petit salaire,
- la réévaluation des besoins et une reconstitution de l’équipe d’animation devrait permettre d’inscrire 150 à 200 enfants.
Bien que ces réponses ne répondent pas à l’ensemble de ses exigences, l’intersyndicale a été satisfaite de ces premières annonces. Elle reste bien évidemment vigilante sur leur application, dans la mesure où elles sont suspendues aux conclusions des instances centrales sur la politique sociale de l’AP-HP.
ANESTHÉSISTES ?
Faute d’un nombre suffisant de médecins anesthésistes présents à l’hôpital Henri Mondor, à plusieurs reprises, des interventions chirurgicales ont du être reportées.
Il manque actuellement 13 médecins anesthésistes réanimateurs, sur un effectif de 60, auquel s’ajoute le départ prochain de Mondor de 8 anesthésistes et 3 futurs retraités. C’est la première fois qu’une telle situation se produit à l’hôpital Mondor.
Une situation qui pointe le manque d’anticipation de l’équipe médicale et administrative sortante, et sur laquelle nous demanderons des assurances à la nouvelle équipe en place depuis septembre !