Que le CA GES-RELIANCE assure la sécurité des salariés face au DG maltraitant

Le problème

Communiqué du collectif des amis de porte accueil :

COLLECTIF DES AMIS DE PORTE ACCUEIL
Communiqué de presse du 9 juillet 2016
Lors de l'Assemblée Générale du GES-Reliance le 28/06/2016, le Directeur de la DIRECCTE
s'est déplacé en personne, démontrant l'importance de trouver une résolution à la crise que traverse le
GES. Après avoir reçu une délégation du Collectif de salariés reconnu comme interlocuteur, ainsi que
des membres du Conseil d'Administration, il est venu proposer en Assemblée Générale une solution tout
autre que celle que le CA avait commencé à mettre en œuvre. Le CA avait choisi une médiatrice mais la
DIRECCTE a proposé l'intervention d'ARESO, qui va bien plus loin, par son dispositif d' « Appui aux
Relations Sociales ». Ce dispositif a été validé par l'Assemblée Générale, ce que nous saluons.
– Cette décision va dans le sens de ce que nous espérions et nous avons donc déclaré devant la
presse que notre Collectif des Amis de Porte Accueil se mettrait en retrait pour permettre le
bon déroulement de ce dispositif. Nous avons tenu cet engagement depuis.
– De leur côté, les salariés présents se sont déclarés très satisfaits de cette grande avancée après
des mois d'impasse.
– Le Collectif de salariés a considéré cette avancée comme un début de sortie de crise et se fait
discret en l'attente de la mise en place du dispositif.
– Un adhérent du GES, Pierre Dufour, qui était intervenu pendant l'AG en faveur d'une solution de
médiation, s'est lui aussi déclaré optimiste à la condition que CA, direction et salariés soient dans
des dispositions d'écoute et se rejoignent dans un objectif commun de sortir le GES de ce conflit.
Il a d'ailleurs ce jour envoyé un courrier en ce sens, en PJ.
À notre grand étonnement, un communiqué de presse du Conseil d'Administration en date du
6 juillet 2016 semble montrer que le CA est donc le seul à persévérer dans une posture d'affrontement
alors que les salariés, les adhérents, le Collectif de salariés et celui des Amis de Porte Accueil se
félicitent d'être entrés dans une nouvelle étape sur le chemin de l'apaisement.
Ce communiqué nécessite deux mises au point de notre part.
– Nous affirmons qu'aucune violence n'a eu lieu ni pendant ni après l'AG. Nombreux sont ceux qui
peuvent en témoigner, et l'agent des services de renseignements du territoire le confirmera sans
aucun doute.
– Nous nous permettons d'autre part de requalifier le terme de « campagne de dénigrement » en
« campagne d'information » car nous avons simplement relayé des informations :
- les témoignages de souffrance exprimes par de très nombreux salariés et ex salariés
- les courriers du CA qui prennent à partie des salariés, et dont le dernier en date du 2 juin était
illégal, en PJ.
Enfin, concluons ce communiqué par une interrogation :
Nous entendons le soutien du CA à l'un de ses salariés en arrêt maladie pour 15 jours et nous
nous félicitons de sa considération et de son empathie envers son personnel.
Le CA manifestera-t-il par un prochain communiqué le même soutien et la même sollicitude
– aux salariés qui ont évoqué auprès de lui leur souffrance au travail,
– aux salariés qui ont été récemment en arrêt maladie,
– et tout particulièrement à celui qui est arrêté depuis plus de 14 mois, sans maintien de salaire, et
qui a demandé à être reçu sans recevoir aucune réponse ?
Le collectif des Amis de Porte Accueil est serein. Nous souscrivons totalement au courrier de
Monsieur Dufour. Nous continuerons de rester en retrait et en observation. Nous espérons qu'avec les
salariés, les adhérents, le Collectif des salariés et celui des Amis de Porte Accueil qui ont déjà franchi ce
pas, le CA et la direction sortiront de leur posture d'affrontement et partageront une volonté de dialogue
constructif pour bénéficier au mieux du dispositif ARESO.
Nous resterons vigilants et nous souhaitons une solution qui permettra un retour du droit et du
respect au sein de cette structure qui nous tient à cœur.
Nous souhaitons le meilleur au GES Reliance.
Le 9 juillet 2016 à Sainte Tulle,
Le Collectif des Amis de Porte Accueil.

