

Coopérons pour mieux habiter ensemble la ville de demain


Coopérons pour mieux habiter ensemble la ville de demain
Le problème
Comment habiterons-nous le monde demain ?
Nous n’en savons rien, l’histoire est en train de s’écrire. Ce que nous savons en revanche c’est que nos villes du 21ème siècle ne ressembleront pas à celles du 20ème siècle - nous refermons un chapitre de notre histoire qui, au nom de l’efficacité, a voulu segmenter nos villes, avec le quartier où l’on habite, celui où l’on travaille, celui où l’on consomme...En séparant les fonctions, nous avons aussi doucement séparé les populations et créé (bien involontairement) des déséquilibres entre des centralités prospères et des franges marginalisées. Le territoire lui aussi s’est découpé, déchiré, entre des métropoles triomphantes et des villes moyennes en souffrance. Les relations entre les acteurs se sont distendues, parfois empreintes de défiance entre le monde public et le secteur privé. Bref, nos villes n’ont pas été les facteurs d’inclusion qu’elles devraient être.
Et maintenant ? Si nous ne savons rien de la ville du 21ème siècle, nous savons pourtant déjà l’essentiel : elle sera plus mêlée, plus ouverte, plus partagée, plus équilibrée… elle sera plus diverse - les populations s’y croiseront de tous âges, de toutes conditions sociales, de toutes origines, de tous métiers. Elle réaffirmera sa fonction éternelle, créer l’unité dans la diversité. Les rencontres font la ville comme la ville fait les rencontres. Or il n’y a de véritable rencontre qu’avec celui qui ne nous ressemble pas.
Et pour que cette ville partagée advienne, nous avons besoin… osons le mot… de COOPÉRER ! Le mot paraît désuet dans un monde où triomphent la confrontation et le rapport de force. Mais l’histoire nous apprend que quand les empires veulent la guerre, les villes savent faire la paix. Parce qu’elles vivent des échanges. Une ville, c’est un battement, un rythme, une pulsation. L’échange apprend le compromis, il apprend l’équilibre, il apprend à aligner les intérêts plutôt que d’imposer les siens.
Cette coopération doit désormais prendre des formes nouvelles et concrètes. À notre modeste échelle, nous, acteurs du monde public, de la sphère privée et de la société civile, nous affirmons que nous pouvons bâtir ensemble une ville faite pour tous et soutenable pour notre planète. Cette ville, elle devra aussi être belle - la laideur n’est pas une option.
Ceci n’est pas un rêve, c’est une méthode. Et cette méthode a un nom : actions collectives. Les actions collectives, ce sont des initiatives à fort impact social ou environnemental, portées par une coalition d’acteurs publics et privés, qui ne demandent aucun changement législatif. Elles demandent simplement qu’on s’y mette, et qu’on s’y mette ensemble, sans arrière-pensées ou préjugés, en connectant le cerveau gauche et le cerveau droit, et en décidant de se faire mutuellement confiance. En un mot : de coopérer.
Après avoir porté plus de 20 actions collectives depuis 2022 au sein de l’Université de la Ville de Demain, nous avons désormais suffisamment de certitudes pour dire que :
Aujourd’hui, nous pouvons mieux partager les espaces sous-utilisés en ville (bureaux, écoles, bâtiments publics) grâce à une meilleure intensité d’usage.
Aujourd’hui, nous pouvons chauffer et rafraîchir nos villes sans carbone en massifiant la géothermie et en partageant l’énergie entre les bâtiments.
Aujourd’hui, nous pouvons construire plus vite et en émettant moins de carbone en utilisant globalement moins de matériaux, en développant l'usage de matériaux biosourcés, recyclés ou réemployés et en dopant la construction hors site.
Aujourd’hui, nous pouvons concevoir une ville plus belle, où l’art et la culture colonisent l’espace public pour se mettre à portée de tous.
Aujourd’hui, nous pouvons rénover les 400 000 logements vides et les mettre en location au service des travailleurs de première ligne.
Aujourd’hui, nous pouvons mobiliser l’épargne des Français pour permettre au plus grand nombre de se loger dans des conditions dignes.
Aujourd’hui, nous pouvons végétaliser massivement nos villes en soutenant les acteurs privés à arborer leurs parcelles sans se limiter à l’espace public.
Aujourd’hui, nous pouvons créer des logements adaptés et abordables pour les familles monoparentales au moment des opérations.
C’est ici et maintenant que le « nous », que nous aimons tant, doit se transformer en « je » pour dire devant tous : JE SIGNE !
