Délivrez sans délai le visa qui permettra à notre famille d’être enfin réunie.


Délivrez sans délai le visa qui permettra à notre famille d’être enfin réunie.
Le problème
Cette nuit j’ai rêvé que j’embrassais mon compagnon Odair à travers les barreaux d’une prison. Cela fait quatre mois que je n’ai pas vu mon compagnon, quatre mois de séparation également avec notre enfant âgé d’un an, quatre mois que je suis en France avec notre fils pendant que son papa attend de nous rejoindre, au Cap-Vert. Cela fait quatre mois qu’une frontière invisible s’est dressée entre nous, aussi injuste qu’infranchissable. Cela fait quatre mois que nous sommes privés de la simple vie de famille que nous avons choisie et à laquelle nous avons droit. Quatre mois que je m’épuise au travail et dans des démarches administratives alambiquées tout en m’occupant seule de notre fils jours et nuits privée de mon partenaire, quatre mois qu’on empêche mon compagnon de voir grandir son fils et de tisser le lien essentiel et constitutif qui lie un père à son enfant, quatre mois que l’Administration prive notre petit garçon d’avoir l’amour de ses deux parents ensemble. Mais cela fait bien plus d’un an qu’ont commencé notre détresse, notre angoisse et nos appels à l’aide. En fait, nos ennuis administratifs ont certainement commencé le jour où nous avons décidé de vivre notre amour, car nous avons choisi de nous aimer librement, malgré notre différence de nationalité, et cela nous mène à ce combat aujourd’hui.
Nous avons vécu en famille au Cap-Vert puis nous avons décidé de rentrer en France en octobre 2020. Notre fils et moi-même sommes de nationalité française, mais mon compagnon Odair, de nationalité cap-verdienne, a besoin d’un visa pour entrer sur le territoire français. Nous avons demandé un rendez-vous pour déposer une demande de visa long séjour parent d’enfant français mineur, le Consulat de France à Dakar dont dépendent les Cap-Verdiens en matière de visa, nous a répondu qu’en raison de la crise sanitaire, ce type de visa n’était pas délivré. Ils nous ont dirigé vers un autre visa court séjour, puis l’ont refusé sans plus d’explications. Nous avons demandé un laissez-passer, cette demande n’a pas été prise en compte, ils nous ont alors réorientés vers un visa court séjour visite familiale. Odair s’est rendu à Dakar dès que cela fut possible (c’est-à-dire dès la reprise des liaisons aériennes) pour déposer sa demande, avec le dossier complet minutieusement préparé. Ce visa a été refusé, pour un motif fallacieux de pièce manquante. Le Consulat n’a pas essayé de nous contacter en constatant l’absence de la pièce, il a simplement renvoyé le passeport sans visa et la lettre de refus au Cap-Vert avec un manque cruel de bienveillance, alors que le dépôt de cette demande nous a coûté une très grande somme d’argent, une énergie considérable, et des mois supplémentaires de séparation. Notre histoire a été écrite dans les dernières nouvelles d’Alsace le 14 février 2021 : DNA
Notre situation est urgente. Les conséquences morales, psychologiques et physiques de notre séparation nous font souffrir inlassablement. Nous demandons à ce que le consulat de France à Dakar reprenne l’instruction des visas long séjour de parents d’enfants français, car la crise sanitaire n’est certainement pas un argument recevable pour bafouer les droits fondamentaux. Nous demandons au ministère des Affaires étrangères et de l’Intérieur d’accorder à Odair un visa long séjour en qualité de parent d’enfant français mineur. Cette demande concerne notre famille mais nous demandons son extension à toutes les familles binationales séparées depuis le début de la pandémie, l’intérêt supérieur de l’enfant doit prévaloir sur le reste, c’est pour cette raison que la catégorie de visas parents d’enfants français doit être considérée comme une catégorie prioritaire et être réouverte dans tous les consulats de France à travers le monde.
Leïla Maâ
La liberté d’aimer la personne de son choix
Nous soutenons l'appel d'Odair et Leïla, un couple binational (Cap-Vert/France) que nous connaissons depuis 2018. Nous avons eu des échanges réguliers et avons cherché ensemble des solutions au fur et à mesure que les frontières se refermaient. La gestion de la crise sanitaire a paralysé les services consulaires, ce qui a rendu leur situation encore plus compliquée. Le dernier refus de visa qu'a subi Odair est particulièrement injuste. L'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantit le droit à la vie familiale, et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant protège l'intérêt supérieur de l'enfant.
Nés en 2007, les Amoureux au ban public comptent aujourd’hui 7 collectifs et associations locales : Albi, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris, Quimper, Strasbourg. Nous sommes membres du réseau ENB (European Network for Binational-Bicultural Couples and Families). Nous proposons un accueil des couples binationaux pour qu'ils puissent témoigner, échanger et bénéficier de conseils juridiques. Nous proposons des temps festifs et militants pour le 14 février ou le Loving Day le 12 juin. Nous allons aussi à la rencontre des institutions qui reçoivent les couples binationaux (préfectures, service d'état civil des mairies) pour échanger les points de vue et leur proposer de mieux prendre en compte la situation des couples binationaux.
En raison du durcissement continu des lois relatives à l’immigration et des pratiques administratives, de nombreux couples binationaux sont privés du droit de mener librement leur vie familiale. Le mouvement des Amoureux au ban public a l’espoir d’agir pour la défense collective de la liberté d’aimer. En signant cette pétition, vous soutiendrez Leïla et Odair dans leur choix de vivre ensemble, et contribuerez à l’avancée des droits des couples binationaux !