Nous exigeons que le CA du GROUPEMENT d'ECONOMIE SOLIDAIRE GES-RELIANCE prenne ses responsabilités de toute urgence, en garantissant la santé et la sécurité de ses salariés face à un DG mal traitant voire harceleur.

Le CA doit prendre dans les plus brefs délais les mesures qui s'imposent afin d'assurer la protection des salariés en terme de risques psychosociaux, comme la loi l'y oblige. La situation n'a que trop duré.

SOUTIEN au COLLECTIF de salariés et d'anciens salariés en lutte au sein du groupement du GES-RELIANCE 

 Le 29 mars dernier, plusieurs salariés du Groupement d’économie solidaire (GES) Reliance se sont mis en grève pour dénoncer la souffrance au travail dont ils sont…La situation depuis de nombreuses années : Nous souffrons d'une direction générale qui semble toute puissante, qui ne nous considère pas, et qui exerce des pressions et de l'intimidation sur certains collègues. Plusieurs collègues impliqués et compétents sont sortis en larmes du bureau de la direction. De nombreux salariés font le choix de partir, pour se tirer de là. D'autres se retrouvent brisés, en congé longue maladie pour dépression. La conséquence de cette situation est un turn over important des permanents."

Nouveau témoignage d'une ancienne salariée : Madame TISSIER Psychologue à Porte Accueil - GES RELIANCE
Il débute à 32mn http://www.zinzine.domainepublic.net/infos/vendredi.mp3?b98ff6195ebf0433d47b22cc84896815

 

 

Pour vous informer :

 

http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?breve131

 

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-10421-a-sainte-tulle-devant-la-souffrance-des-salaries-direction-du-groupement-reliance-entend-renouer-dialogue-.html

http://solidarites04.free.fr/spip.php?article209

http://www.lamarseillaise.fr/alpes/social/47425-sainte-tulle-climat-sous-tension-a-porte-accueil​ 

http://www.oscarsante.org/actions/oscars_detail_fiche.php?ref=25421&titre=accompagnement-souffrance-psychique

 

http://www.revolutionpermanente.fr/Comment-ma-vie-a-bascule-harcelement-mise-au-placard-j-ai-pense-a-mettre-fin-a-mes-jours

 

 

La création du collectif : `

Tout ce mal-être, cette souffrance, et cette colère s'accumulent au fil des pressions et des décisions unilatérales et brutales de la DG (comme la suppression du maintien de salaire en cas d'arrêt maladie décidée soudainement en juin 2015 alors même que l'un de nos collègues est en longue maladie).

En date du 3 avril 2016 un petit état des lieux de la situation qui a débouché́ sur les actions de cette semaine, et sur la médiatisation de notre combat.

1) La situation depuis de nombreuses années : Nous souffrons d'une direction générale qui semble toute puissante, qui ne nous considère pas, et qui exerce des pressions et de l'intimidation sur certains collègues. Plusieurs collègues impliqués et compétents sont sortis en larmes du bureau de la direction. De nombreux salariés font le choix de partir, pour se tirer de là. D'autres se retrouvent brisés, en congé longue maladie pour dépression. La conséquence de cette situation est un turn-over important des permanents. La Médecine du travail a été́ dépositaire du témoignage de plusieurs salariés, et a sollicité la direction pour un partenariat. Aucune suite n'a été́ donnée. Les méthodes de management de la DG depuis au moins 2009 ont été́ mises en cause dans deux courriers des délégués du personnel du CHRS de Porte Accueil adressés au CA le 12/09/12 et le 16/03/14.

