

Contre la hausse des droits d'inscription des étudiant.es et élèves de TALM


Contre la hausse des droits d'inscription des étudiant.es et élèves de TALM
Le problème
Ce 19 février, le Conseil d'Administration de l'École Supérieure d'Art et Design TALM (Tours-Angers-Le Mans) a voté pour une hausse des droits d'inscription pour les étudiant·es des cursus d'enseignement supérieur et des élèves de cours publics.
Il s’agit d’une hausse drastique et injustifiée qui, en retour, ne prévoit aucune amélioration de nos propres conditions d’études et qui vient s’ajouter à un contexte de mise en danger des écoles d’art, de design et d’architecture publiques.
Bien qu’échelonnée sur trois années, elle correspond à une augmentation :
• de 200 € pour les étudiant.es boursièr.es ;
• de 400 € pour lesétudiant.es non-boursièr.es ;
• de 700 € pour les étudiant.es d’origine hors-UE (faisant ainsi un DNA à 4500 € et un DNSEP à 3000 €).
A partir de l'année 2026, une scolarité complète comprenant un DNA (équivalent licence) et un DNSEP (équivalent master) coûterait entre 2 180 et 7 500 €. S’ajoute à ces frais, le coût de la CVEC qui augmente chaque année (100 €).
L'augmentation préconisée pour les élèves des cours publics se base sur le taux d'inflation de 2023 (soit 4,9%). Cette annonce s'ajoute à de précédentes hausses accumulées depuis plusieurs années déjà. Ceci alors que ces élèves ne sont nullement représenté.es lors des instances de l’établissement et restent les dernièr.es informé.es de ce qui s’y décide.
Lors de cette réunion du CA, les représentant·es étudiant·es des cursus d'enseignement supérieur ont contesté cette décision par une prise de parole. Cela n’a pas pu empêcher un vote majoritaire en notre défaveur, soulignant d’autant plus notre poids dérisoire au sein de ces instances dont les membres sont majoritairement les élu·es des collectivités de Tours, Angers et Le Mans.
Une nouvelle fois, nous allons devoir mettre la main au porte-monnaie pour pallier à un déficit budgétaire. Faudrait-il alors rappeler que l'enseignement public se doit d'être accessible à tous·tes ? Nous ne sommes pas la variable d’ajustement budgétaire d’une école qui peine déjà à nous fournir des locaux et un enseignement à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’une école publique.
Cette décision du CA s’aligne avec un processus de libéralisation du système public qui entraîne une chute de celui-ci, touchant aussi bien la culture que l'éducation, la santé et l’enseignement supérieur. Cela se ressent concrètement dans nos parcours et nos écoles. Il y a moins d’argent, plus de compétitivité et moins d’accessibilité pour toujours plus d’élitisme.
En dehors de cela, ce vote témoigne d’une politique violente d’abandon et surtout de filtrage d’étudiant.es : les pauvres à la porte !
Ce sont nos vies qui sont les premières touchées : 40% d’entre nous travaillent à côté de nos études, selon l’enquête menée par l’Observatoire de la vie étudiante en 2020.
Ne venez pas nous parler de dispositifs d’aides destinés aux étudiant.es : nous les connaissons déjà. Les banques alimentaires n’ont pas assez de nourriture pour nous tous.tes et les services de santé universitaires sont constamment saturés.
L’existence des bourses sur critères sociaux témoigne déjà d’une précarité étudiante réelle. Rappelons que les étudiant.es non boursier.es peuvent être dans une grande précarité, et qu’avoir des parents financièrement aptes à nous aider ne veut pas forcément dire qu’iels le font.
Enfin, pour les étudiant.es d’origine hors-UE, cette augmentation est un énième coup de massue. En effet, ces dernières années ont été particulièrement violentes pour leurs droits d'accès à l'enseignement et pas seulement. Iels continuent d'être pénalisé·es comme en témoigne ce vote.
Cette mobilisation témoigne d’un ras-le-bol.
Nous n'en pouvons plus de voir notre futur s'envoler.
Nous n'en pouvons plus de voir nos droits d'inscription augmenter chaque année.
Nous n'en pouvons plus de subir des politiques nocives à notre survie.
Nous n'en pouvons plus d'être face à des élu.es qui décident de rester indifférent.es face à nos voix.
Nous n'en pouvons plus de tomber un peu plus chaque jour dans la précarité.
Nous n'en pouvons plus de devoir compter chaque pièce.
Nous n'en pouvons plus de choisir ce que nous pouvons manger.
Nous n'en pouvons plus de devoir sauter des repas.
Nous n'en pouvons plus de voir nos besoins médicaux délaissés.
Nous aimerions que nos voix soient entendues.
Nous aimerions être soutenu·es.
Nous aimerions étudier sans avoir à nous battre pour ce droit chaque jour.
Nous aimerions vivre.
Par cette pétition, nous vous demandons votre soutien dans notre tentative de garder l'enseignement artistique supérieur public à flot et décent.
Nous resterons mobilisé.es jusqu'au retrait de cette augmentation.
Contre les dégradations de nos conditions d'étude, et pour un enseignement public accessible à toustes. Nous revendiquons notre droit à une vraie école publique : abordable, ouverte et juste.
