

(Paris, le 20 janvier 2021). Pendant des mois, la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) a demandé au gouvernement de renoncer à l’ouverture d’un marché public pour la gestion du 3919, la ligne nationale d’écoute des femmes victimes de violences. Face à l’entêtement du gouvernement d’ouvrir un marché public, la FNSF a décidé d’introduire ce jour un référé précontractuel devant le Tribunal administratif de Paris pour obtenir son annulation. La FNSF et ses 73 associations membres ont décidé également, en conséquence, de ne pas soumissionner à l’appel d’offres.
Au terme des trois ans fixés par ce premier marché public imposé par le gouvernement, si la FNSF répondait et si elle était retenue, la FNSF serait dépossédée de la propriété du 3919, des données accumulées et de tout son savoir-faire en matière d’écoute des femmes. C’est donc un marché de dupes qui se présente à la FNSF : si elle postule et remporte le marché, alors dans trois ans, elle sera obligatoirement écartée si le marché reste réservé à l’ESS ; si le marché est ouvert à toutes les entreprises, les associations de la FNSF se retrouveront en concurrence avec des entreprises de téléphonie privées en recherche de profit, auxquelles l’Etat aura préalablement transmis le savoir-faire de la FNSF afin de garantir l’égalité de traitement des candidats.
Dans ces conditions, et après consultation de ses conseils juridiques et de ses membres, la FNSF a décidé de ne pas postuler à un tel marché public. « Le 3919 est un dispositif d'intérêt général spécifique pour les femmes victimes de violences, la qualité de la réponse est une exigence pour ces femmes et leurs enfants. Pourtant, le cahier des charges proposé par le ministère ne comporte que des éléments quantitatifs et ignore les exigences de la Convention du Conseil de l’Europe (Convention d’Istanbul) sur la prévention et la lutte contre la violence à l’encontre des femmes et la violence domestique. Ces éléments viennent confirmer notre opposition à cet appel d’offres que nous attaquons devant la justice. » explique Dominique Guillien-Isenmann, présidente de Solidarité Femmes.
Retrouvez l’intégralité du communiqué de presse sur le site de la FNSF.
De nombreux médias en parlent aujourd'hui et évoquent les nombreuses signatures de cette pétition : Le figaro Le Monde Le Parisien...
Vous aussi interpellez le gouvernement et Mme la ministre Elisabeth Moreno pour réclamer le retrait du marché public :
Envoyez sur twitter : Non au marché de dupes proposé à @SolidariteFemme, @gouvernementFR et @1ElisaMoreno doivent renoncer au marché public contre le 3919 et accorder une nouvelle subvention à la FNSF #sauvonsle3919
Merci pour votre soutien. Pour en savoir plus sur le soutien aux femmes victimes de violence et faire un don à la FNSF, rendez-vous sur notre site : https://www.solidaritefemmes.org/