2) Nous avons, en août 2015, cherché à contacter notre employeur directement, pour lui signifier que la situation en terme de risques psycho-sociaux au sein du groupement est critique.
Le courrier fondateur de notre collectif, daté du 20/08/15 comprend la liste de 34 signataires : 18 salariés actuels, et 16 ex-salariés du groupement. Il alerte sur le mode de management de notre groupement et la souffrance au travail.

3) La reconnaissance du collectif en octobre2015 : Un mois et demi après, le 13/10/15, le CA a finalement reçu une délégation de salariés du collectif. Ce soir là, la délégation a remis au CA un document rassemblant les demandes du collectif, et elle a pu s'exprimer et témoigner oralement du vécu des salariés.

4) Les réponses apportées par le CA à nos demandes en décembre 2015: Des réunions par structures réunissant les salariés, la direction, et des membres du CA ont eu lieu entre le 4 et le 8 décembre 2016. Le CA y a réaffirmé́ son soutien au directeur général.
La création de notre collectif nous a permis d'obtenir :
- qu'une adresse mail soit créée pour pouvoir contacter directement la présidence, chose impossible jusqu'à présent.

- qu'après avoir passés 3 ans sans déléguées du personnel à « Ressourcerie Haute Provence », des élections de délégués du personnel soient programmées pour février 2016 (ensuite reportées aux 15 et 29 avril 2016).
- que le taux de remboursement des frais de déplacement légal soit dorénavant appliqué.

- qu'une sortie des locaux vétustes et très loin des normes soit promise pour le 1er semestre 2016. Le groupement s'est donc remis dans la légalité́ sur ces points. Par contre, nous avions demandé un partenariat avec la Médecine du travail qui a été́ refusé. À la place, il nous a été́ proposé un psychologue de travail et une analyse de pratique, ce que nous avons décliné́ car cela ne correspond pas à notre besoin. Pour ce qui est de la prise en compte de notre alerte concernant le mode de management, qui fait depuis le 20/08/15 l'objet de tous nos textes, nous n'avons pas été́ entendu.  Aucun salarié n'a été́ reçu, et nos propos ont été́ qualifiés d'allégations. Lors de ces réunions également, le directeur s'est plaint oralement, disant qu'il avait été́ « touché » par ce qui avait été́ dit sur lui, et qu'il chercherait « les meneurs »... Il s'agit de propos menaçants.

5) Les suites de janvier à mars 2016 : Le collectif a été́ plus discret, car nous considérions que l'élection de délégués du personnels permettrait de poursuivre les discussions rapidement. D'autre part,