Le collectif des Amoureux au ban public Strasbourg
amoureuxauban.stras@gmail.com
Facebook : Amoureux aux ban public Strasbourg
Twitter : Strasbourg_ABP
Instagram : Amoureux au ban public

Le problème
Cette nuit j’ai rêvé que j’embrassais mon compagnon Odair à travers les barreaux d’une prison. Cela fait quatre mois que je n’ai pas vu mon compagnon, quatre mois de séparation également avec notre enfant âgé d’un an, quatre mois que je suis en France avec notre fils pendant que son papa attend de nous rejoindre, au Cap-Vert. Cela fait quatre mois qu’une frontière invisible s’est dressée entre nous, aussi injuste qu’infranchissable. Cela fait quatre mois que nous sommes privés de la simple vie de famille que nous avons choisie et à laquelle nous avons droit. Quatre mois que je m’épuise au travail et dans des démarches administratives alambiquées tout en m’occupant seule de notre fils jours et nuits privée de mon partenaire, quatre mois qu’on empêche mon compagnon de voir grandir son fils et de tisser le lien essentiel et constitutif qui lie un père à son enfant, quatre mois que l’Administration prive notre petit garçon d’avoir l’amour de ses deux parents ensemble. Mais cela fait bien plus d’un an qu’ont commencé notre détresse, notre angoisse et nos appels à l’aide. En fait, nos ennuis administratifs ont certainement commencé le jour où nous avons décidé de vivre notre amour, car nous avons choisi de nous aimer librement, malgré notre différence de nationalité, et cela nous mène à ce combat aujourd’hui.
Nous avons vécu en famille au Cap-Vert puis nous avons décidé de rentrer en France en octobre 2020. Notre fils et moi-même sommes de nationalité française, mais mon compagnon Odair, de nationalité cap-verdienne, a besoin d’un visa pour entrer sur le territoire français. Nous avons demandé un rendez-vous pour déposer une demande de visa long séjour parent d’enfant français mineur, le Consulat de France à Dakar dont dépendent les Cap-Verdiens en matière de visa, nous a répondu qu’en raison de la crise sanitaire, ce type de visa n’était pas délivré. Ils nous ont dirigé vers un autre visa court séjour, puis l’ont refusé sans plus d’explications. Nous avons demandé un laissez-passer, cette demande n’a pas été prise en compte, ils nous ont alors réorientés vers un visa court séjour visite familiale. Odair s’est rendu à Dakar dès que cela fut possible (c’est-à-dire dès la reprise des liaisons aériennes) pour déposer sa demande, avec le dossier complet minutieusement préparé. Ce visa a été refusé, pour un motif fallacieux de pièce manquante. Le Consulat n’a pas essayé de nous contacter en constatant l’absence de la pièce, il a simplement renvoyé le passeport sans visa et la lettre de refus au Cap-Vert avec un manque cruel de bienveillance, alors que le dépôt de cette demande nous a coûté une très grande somme d’argent, une énergie considérable, et des mois supplémentaires de séparation. Notre histoire a été écrite dans les dernières nouvelles d’Alsace le 14 février 2021 : DNA
Notre situation est urgente. Les conséquences morales, psychologiques et physiques de notre séparation nous font souffrir inlassablement. Nous demandons à ce que le consulat de France à Dakar reprenne l’instruction des visas long séjour de parents d’enfants français, car la crise sanitaire n’est certainement pas un argument recevable pour bafouer les droits fondamentaux. Nous demandons au ministère des Affaires étrangères et de l’Intérieur d’accorder à Odair un visa long séjour en qualité de parent d’enfant français mineur. Cette demande concerne notre famille mais nous demandons son extension à toutes les familles binationales séparées depuis le début de la pandémie, l’intérêt supérieur de l’enfant doit prévaloir sur le reste, c’est pour cette raison que la catégorie de visas parents d’enfants français doit être considérée comme une catégorie prioritaire et être réouverte dans tous les consulats de France à travers le monde.
Leïla Maâ
La liberté d’aimer la personne de son choix
Nous soutenons l'appel d'Odair et Leïla, un couple binational (Cap-Vert/France) que nous connaissons depuis 2018. Nous avons eu des échanges réguliers et avons cherché ensemble des solutions au fur et à mesure que les frontières se refermaient. La gestion de la crise sanitaire a paralysé les services consulaires, ce qui a rendu leur situation encore plus compliquée. Le dernier refus de visa qu'a subi Odair est particulièrement injuste. L'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantit le droit à la vie familiale, et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant protège l'intérêt supérieur de l'enfant.
Nés en 2007, les Amoureux au ban public comptent aujourd’hui 7 collectifs et associations locales : Albi, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris, Quimper, Strasbourg. Nous sommes membres du réseau ENB (European Network for Binational-Bicultural Couples and Families). Nous proposons un accueil des couples binationaux pour qu'ils puissent témoigner, échanger et bénéficier de conseils juridiques. Nous proposons des temps festifs et militants pour le 14 février ou le Loving Day le 12 juin. Nous allons aussi à la rencontre des institutions qui reçoivent les couples binationaux (préfectures, service d'état civil des mairies) pour échanger les points de vue et leur proposer de mieux prendre en compte la situation des couples binationaux.
En raison du durcissement continu des lois relatives à l’immigration et des pratiques administratives, de nombreux couples binationaux sont privés du droit de mener librement leur vie familiale. Le mouvement des Amoureux au ban public a l’espoir d’agir pour la défense collective de la liberté d’aimer. En signant cette pétition, vous soutiendrez Leïla et Odair dans leur choix de vivre ensemble, et contribuerez à l’avancée des droits des couples binationaux !
Le collectif des Amoureux au ban public Strasbourg
amoureuxauban.stras@gmail.com
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Victoire
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Pétition lancée le 27 février 2021