Soutenez-nous !
Nous suivre : @talm.en.lutte
Nous contacter : talm_en_lutte@riseup.net
2 553
Le problème
Ce 19 février, le Conseil d'Administration de l'École Supérieure d'Art et Design TALM (Tours-Angers-Le Mans) a voté pour une hausse des droits d'inscription pour les étudiant·es des cursus d'enseignement supérieur et des élèves de cours publics.
Il s’agit d’une hausse drastique et injustifiée qui, en retour, ne prévoit aucune amélioration de nos propres conditions d’études et qui vient s’ajouter à un contexte de mise en danger des écoles d’art, de design et d’architecture publiques.
Bien qu’échelonnée sur trois années, elle correspond à une augmentation :
• de 200 € pour les étudiant.es boursièr.es ;
• de 400 € pour lesétudiant.es non-boursièr.es ;
• de 700 € pour les étudiant.es d’origine hors-UE (faisant ainsi un DNA à 4500 € et un DNSEP à 3000 €).
A partir de l'année 2026, une scolarité complète comprenant un DNA (équivalent licence) et un DNSEP (équivalent master) coûterait entre 2 180 et 7 500 €. S’ajoute à ces frais, le coût de la CVEC qui augmente chaque année (100 €).
L'augmentation préconisée pour les élèves des cours publics se base sur le taux d'inflation de 2023 (soit 4,9%). Cette annonce s'ajoute à de précédentes hausses accumulées depuis plusieurs années déjà. Ceci alors que ces élèves ne sont nullement représenté.es lors des instances de l’établissement et restent les dernièr.es informé.es de ce qui s’y décide.
Lors de cette réunion du CA, les représentant·es étudiant·es des cursus d'enseignement supérieur ont contesté cette décision par une prise de parole. Cela n’a pas pu empêcher un vote majoritaire en notre défaveur, soulignant d’autant plus notre poids dérisoire au sein de ces instances dont les membres sont majoritairement les élu·es des collectivités de Tours, Angers et Le Mans.
Une nouvelle fois, nous allons devoir mettre la main au porte-monnaie pour pallier à un déficit budgétaire. Faudrait-il alors rappeler que l'enseignement public se doit d'être accessible à tous·tes ? Nous ne sommes pas la variable d’ajustement budgétaire d’une école qui peine déjà à nous fournir des locaux et un enseignement à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’une école publique.
Cette décision du CA s’aligne avec un processus de libéralisation du système public qui entraîne une chute de celui-ci, touchant aussi bien la culture que l'éducation, la santé et l’enseignement supérieur. Cela se ressent concrètement dans nos parcours et nos écoles. Il y a moins d’argent, plus de compétitivité et moins d’accessibilité pour toujours plus d’élitisme.
En dehors de cela, ce vote témoigne d’une politique violente d’abandon et surtout de filtrage d’étudiant.es : les pauvres à la porte !
Ce sont nos vies qui sont les premières touchées : 40% d’entre nous travaillent à côté de nos études, selon l’enquête menée par l’Observatoire de la vie étudiante en 2020.
Ne venez pas nous parler de dispositifs d’aides destinés aux étudiant.es : nous les connaissons déjà. Les banques alimentaires n’ont pas assez de nourriture pour nous tous.tes et les services de santé universitaires sont constamment saturés.
L’existence des bourses sur critères sociaux témoigne déjà d’une précarité étudiante réelle. Rappelons que les étudiant.es non boursier.es peuvent être dans une grande précarité, et qu’avoir des parents financièrement aptes à nous aider ne veut pas forcément dire qu’iels le font.
Enfin, pour les étudiant.es d’origine hors-UE, cette augmentation est un énième coup de massue. En effet, ces dernières années ont été particulièrement violentes pour leurs droits d'accès à l'enseignement et pas seulement. Iels continuent d'être pénalisé·es comme en témoigne ce vote.
Cette mobilisation témoigne d’un ras-le-bol.
Nous n'en pouvons plus de voir notre futur s'envoler.
Nous n'en pouvons plus de voir nos droits d'inscription augmenter chaque année.
Nous n'en pouvons plus de subir des politiques nocives à notre survie.
Nous n'en pouvons plus d'être face à des élu.es qui décident de rester indifférent.es face à nos voix.
Nous n'en pouvons plus de tomber un peu plus chaque jour dans la précarité.
Nous n'en pouvons plus de devoir compter chaque pièce.
Nous n'en pouvons plus de choisir ce que nous pouvons manger.
Nous n'en pouvons plus de devoir sauter des repas.
Nous n'en pouvons plus de voir nos besoins médicaux délaissés.
Nous aimerions que nos voix soient entendues.
Nous aimerions être soutenu·es.
Nous aimerions étudier sans avoir à nous battre pour ce droit chaque jour.
Nous aimerions vivre.
Par cette pétition, nous vous demandons votre soutien dans notre tentative de garder l'enseignement artistique supérieur public à flot et décent.
Nous resterons mobilisé.es jusqu'au retrait de cette augmentation.
Contre les dégradations de nos conditions d'étude, et pour un enseignement public accessible à toustes. Nous revendiquons notre droit à une vraie école publique : abordable, ouverte et juste.
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Pétition lancée le 23 février 2024