6) La direction ne décolère pas:  
Elle a questionné les uns et les autres, installant une grosse pression, dans le but d'identifier les meneurs ». Deux collègues ont décidé́ de présenter leur candidature lors des élections de délégués du personnel : Mr Grassies et Mr Latbi. Cette intention a été́ exprimée oralement au directeur adjoint en réunion d'équipe le 18/03/16. Les évènements qui ont déclenché́ le mouvement de grève. Le mardi 22 mars 2016 au matin, le directeur général et le directeur adjoint, accompagnés d'un huissier, se sont présentés sur le lieu de travail de Mr Grassies et lui ont signifié sa mise à pied. L'huissier a été prié de constater que la lettre émanant d'un éducateur en arrêt maladie, salarié du groupement, et adressé au CA, a été imprimé depuis l'ordinateur du site . Le courrier remis à notre collègue mentionne sa convocation à un entretien préalable à une éventuelle rupture de contrat le jeudi 31 mars 2016. Il s'agit d'une mise à pied conservatoire, qui indique l'intention de déboucher sur un licenciement pour faute grave ou lourde. Notre collègue n'en ayant commis aucune, nous avons compris qu'il s'agissait de représailles pour la constitution du collectif, et d'une volonté́ de se débarrasser de Mr Grassies avant qu'il ne puisse être élu délégué́ du personnel. Notre direction prouve là encore qu'elle se croit toute puissante, au dessus même du code du travail, et cet évènement a accentué le sentiment de peur et d'insécurité́ chez de nombreux collègues. Afin d'exiger le respect du code du travail, le respect des salariés, afin de soutenir notre collègue, et surtout afin de solliciter une réaction de notre CA nous avons décidé́, à quelques uns, de nous mettre en grève. Notons que beaucoup n'ont pas osé rejoindre ce mouvement, de peur d'être isolé, remarqué, et d'être la prochaine cible du DG. 
7) La grève du mardi 29/03/16 
Le vendredi 25/03/16, nous avons envoyé́ un courrier au CA en signifiant notre intention de faire grève et en réclament une rencontre. 
Le 29, nous avons tenu le piquet de grève de 8h à 17h30 en présence des médias. Nous avons reçu le soutien du syndicat CGT dont plusieurs collègues sont adhérents, mais aussi des collègues en arrêts maladie qui retrouvent dans ce mouvement un peu de leur dignité́ piétinée par la direction générale, et de nombreux anciens salariés qui se sont libérés pour venir témoigner de leur vécu au GES-Reliance. Enfin, de nombreux citoyens, clients et donateurs ont manifesté leur solidarité́ avec notre démarche, et leur indignation face aux abus que nous 
vivons, dans une structure qui avait leur confiance et qu'ils croyaient porter les valeurs de l'économie sociale et solidaire, et du monde associatif. 
Nous avons décliné́ le soutien proposé par certains salariés en insertion. C'était pour nous une question d'éthique professionnelle que de laisser ces personnes fragiles hors de cause. Deux membres du CA sont venus sur le piquet de grève, continuant à ce moment de soutenir la direction générale devant les médias. Ils ont refusé d'accéder à la demande de rencontre émise par les grévistes.

8) La grève du jeudi 31/03/16 au matin, et l'entretien de Mr Grassies 
Nous nous sommes à nouveau mis en grève pour manifester notre soutien à notre collègue pendant son entretien, et surtout pour continuer de signifier au CA que la direction lui faisait porter la responsabilité́ d'une procédure qui est une atteinte grave au code du travail. Des 
collègues en arrêt maladie, des militants de la CGT, quelques citoyens et des médias étaient à nouveau présents. Au cours de cet entretien, Mr Grassies était accompagné par un conseiller du salarié de la CGT. 
Le motif de sa mise à pied conservatoire lui a été́ indiqué :il a laissé son collègue imprimer un courrier pour le CA depuis son poste un salarié en insertion aurait témoigné́ que deux pièces de deux euros auraient 
disparues en février dernier lors d'un encaissement. Découvrir que de si pales accusations ont débouché́ sur une mise à pied conservatoire serait 
risible si ça n'était pas si triste. Devant les caméras, notre directeur affirme comprendre que « les salariés disent 'on n'a pas les moyens, on n'y arrive pas' ». Qui nous a entendu dire cela 20/08/15 que la direction a des méthodes de management abusives qui mettent les salariés en ? Nous disons depuis le courrier du souffrance. Et Mr le directeur de mettre ça sur le dos de manque de financements ! Le respect des salariés n'est pas un projet à financer, monsieur, c'est une attitude professionnelle que vous 
n'avez pas. Le CA va-t-il assumer la responsabilité́ devant les prudhommes des caprices de Monsieur le directeur général? 
Le jeudi 31/03/16 au soir, deux membres du CA sont venus nous inviter à une rencontre pour le vendredi 1/04/16 à 17h30. Ayant déjà̀ un rdv à l'inspection du travail, nous avons proposé de décaler cette rencontre au lundi 4/04/16 ou au mardi 5/04/16. 
A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous attendons une réponse du CA. 

