Petition updateContre le permis d'incester judiciaireLa présomption d'innocence versus le principe de précaution
Vanessa FRASSONL'Hay-Les-Roses, France
Aug 5, 2023

Certains m'accuseront de deux maux :

  1. Etaler sur la place publique une affaire privée
  2. Porter atteinte à la présomption d'innocence du père suspecté.

Et je leur répondrai ceci : 

1. Certes c'est mon histoire. Mais c'est aussi l'histoire de 160.000 enfants victimes d'inceste, 1 enfant sur 10, 3 enfants par classe. 1% des enfants mentent donc 99% disent la vérité. 

Des études scientifiques ont prouvé que dès lors qu'un parent croyait la parole de son enfant, il était désenfanté c'est-à-dire privée de son enfant. Celui-ci est alors soit placé à l'ASE soit remis à son agresseur. Les juges opèrent une inversion accusatoire en protégeant le parent suspecté contre le parent protecteur de l'enfant.

C'est un double traumatisme : l'inceste et la rupture du lien avec son parent protecteur. 

L'inceste n'existe que parce qu'il tut, caché, craint. Il est temps que la honte ne soit plus porter par les victimes et leur parent protecteur. 

Je parle pour ma fille, je parle pour mes clients et leurs enfants, je parle pour tous ceux qui ont à subir un parcours judiciaire qui s'apparente à un déni de justice pour les enfants au profit du parent suspecté. 

2. La présomption d'innocence du parent suspecté d'agression sexuelle est un principe à valeur constitutionnelle. Oui, mais le principe de précaution par lequel on fait primer la sécurité de l'enfant en cas de simple suspicion d'inceste est un principe de même valeur. 

Quand deux principes s'opposent, que fait-on ? Ici la loi française, européenne et internationale a tranché depuis longtemps. On applique le PRINCIPE DE PRECAUTION. 

On met l'enfant en sécurité. 

Et c'est là que réside le déni de justice. En France, certains juges optent pour la préservation du lien parent agresseur suspecté avec l'enfant victime et punissent le parent protecteur qui a porté atteinte à la dignité du parent suspecté d'agression. 

Sauf que le méta-besoin de l'enfant d'après les données scientifiques et notamment la neuroscience qui étudie les dommages sur le cerveau nous dit : le méta-besoin, celui supérieur à tous les autres EST la SECURITE. Et la sécurité passe par l'absence de violences physiques morales et sexuelles ET la préservation du lien avec la figure d'attachement primaire c'est-à-dire celui qui répond aux besoins de l'enfant en les faisant passer avant les siens. 

Comme le dit le Juge Edouard DURAND : il est temps que la loi tienne parole. Il est temps de remplacer l'appréciation subjective des professionnels de la protection de l'enfance par une appréciation objective basée sur la science

Nous avons tout. Sauf suffisamment d'hommes et de femmes pour appliquer la loi dans le respect des données scientifiques. Trop d'hommes et de femmes s'attachent au patriarcat dans le domaine de la protection de l'enfant et préfèrent ignorer l'horreur de la pensée selon laquelle un enfant peut être la victime de l'un de ses parents. 

C'est un enjeu de santé publique reconnu par l'OMS, l'HAS, l'Europe...

Et le nier peut conduire à la mort psychique des enfants. 

La protection de l'Enfance c'est la construction ou la destruction des adultes de demain et donc de l'Avenir des hommes.

Qui voulons-nous protéger ? Tout parent devrait répondre spontanément sans l'ombre d'une hésitation : LES ENFANTS. 

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