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Le problème
Comment habiterons-nous le monde demain ?
Nous n’en savons rien, l’histoire est en train de s’écrire. Ce que nous savons en revanche c’est que nos villes du 21ème siècle ne ressembleront pas à celles du 20ème siècle - nous refermons un chapitre de notre histoire qui, au nom de l’efficacité, a voulu segmenter nos villes, avec le quartier où l’on habite, celui où l’on travaille, celui où l’on consomme...En séparant les fonctions, nous avons aussi doucement séparé les populations et créé (bien involontairement) des déséquilibres entre des centralités prospères et des franges marginalisées. Le territoire lui aussi s’est découpé, déchiré, entre des métropoles triomphantes et des villes moyennes en souffrance. Les relations entre les acteurs se sont distendues, parfois empreintes de défiance entre le monde public et le secteur privé. Bref, nos villes n’ont pas été les facteurs d’inclusion qu’elles devraient être.
Et maintenant ? Si nous ne savons rien de la ville du 21ème siècle, nous savons pourtant déjà l’essentiel : elle sera plus mêlée, plus ouverte, plus partagée, plus équilibrée… elle sera plus diverse - les populations s’y croiseront de tous âges, de toutes conditions sociales, de toutes origines, de tous métiers. Elle réaffirmera sa fonction éternelle, créer l’unité dans la diversité. Les rencontres font la ville comme la ville fait les rencontres. Or il n’y a de véritable rencontre qu’avec celui qui ne nous ressemble pas.
Et pour que cette ville partagée advienne, nous avons besoin… osons le mot… de COOPÉRER ! Le mot paraît désuet dans un monde où triomphent la confrontation et le rapport de force. Mais l’histoire nous apprend que quand les empires veulent la guerre, les villes savent faire la paix. Parce qu’elles vivent des échanges. Une ville, c’est un battement, un rythme, une pulsation. L’échange apprend le compromis, il apprend l’équilibre, il apprend à aligner les intérêts plutôt que d’imposer les siens.
Cette coopération doit désormais prendre des formes nouvelles et concrètes. À notre modeste échelle, nous, acteurs du monde public, de la sphère privée et de la société civile, nous affirmons que nous pouvons bâtir ensemble une ville faite pour tous et soutenable pour notre planète. Cette ville, elle devra aussi être belle - la laideur n’est pas une option.
Ceci n’est pas un rêve, c’est une méthode. Et cette méthode a un nom : actions collectives. Les actions collectives, ce sont des initiatives à fort impact social ou environnemental, portées par une coalition d’acteurs publics et privés, qui ne demandent aucun changement législatif. Elles demandent simplement qu’on s’y mette, et qu’on s’y mette ensemble, sans arrière-pensées ou préjugés, en connectant le cerveau gauche et le cerveau droit, et en décidant de se faire mutuellement confiance. En un mot : de coopérer.
Après avoir porté plus de 20 actions collectives depuis 2022 au sein de l’Université de la Ville de Demain, nous avons désormais suffisamment de certitudes pour dire que :
Aujourd’hui, nous pouvons mieux partager les espaces sous-utilisés en ville (bureaux, écoles, bâtiments publics) grâce à une meilleure intensité d’usage.
Aujourd’hui, nous pouvons chauffer et rafraîchir nos villes sans carbone en massifiant la géothermie et en partageant l’énergie entre les bâtiments.
Aujourd’hui, nous pouvons construire plus vite et en émettant moins de carbone en utilisant globalement moins de matériaux, en développant l'usage de matériaux biosourcés, recyclés ou réemployés et en dopant la construction hors site.
Aujourd’hui, nous pouvons concevoir une ville plus belle, où l’art et la culture colonisent l’espace public pour se mettre à portée de tous.
Aujourd’hui, nous pouvons rénover les 400 000 logements vides et les mettre en location au service des travailleurs de première ligne.
Aujourd’hui, nous pouvons mobiliser l’épargne des Français pour permettre au plus grand nombre de se loger dans des conditions dignes.
Aujourd’hui, nous pouvons végétaliser massivement nos villes en soutenant les acteurs privés à arborer leurs parcelles sans se limiter à l’espace public.
Aujourd’hui, nous pouvons créer des logements adaptés et abordables pour les familles monoparentales au moment des opérations.
C’est ici et maintenant que le « nous », que nous aimons tant, doit se transformer en « je » pour dire devant tous : JE SIGNE !
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Pétition lancée le 23 juin 2025