 

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Nora AIT OUDEILanceur de pétition
Cette pétition avait 369 signataires

Le problème

Communiqué du collectif des amis de porte accueil :

COLLECTIF DES AMIS DE PORTE ACCUEIL
Communiqué de presse du 9 juillet 2016
Lors de l'Assemblée Générale du GES-Reliance le 28/06/2016, le Directeur de la DIRECCTE
s'est déplacé en personne, démontrant l'importance de trouver une résolution à la crise que traverse le
GES. Après avoir reçu une délégation du Collectif de salariés reconnu comme interlocuteur, ainsi que
des membres du Conseil d'Administration, il est venu proposer en Assemblée Générale une solution tout
autre que celle que le CA avait commencé à mettre en œuvre. Le CA avait choisi une médiatrice mais la
DIRECCTE a proposé l'intervention d'ARESO, qui va bien plus loin, par son dispositif d' « Appui aux
Relations Sociales ». Ce dispositif a été validé par l'Assemblée Générale, ce que nous saluons.
– Cette décision va dans le sens de ce que nous espérions et nous avons donc déclaré devant la
presse que notre Collectif des Amis de Porte Accueil se mettrait en retrait pour permettre le
bon déroulement de ce dispositif. Nous avons tenu cet engagement depuis.
– De leur côté, les salariés présents se sont déclarés très satisfaits de cette grande avancée après
des mois d'impasse.
– Le Collectif de salariés a considéré cette avancée comme un début de sortie de crise et se fait
discret en l'attente de la mise en place du dispositif.
– Un adhérent du GES, Pierre Dufour, qui était intervenu pendant l'AG en faveur d'une solution de
médiation, s'est lui aussi déclaré optimiste à la condition que CA, direction et salariés soient dans
des dispositions d'écoute et se rejoignent dans un objectif commun de sortir le GES de ce conflit.
Il a d'ailleurs ce jour envoyé un courrier en ce sens, en PJ.
À notre grand étonnement, un communiqué de presse du Conseil d'Administration en date du
6 juillet 2016 semble montrer que le CA est donc le seul à persévérer dans une posture d'affrontement
alors que les salariés, les adhérents, le Collectif de salariés et celui des Amis de Porte Accueil se
félicitent d'être entrés dans une nouvelle étape sur le chemin de l'apaisement.
Ce communiqué nécessite deux mises au point de notre part.
– Nous affirmons qu'aucune violence n'a eu lieu ni pendant ni après l'AG. Nombreux sont ceux qui
peuvent en témoigner, et l'agent des services de renseignements du territoire le confirmera sans
aucun doute.
– Nous nous permettons d'autre part de requalifier le terme de « campagne de dénigrement » en
« campagne d'information » car nous avons simplement relayé des informations :
- les témoignages de souffrance exprimes par de très nombreux salariés et ex salariés
- les courriers du CA qui prennent à partie des salariés, et dont le dernier en date du 2 juin était
illégal, en PJ.
Enfin, concluons ce communiqué par une interrogation :
Nous entendons le soutien du CA à l'un de ses salariés en arrêt maladie pour 15 jours et nous
nous félicitons de sa considération et de son empathie envers son personnel.
Le CA manifestera-t-il par un prochain communiqué le même soutien et la même sollicitude
– aux salariés qui ont évoqué auprès de lui leur souffrance au travail,
– aux salariés qui ont été récemment en arrêt maladie,
– et tout particulièrement à celui qui est arrêté depuis plus de 14 mois, sans maintien de salaire, et
qui a demandé à être reçu sans recevoir aucune réponse ?
Le collectif des Amis de Porte Accueil est serein. Nous souscrivons totalement au courrier de
Monsieur Dufour. Nous continuerons de rester en retrait et en observation. Nous espérons qu'avec les
salariés, les adhérents, le Collectif des salariés et celui des Amis de Porte Accueil qui ont déjà franchi ce
pas, le CA et la direction sortiront de leur posture d'affrontement et partageront une volonté de dialogue
constructif pour bénéficier au mieux du dispositif ARESO.
Nous resterons vigilants et nous souhaitons une solution qui permettra un retour du droit et du
respect au sein de cette structure qui nous tient à cœur.
Nous souhaitons le meilleur au GES Reliance.
Le 9 juillet 2016 à Sainte Tulle,
Le Collectif des Amis de Porte Accueil.

Nous exigeons que le CA du GROUPEMENT d'ECONOMIE SOLIDAIRE GES-RELIANCE prenne ses responsabilités de toute urgence, en garantissant la santé et la sécurité de ses salariés face à un DG mal traitant voire harceleur.

Le CA doit prendre dans les plus brefs délais les mesures qui s'imposent afin d'assurer la protection des salariés en terme de risques psychosociaux, comme la loi l'y oblige. La situation n'a que trop duré.

SOUTIEN au COLLECTIF de salariés et d'anciens salariés en lutte au sein du groupement du GES-RELIANCE 

 Le 29 mars dernier, plusieurs salariés du Groupement d’économie solidaire (GES) Reliance se sont mis en grève pour dénoncer la souffrance au travail dont ils sont…La situation depuis de nombreuses années : Nous souffrons d'une direction générale qui semble toute puissante, qui ne nous considère pas, et qui exerce des pressions et de l'intimidation sur certains collègues. Plusieurs collègues impliqués et compétents sont sortis en larmes du bureau de la direction. De nombreux salariés font le choix de partir, pour se tirer de là. D'autres se retrouvent brisés, en congé longue maladie pour dépression. La conséquence de cette situation est un turn over important des permanents."

Nouveau témoignage d'une ancienne salariée : Madame TISSIER Psychologue à Porte Accueil - GES RELIANCE
Il débute à 32mn http://www.zinzine.domainepublic.net/infos/vendredi.mp3?b98ff6195ebf0433d47b22cc84896815

 

 

Pour vous informer :

 

http://lacanardesauvage.free.fr/spip.php?breve131

 

http://www.hauteprovenceinfo.com/article-10421-a-sainte-tulle-devant-la-souffrance-des-salaries-direction-du-groupement-reliance-entend-renouer-dialogue-.html

http://solidarites04.free.fr/spip.php?article209

http://www.lamarseillaise.fr/alpes/social/47425-sainte-tulle-climat-sous-tension-a-porte-accueil​ 

http://www.oscarsante.org/actions/oscars_detail_fiche.php?ref=25421&titre=accompagnement-souffrance-psychique

 

http://www.revolutionpermanente.fr/Comment-ma-vie-a-bascule-harcelement-mise-au-placard-j-ai-pense-a-mettre-fin-a-mes-jours

 

 

La création du collectif : `

Tout ce mal-être, cette souffrance, et cette colère s'accumulent au fil des pressions et des décisions unilatérales et brutales de la DG (comme la suppression du maintien de salaire en cas d'arrêt maladie décidée soudainement en juin 2015 alors même que l'un de nos collègues est en longue maladie).

En date du 3 avril 2016 un petit état des lieux de la situation qui a débouché́ sur les actions de cette semaine, et sur la médiatisation de notre combat.

1) La situation depuis de nombreuses années : Nous souffrons d'une direction générale qui semble toute puissante, qui ne nous considère pas, et qui exerce des pressions et de l'intimidation sur certains collègues. Plusieurs collègues impliqués et compétents sont sortis en larmes du bureau de la direction. De nombreux salariés font le choix de partir, pour se tirer de là. D'autres se retrouvent brisés, en congé longue maladie pour dépression. La conséquence de cette situation est un turn-over important des permanents. La Médecine du travail a été́ dépositaire du témoignage de plusieurs salariés, et a sollicité la direction pour un partenariat. Aucune suite n'a été́ donnée. Les méthodes de management de la DG depuis au moins 2009 ont été́ mises en cause dans deux courriers des délégués du personnel du CHRS de Porte Accueil adressés au CA le 12/09/12 et le 16/03/14.

