Contre les tags anti-ivg à Brest

Le problème

 

Exemple d'un tag anti-ivg sur un mur de la piscine Foch

 

exemple d'un tag anti-ivg sur les murs du gymnase près de la BU Lettres

 

Depuis fin Mars , en tant que citoyen et brestois de naissance je partage l'inquiétude des collectifs féministes de Brest ainsi que le Planning Familial de l'apparition de tags anti-ivg et d'un vrai mouvement recouvrant les messages féministes des murs et des rues de la ville. 

 

 

Des tags comme "IVG = femmes brisées", ou encore "à bas l'IVG" se répandent un peu partout et principalement sur les universités. C'est quelque chose qui est assez alarmant et révèle la fragilité des droits des femmes durement acquis et dont le combat pour l'IVG fut fondamental. 

Pour rappel : la loi Veil du 17 janvier 1975 fut adoptée après une lutte difficile, portée par des voix comme Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir et la ministre de la santé Simone Veil, jusque là avorter était passible d'une peine de prison. Le 5 avril 1971, dans le Nouvel Observateur, 343 femmes réclament le droit à l’avortement  «Un million de femmes se font avorter chaque année en France… Je déclare que je suis l’une d’elles». Mais si cette loi est aujourd'hui une loi pilier dans notre société et pour les droits des femmes, c'est qu'avant cette loi, les femmes mourraient, nombreuses, en tentant par tous les moyens souvent rudimentaires d'avorter par elles-même. La loi Veil n'est rien d'autre qu'une loi sauvant des femmes chaque année et posant un cadre sécuritaire. 

Aujourd'hui, ce droit semble de plus en plus bafoué par une politique dite nataliste de l'extrême droite et sa banalisation qui commence par l'espace public. Nous devons nous refuser de continuer à marcher dans les rues en ignorant ces messages anti-ivg car ils sont avant tout extrêmement dangereux et la preuve d'une régression. Je me refuse de voir et d'accepter ces messages honteux dans une ville comme Brest pourtant devenue en l'espace de quelques années une des dix villes en France "où il fait bon vivre". Vraiment ? Une ville qui comporte des tags anti-ivg est-elle vraiment une ville où il fait bon vivre ? 

Je voudrais par cette pétition faire valoir les préoccupations des collectifs féministes et du Planning Familial ainsi que des citoyens comme moi qui sont choqués par l'existence de ces tags dans leur ville. En espérant que cela puisse arriver jusqu'aux oreilles du maire François Cuillandre et de son équipe, ainsi que du doyen de l'UBO, pour qu'au moins eux aussi portent une voix ferme condamnant ces actes anti-ivg et puissent œuvrer d'une quelconque façon à leur recouvrement.  

avatar of the starter
Maël BOUTELOUPLanceur de pétition

24

Le problème

 

Exemple d'un tag anti-ivg sur un mur de la piscine Foch

 

exemple d'un tag anti-ivg sur les murs du gymnase près de la BU Lettres

 

Depuis fin Mars , en tant que citoyen et brestois de naissance je partage l'inquiétude des collectifs féministes de Brest ainsi que le Planning Familial de l'apparition de tags anti-ivg et d'un vrai mouvement recouvrant les messages féministes des murs et des rues de la ville. 

 

 

Des tags comme "IVG = femmes brisées", ou encore "à bas l'IVG" se répandent un peu partout et principalement sur les universités. C'est quelque chose qui est assez alarmant et révèle la fragilité des droits des femmes durement acquis et dont le combat pour l'IVG fut fondamental. 

Pour rappel : la loi Veil du 17 janvier 1975 fut adoptée après une lutte difficile, portée par des voix comme Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir et la ministre de la santé Simone Veil, jusque là avorter était passible d'une peine de prison. Le 5 avril 1971, dans le Nouvel Observateur, 343 femmes réclament le droit à l’avortement  «Un million de femmes se font avorter chaque année en France… Je déclare que je suis l’une d’elles». Mais si cette loi est aujourd'hui une loi pilier dans notre société et pour les droits des femmes, c'est qu'avant cette loi, les femmes mourraient, nombreuses, en tentant par tous les moyens souvent rudimentaires d'avorter par elles-même. La loi Veil n'est rien d'autre qu'une loi sauvant des femmes chaque année et posant un cadre sécuritaire. 

Aujourd'hui, ce droit semble de plus en plus bafoué par une politique dite nataliste de l'extrême droite et sa banalisation qui commence par l'espace public. Nous devons nous refuser de continuer à marcher dans les rues en ignorant ces messages anti-ivg car ils sont avant tout extrêmement dangereux et la preuve d'une régression. Je me refuse de voir et d'accepter ces messages honteux dans une ville comme Brest pourtant devenue en l'espace de quelques années une des dix villes en France "où il fait bon vivre". Vraiment ? Une ville qui comporte des tags anti-ivg est-elle vraiment une ville où il fait bon vivre ? 

Je voudrais par cette pétition faire valoir les préoccupations des collectifs féministes et du Planning Familial ainsi que des citoyens comme moi qui sont choqués par l'existence de ces tags dans leur ville. En espérant que cela puisse arriver jusqu'aux oreilles du maire François Cuillandre et de son équipe, ainsi que du doyen de l'UBO, pour qu'au moins eux aussi portent une voix ferme condamnant ces actes anti-ivg et puissent œuvrer d'une quelconque façon à leur recouvrement.  

avatar of the starter
Maël BOUTELOUPLanceur de pétition
Soutenir maintenant

24


Mises à jour sur la pétition

Partager la pétition

Pétition lancée le 19 mai 2023