Contre la banalisation des propos racistes dans les médias – Exigence d’excuses publiques

Le problème

Contre la banalisation des propos racistes dans les médias – Exigence d’excuses publiques, de mesures immédiates et de la mise en place d’un contrôle renforcé

À l’attention de : LCI, Émilie Broussouloux, Emmanuel Ostian, la direction des médias français, et l’ensemble des responsables de rédaction.

Le 7 novembre 2024, lors d’une émission diffusée sur LCI, des propos inacceptables et stigmatisants ont été tenus, suggérant que l’origine « maghrébine » ou « arabe » de militaires français arrêtés par Israël pourrait justifier les comportements des autorités de ce pays.

Cette intervention raciste de Samantha de Bendern a été accueillie par un simple « Ce n’est pas le cas ! » de la part des animateurs Émilie Broussouloux et Emmanuel Ostian, sans condamnation ferme et explicite.

Ce silence complice n’est pas un incident isolé.  Il témoigne de la banalisation croissante des discours racistes et stigmatisants dans l’espace médiatique français.

En tolérant de tels propos, les médias contribuent à normaliser des préjugés destructeurs et trahissent leur mission première : offrir une information responsable et respectueuse.

Nous, collectif REBEL 13, dénonçons cette tendance et exigeons que des mesures immédiates soient prises pour mettre fin à cette dérive :

 1. Des excuses publiques immédiates de la part de LCI et des animateurs concernés, reconnaissant la gravité de l’incident et l’erreur de l’avoir laissé sans réaction appropriée.

 2. Une déclaration officielle et engageante de la part de toutes les directions des médias, réaffirmant leur opposition ferme et sans ambiguïté à la banalisation des discours racistes.
 
 3. Des formations obligatoires pour tous les journalistes, animateurs et cadres des médias sur les enjeux du racisme, des discriminations et de la responsabilité sociale des médias. Il est essentiel que ces acteurs comprennent les conséquences de la diffusion de propos stigmatisants et leur devoir de les dénoncer immédiatement.
 
 4. La mise en place de directives claires et de sanctions internes pour toute diffusion de propos discriminants, afin de garantir une tolérance zéro vis-à-vis de ce type de dérive.
 
 5. Un rôle proactif de l’Arcom. Actuellement, l’Arcom ne réagit qu’à des signalements extérieurs pour intervenir. Cela est insuffisant face à l’ampleur des dérives observées. Nous exigeons que l’Arcom assume pleinement son rôle en surveillant de manière continue et autonome les médias, sans attendre d’être saisie par des tiers. La lutte contre les discours de haine ne doit pas dépendre des initiatives de particuliers ou d’associations.
 
 6. La création d’une nouvelle entité de contrôle indépendante, si les capacités de l’Arcom sont insuffisantes pour cette mission. Cette structure complémentaire aurait pour mission de surveiller activement les médias, d’identifier les discours de haine avant qu’ils ne se propagent, et d’agir immédiatement pour les empêcher. Cette vigilance continue et systématique est indispensable pour assurer un espace médiatique qui ne banalise ni le racisme ni les discriminations.

Les médias doivent être des vecteurs de cohésion et de respect, et non des amplificateurs de divisions.

La banalisation du racisme dans l’espace public est inacceptable.

Nous demandons aux médias de prendre leurs responsabilités, sans compromis, et d’œuvrer activement pour une information éthique, inclusive et respectueuse de toutes les identités.

avatar of the starter
Collectif REBEL 13Lanceur de pétitionLe collectif REBEL 13 est né de la volonté de regrouper des personnes ayant subi ou héritant des oppressions racistes, ainsi que celles dont les histoires familiales ont été profondément marquées par la colonisation.

130

Le problème

Contre la banalisation des propos racistes dans les médias – Exigence d’excuses publiques, de mesures immédiates et de la mise en place d’un contrôle renforcé

À l’attention de : LCI, Émilie Broussouloux, Emmanuel Ostian, la direction des médias français, et l’ensemble des responsables de rédaction.

Le 7 novembre 2024, lors d’une émission diffusée sur LCI, des propos inacceptables et stigmatisants ont été tenus, suggérant que l’origine « maghrébine » ou « arabe » de militaires français arrêtés par Israël pourrait justifier les comportements des autorités de ce pays.

Cette intervention raciste de Samantha de Bendern a été accueillie par un simple « Ce n’est pas le cas ! » de la part des animateurs Émilie Broussouloux et Emmanuel Ostian, sans condamnation ferme et explicite.

Ce silence complice n’est pas un incident isolé.  Il témoigne de la banalisation croissante des discours racistes et stigmatisants dans l’espace médiatique français.

En tolérant de tels propos, les médias contribuent à normaliser des préjugés destructeurs et trahissent leur mission première : offrir une information responsable et respectueuse.

Nous, collectif REBEL 13, dénonçons cette tendance et exigeons que des mesures immédiates soient prises pour mettre fin à cette dérive :

 1. Des excuses publiques immédiates de la part de LCI et des animateurs concernés, reconnaissant la gravité de l’incident et l’erreur de l’avoir laissé sans réaction appropriée.

 2. Une déclaration officielle et engageante de la part de toutes les directions des médias, réaffirmant leur opposition ferme et sans ambiguïté à la banalisation des discours racistes.
 
 3. Des formations obligatoires pour tous les journalistes, animateurs et cadres des médias sur les enjeux du racisme, des discriminations et de la responsabilité sociale des médias. Il est essentiel que ces acteurs comprennent les conséquences de la diffusion de propos stigmatisants et leur devoir de les dénoncer immédiatement.
 
 4. La mise en place de directives claires et de sanctions internes pour toute diffusion de propos discriminants, afin de garantir une tolérance zéro vis-à-vis de ce type de dérive.
 
 5. Un rôle proactif de l’Arcom. Actuellement, l’Arcom ne réagit qu’à des signalements extérieurs pour intervenir. Cela est insuffisant face à l’ampleur des dérives observées. Nous exigeons que l’Arcom assume pleinement son rôle en surveillant de manière continue et autonome les médias, sans attendre d’être saisie par des tiers. La lutte contre les discours de haine ne doit pas dépendre des initiatives de particuliers ou d’associations.
 
 6. La création d’une nouvelle entité de contrôle indépendante, si les capacités de l’Arcom sont insuffisantes pour cette mission. Cette structure complémentaire aurait pour mission de surveiller activement les médias, d’identifier les discours de haine avant qu’ils ne se propagent, et d’agir immédiatement pour les empêcher. Cette vigilance continue et systématique est indispensable pour assurer un espace médiatique qui ne banalise ni le racisme ni les discriminations.

Les médias doivent être des vecteurs de cohésion et de respect, et non des amplificateurs de divisions.

La banalisation du racisme dans l’espace public est inacceptable.

Nous demandons aux médias de prendre leurs responsabilités, sans compromis, et d’œuvrer activement pour une information éthique, inclusive et respectueuse de toutes les identités.

avatar of the starter
Collectif REBEL 13Lanceur de pétitionLe collectif REBEL 13 est né de la volonté de regrouper des personnes ayant subi ou héritant des oppressions racistes, ainsi que celles dont les histoires familiales ont été profondément marquées par la colonisation.

Les décisionnaires

Guillaume Debré
Guillaume Debré
Directeur général de LCI

Mises à jour sur la pétition