2) Nous avons, en août 2015, cherché à contacter notre employeur directement, pour lui signifier que la situation en terme de risques psycho-sociaux au sein du groupement est critique.
Le courrier fondateur de notre collectif, daté du 20/08/15 comprend la liste de 34 signataires : 18 salariés actuels, et 16 ex-salariés du groupement. Il alerte sur le mode de management de notre groupement et la souffrance au travail.

3) La reconnaissance du collectif en octobre2015 : Un mois et demi après, le 13/10/15, le CA a finalement reçu une délégation de salariés du collectif. Ce soir là, la délégation a remis au CA un document rassemblant les demandes du collectif, et elle a pu s'exprimer et témoigner oralement du vécu des salariés.

4) Les réponses apportées par le CA à nos demandes en décembre 2015: Des réunions par structures réunissant les salariés, la direction, et des membres du CA ont eu lieu entre le 4 et le 8 décembre 2016. Le CA y a réaffirmé́ son soutien au directeur général.
La création de notre collectif nous a permis d'obtenir :
- qu'une adresse mail soit créée pour pouvoir contacter directement la présidence, chose impossible jusqu'à présent.

- qu'après avoir passés 3 ans sans déléguées du personnel à « Ressourcerie Haute Provence », des élections de délégués du personnel soient programmées pour février 2016 (ensuite reportées aux 15 et 29 avril 2016).
- que le taux de remboursement des frais de déplacement légal soit dorénavant appliqué.

- qu'une sortie des locaux vétustes et très loin des normes soit promise pour le 1er semestre 2016. Le groupement s'est donc remis dans la légalité́ sur ces points. Par contre, nous avions demandé un partenariat avec la Médecine du travail qui a été́ refusé. À la place, il nous a été́ proposé un psychologue de travail et une analyse de pratique, ce que nous avons décliné́ car cela ne correspond pas à notre besoin. Pour ce qui est de la prise en compte de notre alerte concernant le mode de management, qui fait depuis le 20/08/15 l'objet de tous nos textes, nous n'avons pas été́ entendu.  Aucun salarié n'a été́ reçu, et nos propos ont été́ qualifiés d'allégations. Lors de ces réunions également, le directeur s'est plaint oralement, disant qu'il avait été́ « touché » par ce qui avait été́ dit sur lui, et qu'il chercherait « les meneurs »... Il s'agit de propos menaçants.

5) Les suites de janvier à mars 2016 : Le collectif a été́ plus discret, car nous considérions que l'élection de délégués du personnels permettrait de poursuivre les discussions rapidement. D'autre part,

6) La direction ne décolère pas:  
Elle a questionné les uns et les autres, installant une grosse pression, dans le but d'identifier les meneurs ». Deux collègues ont décidé́ de présenter leur candidature lors des élections de délégués du personnel : Mr Grassies et Mr Latbi. Cette intention a été́ exprimée oralement au directeur adjoint en réunion d'équipe le 18/03/16. Les évènements qui ont déclenché́ le mouvement de grève. Le mardi 22 mars 2016 au matin, le directeur général et le directeur adjoint, accompagnés d'un huissier, se sont présentés sur le lieu de travail de Mr Grassies et lui ont signifié sa mise à pied. L'huissier a été prié de constater que la lettre émanant d'un éducateur en arrêt maladie, salarié du groupement, et adressé au CA, a été imprimé depuis l'ordinateur du site . Le courrier remis à notre collègue mentionne sa convocation à un entretien préalable à une éventuelle rupture de contrat le jeudi 31 mars 2016. Il s'agit d'une mise à pied conservatoire, qui indique l'intention de déboucher sur un licenciement pour faute grave ou lourde. Notre collègue n'en ayant commis aucune, nous avons compris qu'il s'agissait de représailles pour la constitution du collectif, et d'une volonté́ de se débarrasser de Mr Grassies avant qu'il ne puisse être élu délégué́ du personnel. Notre direction prouve là encore qu'elle se croit toute puissante, au dessus même du code du travail, et cet évènement a accentué le sentiment de peur et d'insécurité́ chez de nombreux collègues. Afin d'exiger le respect du code du travail, le respect des salariés, afin de soutenir notre collègue, et surtout afin de solliciter une réaction de notre CA nous avons décidé́, à quelques uns, de nous mettre en grève. Notons que beaucoup n'ont pas osé rejoindre ce mouvement, de peur d'être isolé, remarqué, et d'être la prochaine cible du DG. 
7) La grève du mardi 29/03/16 
Le vendredi 25/03/16, nous avons envoyé́ un courrier au CA en signifiant notre intention de faire grève et en réclament une rencontre. 
Le 29, nous avons tenu le piquet de grève de 8h à 17h30 en présence des médias. Nous avons reçu le soutien du syndicat CGT dont plusieurs collègues sont adhérents, mais aussi des collègues en arrêts maladie qui retrouvent dans ce mouvement un peu de leur dignité́ piétinée par la direction générale, et de nombreux anciens salariés qui se sont libérés pour venir témoigner de leur vécu au GES-Reliance. Enfin, de nombreux citoyens, clients et donateurs ont manifesté leur solidarité́ avec notre démarche, et leur indignation face aux abus que nous 
vivons, dans une structure qui avait leur confiance et qu'ils croyaient porter les valeurs de l'économie sociale et solidaire, et du monde associatif. 
Nous avons décliné́ le soutien proposé par certains salariés en insertion. C'était pour nous une question d'éthique professionnelle que de laisser ces personnes fragiles hors de cause. Deux membres du CA sont venus sur le piquet de grève, continuant à ce moment de soutenir la direction générale devant les médias. Ils ont refusé d'accéder à la demande de rencontre émise par les grévistes.

8) La grève du jeudi 31/03/16 au matin, et l'entretien de Mr Grassies 
Nous nous sommes à nouveau mis en grève pour manifester notre soutien à notre collègue pendant son entretien, et surtout pour continuer de signifier au CA que la direction lui faisait porter la responsabilité́ d'une procédure qui est une atteinte grave au code du travail. Des 
collègues en arrêt maladie, des militants de la CGT, quelques citoyens et des médias étaient à nouveau présents. Au cours de cet entretien, Mr Grassies était accompagné par un conseiller du salarié de la CGT. 
Le motif de sa mise à pied conservatoire lui a été́ indiqué :il a laissé son collègue imprimer un courrier pour le CA depuis son poste un salarié en insertion aurait témoigné́ que deux pièces de deux euros auraient 
disparues en février dernier lors d'un encaissement. Découvrir que de si pales accusations ont débouché́ sur une mise à pied conservatoire serait 
risible si ça n'était pas si triste. Devant les caméras, notre directeur affirme comprendre que « les salariés disent 'on n'a pas les moyens, on n'y arrive pas' ». Qui nous a entendu dire cela 20/08/15 que la direction a des méthodes de management abusives qui mettent les salariés en ? Nous disons depuis le courrier du souffrance. Et Mr le directeur de mettre ça sur le dos de manque de financements ! Le respect des salariés n'est pas un projet à financer, monsieur, c'est une attitude professionnelle que vous 
n'avez pas. Le CA va-t-il assumer la responsabilité́ devant les prudhommes des caprices de Monsieur le directeur général? 
Le jeudi 31/03/16 au soir, deux membres du CA sont venus nous inviter à une rencontre pour le vendredi 1/04/16 à 17h30. Ayant déjà̀ un rdv à l'inspection du travail, nous avons proposé de décaler cette rencontre au lundi 4/04/16 ou au mardi 5/04/16. 
A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous attendons une réponse du CA. 

 

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Nora AIT OUDEILanceur de pétition

Les décisionnaires

TESTE Yvette
TESTE Yvette
Présidente du Conseil d'administration
CHARPY
CHARPY
Administrateur
DERANSART
DERANSART
Administrateur
La Pésidente et le CA
La Pésidente et le CA

Mises à jour sur la pétition