Contester la candidature de M. Macky Sall à l'ONU

Signataires récents:
Bagne FAYE et 10 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre Ouverte à l’Attention des États Membres et du Conseil de Sécurité des Nations Unies


​Objet : Objections des Sénégalais de la diaspora sénégalaise face à la candidature de M. Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l'ONU.


​Mesdames, Messieurs les Représentants,
​Nous, citoyens sénégalais, membres de la diaspora et défenseurs des valeurs démocratiques, prenons la parole suite à l’annonce du soutien de l’Union Africaine à la candidature de M. Macky Sall pour le poste de Secrétaire Général des Nations Unies.
​Si l’ambition de voir l’Afrique occuper une place centrale dans la gouvernance mondiale est une aspiration que nous partageons, le choix de la personne pour l’incarner ne peut se faire au mépris des principes de la Charte des Nations Unies.
​L’éthique au cœur de la fonction
Le poste de Secrétaire Général exige une autorité morale irréprochable. Or, le mandat de M. Macky Sall à la tête du Sénégal s’est achevé sur un bilan lourd et contesté. Entre 2021 et 2024, le Sénégal a traversé l’une des crises les plus sombres de son histoire démocratique :
​Répression sanglante : Plus de 80 décès ont été recensés lors de manifestations pacifiques, victimes d’un usage excessif de la force par les services de sécurité.
​Atteintes aux libertés : Des milliers de détenus politiques ont été incarcérés, et des restrictions sans précédent ont été imposées à la liberté de la presse et à l’accès aux réseaux sociaux.
​Instabilité institutionnelle : La tentative de report de l'élection présidentielle en février 2024 a mis en péril la stabilité de la nation, contredisant l'image de "médiateur" que M. Sall tente de projeter à l'international.
​Un message d'impunité dangereux
Porter M. Macky Sall à la tête de l'ONU, l'organisation garante des droits humains, enverrait un signal dévastateur aux peuples du monde : celui que la répression interne n’est pas un obstacle à une ascension diplomatique. Le multilatéralisme du XXIe siècle ne peut se construire sur l'oubli des victimes.
​L'Afrique regorge de leaders, d'intellectuels et de diplomates dont le parcours n'est pas entaché par de telles zones d'ombre. Nous affirmons que la "résurrection du multilatéralisme" nécessite des visages qui inspirent la confiance et le respect des droits fondamentaux, et non ceux associés à la régression démocratique.
​Nous demandons instamment aux partenaires du Sénégal et aux membres des Nations Unies d’examiner cette candidature non pas à l’aune des relations diplomatiques de façade, mais à celle de la justice et de la redevabilité.
​L’histoire s’écrit, certes, mais elle ne doit pas s’écrire sur le silence des victimes.

Mariama Dieng Députée suppléante Diaspora zone Enoc

Merci de signer cette pétition pour montrer votre soutien à un processus de sélection transparent et éthique pour le prochain Secrétaire Général de l'ONU.

avatar of the starter
Mariama DIENGLanceur de pétition

36 656

Signataires récents:
Bagne FAYE et 10 autres ont signé récemment.

Le problème

Lettre Ouverte à l’Attention des États Membres et du Conseil de Sécurité des Nations Unies


​Objet : Objections des Sénégalais de la diaspora sénégalaise face à la candidature de M. Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l'ONU.


​Mesdames, Messieurs les Représentants,
​Nous, citoyens sénégalais, membres de la diaspora et défenseurs des valeurs démocratiques, prenons la parole suite à l’annonce du soutien de l’Union Africaine à la candidature de M. Macky Sall pour le poste de Secrétaire Général des Nations Unies.
​Si l’ambition de voir l’Afrique occuper une place centrale dans la gouvernance mondiale est une aspiration que nous partageons, le choix de la personne pour l’incarner ne peut se faire au mépris des principes de la Charte des Nations Unies.
​L’éthique au cœur de la fonction
Le poste de Secrétaire Général exige une autorité morale irréprochable. Or, le mandat de M. Macky Sall à la tête du Sénégal s’est achevé sur un bilan lourd et contesté. Entre 2021 et 2024, le Sénégal a traversé l’une des crises les plus sombres de son histoire démocratique :
​Répression sanglante : Plus de 80 décès ont été recensés lors de manifestations pacifiques, victimes d’un usage excessif de la force par les services de sécurité.
​Atteintes aux libertés : Des milliers de détenus politiques ont été incarcérés, et des restrictions sans précédent ont été imposées à la liberté de la presse et à l’accès aux réseaux sociaux.
​Instabilité institutionnelle : La tentative de report de l'élection présidentielle en février 2024 a mis en péril la stabilité de la nation, contredisant l'image de "médiateur" que M. Sall tente de projeter à l'international.
​Un message d'impunité dangereux
Porter M. Macky Sall à la tête de l'ONU, l'organisation garante des droits humains, enverrait un signal dévastateur aux peuples du monde : celui que la répression interne n’est pas un obstacle à une ascension diplomatique. Le multilatéralisme du XXIe siècle ne peut se construire sur l'oubli des victimes.
​L'Afrique regorge de leaders, d'intellectuels et de diplomates dont le parcours n'est pas entaché par de telles zones d'ombre. Nous affirmons que la "résurrection du multilatéralisme" nécessite des visages qui inspirent la confiance et le respect des droits fondamentaux, et non ceux associés à la régression démocratique.
​Nous demandons instamment aux partenaires du Sénégal et aux membres des Nations Unies d’examiner cette candidature non pas à l’aune des relations diplomatiques de façade, mais à celle de la justice et de la redevabilité.
​L’histoire s’écrit, certes, mais elle ne doit pas s’écrire sur le silence des victimes.

Mariama Dieng Députée suppléante Diaspora zone Enoc

Merci de signer cette pétition pour montrer votre soutien à un processus de sélection transparent et éthique pour le prochain Secrétaire Général de l'ONU.

avatar of the starter
Mariama DIENGLanceur de pétition

Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition