Condamnons la justice française et crions ensemble #NotreOhrage !

Signataires récents:
Christine MALOSSE et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Aidez Clara à condamner la Justice Française qui laisse les violences sexuelles impunies et brise les victimes !

TW violences sexuelles 

Je m'appelle Clara, en avril 2022 j’ai vécu le procès en Cour d’Assises contre mon violeur, et je dénonce un déni de Justice grave commis par le système judiciaire français.

J’ai fait recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et ma plainte a été retenue alors 85% d’entre elles sont rejetées. C’est une première victoire !  

Dans les mois suivants, 7 autres victimes ont porté plainte contre la France auprès de la CEDH, pour dénoncer la double peine que la justice leur a fait subir pendant toute leur procédure juridique, suite à leur plainte pour violences sexuelles : refus de plainte, ⁠⁠non condamnation d’actes sexuels non consensuels, victimisation secondaire, ⁠⁠jugements se basant sur des préjugés sexistes, procédure aux délais déraisonnablement longs, confrontation avec son agresseur…

La France est mise en cause depuis mars 2023 et le verdict tombera fin 2024/début 2025.

Cette affaire est historique et on a besoin qu’elle fasse du BRUIT ! Nous n’attendrons pas le verdict pour condamner nous même la France !

J’ai été violée en 2018 par un homme que je considérais à l’époque comme mon ami. Nous avions 18 ans. En avril 2022, le procès a eu lieu après 4 ans d’attente. La décision du jugement m’a finalement condamnée à vivre en sachant que l’homme qui m’a violée restera impuni, libre de recommencer et de violer de nouveau. Mon cas n’est pas un cas isolé : il révèle une incapacité structurelle de la France à traiter dignement les victimes de violences sexuelles et à leur rendre justice. 

Les éléments qui incriminent mon violeur sont accablants, mais le tribunal les a balayés d’un revers de main. Lors du viol en 2018, je dormais lorsqu’il m’a retournée et pénétrée une première fois, et il avoue lui-même ne pas s’être posé la question de mon consentement. De la morphine a été retrouvée dans mes urines, ce qui démontre que quelqu’un m’a droguée à mon insu, ce que la Cour a tout simplement ignoré car l’expert toxicologue était absent. Pire encore, l’examen gynécologique apporte des preuves de blessures graves qui correspondent à mon témoignage, ce que l’avocat de mon violeur justifiera par le fait que ce dernier a un “énorme engin”. Il m’avait déjà agressée sexuellement en classe de 3e, et le fait que je lui ai pardonné a été retenu contre moi. Une autre victime d’agression sexuelle dans les mêmes circonstances a été entendue par les policiers, mais n’a pas été convoquée par la Cour. L’aspect récidiviste semble pourtant évident.

La Cour le croit sincère quand il dit ne pas s’être rendu compte de mon absence de consentement. Alors que nous n’avions jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, qu’aucune parole n’a été échangée avant les pénétrations, que j’étais manifestement dans un état de sommeil profond lorsque la première a débuté, qu’il a pris seul la décision de la pénétration sans préservatif - sans prendre en compte un risque de grossesse ou de transmission de MST - et que j’étais dans un état de faiblesse lié à la présence de morphine dans mon sang, il a été innocenté. Les quelques cris étouffés que j’ai laissé échapper ont été interprété comme des “gémissements de plaisir”, par les amis d’Hugo, présents dans la pièce d’à côté, ce qui, selon le tribunal, est suffisant pour qu’il y ai un doute, qui doit toujours profiter à l’accusé. Il est indécent qu’un déni de justice aussi grave, soit aujourd’hui perpétré par la Cour d’Assises en France. 

Les questions récurrentes sur mon comportement, la manière dont j’étais habillée, mes relations avec mes ex, et les remises en question parfois violentes de ma parole montrent qu’aujourd’hui encore, la culture du viol est omniprésente en France, particulièrement dans les procès pour viol. Alors que mon violeur n’a tenu aucune explication cohérente de ses agissements lors de son témoignage à la barre ou lors de l’enquête, les arguments de la défense invoquaient la taille de son pénis pour justifier les blessures, ainsi que son peu d’expérience sexuelle pour justifier des pénétrations imposées et répétées à plusieurs intervalles le long d’une nuit entière sur une femme totalement passive, pour ne pas dire amorphe. Alors que l’avocat général l’a estimé coupable et a recommandé une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis, les jurés n’ont aucunement pris en compte son avis, décidant de l’acquitter et rédigeant des motivations pourtant incohérentes et en contradiction totale avec plusieurs éléments du dossier. Ils considèrent finalement que ce crime a eu lieu car “il s’est trompé de bonne foi”.

Aujourd’hui, il est temps que les lois en France concernant les violences sexuelles évoluent. 

Il est temps que la Justice dispose de textes clairs et précis en la matière, avec lesquels il n’est plus possible de bafouer le principe de consentement. 

Il est temps que les procès eux-mêmes respectent les Droits de l’Homme, et qu’ils ne soient plus le théâtre d’une culture du viol aberrante.

Il est temps que les victimes de violences sexistes et sexuelles soient dignement accompagnées lors des procédures judiciaires, et qu’elles ne subissent plus la double peine du viol et de la procédure. 

Pour ces raisons, le procès s'est déroulé en bafouant un grand nombre de mes droits selon la Convention Européenne des Droits de l'Homme. En faisant un recours auprès d’elle, nous nous sommes donné les chances de voir un jour peut-être les lois françaises en matière de violences sexuelles évoluer. Si la condamnation a lieu, on espère que des milliers de victimes de violences sexuelles seront davantage respectées dans ce pays. Aidez-moi à leur montrer que je ne me bats pas seule face à cette injustice, en partageant un maximum et en signant cette pétition, qui donnera du poids à ma plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. 

Pour plus d'informations sur tout le déroulé de la procédure et pour plus de détails sur les faits, vous pouvez regarder mon compte Instagram @surviv_hante
https://www.instagram.com/surviv_hante/

Signataires officiel.le.s de la pétition : 

Le collectif "Notre Ohrage".

La Pride des Banlieues, association. 

Louise Dubray (Louisadonna), chanteuse, psychologue, militante.

Aude Darlet, plaignante contre PPDA.

Blanche Sabbah (La Nuit remue Paris), illustratrice.

Mathilde Caillard (Mc Danse pour le climat), techno-activiste.

Le collectif "Planète Boum Boum".

Sarah Legrain, députée de la 16ème circonscription (Paris) - NFP.

Manon Aubry, députée au parlement européen - LFI.

Charlotte Arnould, comédienne, danseuse et militante pour les droits des femmes et des enfants.

Sam Cottet (appelle.moi.sam), créateur de contenu et photographe.

Sohan Pague, acteur. 

Samboy, autrice et illustratrice.

Vipulan Puvaneswaran, militant pour le climat.

Soan Eloy, militant.

Les révolté.e.s, Podcast Féministe. 

Paulina Spucches, dessinatrice de BD.

Collages Féminicides Paris (CFP).

Roxane Nonque, fondatrice du média Dearlobbies.

MAG Jeunes LGBT+, association

Ondine Martinez, créatrice de contenu (ondinema, elogedelacuriosite.com) 

Les callisto  association de lutte contre les violences dans le milieu des arts vivants).

Le Parti Queer Anticapitaliste.

Stop Harcèlement de rue, association 

Action Féministe Tours.

Collages Féministes Boulogne.

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Clara ACHOURLanceur de pétitionMilitante Instagram @surviv_hante

51 031

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Je m'appelle Clara, en avril 2022 j’ai vécu le procès en Cour d’Assises contre mon violeur, et je dénonce un déni de Justice grave commis par le système judiciaire français.

J’ai fait recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et ma plainte a été retenue alors 85% d’entre elles sont rejetées. C’est une première victoire !  

Dans les mois suivants, 7 autres victimes ont porté plainte contre la France auprès de la CEDH, pour dénoncer la double peine que la justice leur a fait subir pendant toute leur procédure juridique, suite à leur plainte pour violences sexuelles : refus de plainte, ⁠⁠non condamnation d’actes sexuels non consensuels, victimisation secondaire, ⁠⁠jugements se basant sur des préjugés sexistes, procédure aux délais déraisonnablement longs, confrontation avec son agresseur…

La France est mise en cause depuis mars 2023 et le verdict tombera fin 2024/début 2025.

Cette affaire est historique et on a besoin qu’elle fasse du BRUIT ! Nous n’attendrons pas le verdict pour condamner nous même la France !

J’ai été violée en 2018 par un homme que je considérais à l’époque comme mon ami. Nous avions 18 ans. En avril 2022, le procès a eu lieu après 4 ans d’attente. La décision du jugement m’a finalement condamnée à vivre en sachant que l’homme qui m’a violée restera impuni, libre de recommencer et de violer de nouveau. Mon cas n’est pas un cas isolé : il révèle une incapacité structurelle de la France à traiter dignement les victimes de violences sexuelles et à leur rendre justice. 

Les éléments qui incriminent mon violeur sont accablants, mais le tribunal les a balayés d’un revers de main. Lors du viol en 2018, je dormais lorsqu’il m’a retournée et pénétrée une première fois, et il avoue lui-même ne pas s’être posé la question de mon consentement. De la morphine a été retrouvée dans mes urines, ce qui démontre que quelqu’un m’a droguée à mon insu, ce que la Cour a tout simplement ignoré car l’expert toxicologue était absent. Pire encore, l’examen gynécologique apporte des preuves de blessures graves qui correspondent à mon témoignage, ce que l’avocat de mon violeur justifiera par le fait que ce dernier a un “énorme engin”. Il m’avait déjà agressée sexuellement en classe de 3e, et le fait que je lui ai pardonné a été retenu contre moi. Une autre victime d’agression sexuelle dans les mêmes circonstances a été entendue par les policiers, mais n’a pas été convoquée par la Cour. L’aspect récidiviste semble pourtant évident.

La Cour le croit sincère quand il dit ne pas s’être rendu compte de mon absence de consentement. Alors que nous n’avions jamais eu de relation amoureuse ou sexuelle, qu’aucune parole n’a été échangée avant les pénétrations, que j’étais manifestement dans un état de sommeil profond lorsque la première a débuté, qu’il a pris seul la décision de la pénétration sans préservatif - sans prendre en compte un risque de grossesse ou de transmission de MST - et que j’étais dans un état de faiblesse lié à la présence de morphine dans mon sang, il a été innocenté. Les quelques cris étouffés que j’ai laissé échapper ont été interprété comme des “gémissements de plaisir”, par les amis d’Hugo, présents dans la pièce d’à côté, ce qui, selon le tribunal, est suffisant pour qu’il y ai un doute, qui doit toujours profiter à l’accusé. Il est indécent qu’un déni de justice aussi grave, soit aujourd’hui perpétré par la Cour d’Assises en France. 

Les questions récurrentes sur mon comportement, la manière dont j’étais habillée, mes relations avec mes ex, et les remises en question parfois violentes de ma parole montrent qu’aujourd’hui encore, la culture du viol est omniprésente en France, particulièrement dans les procès pour viol. Alors que mon violeur n’a tenu aucune explication cohérente de ses agissements lors de son témoignage à la barre ou lors de l’enquête, les arguments de la défense invoquaient la taille de son pénis pour justifier les blessures, ainsi que son peu d’expérience sexuelle pour justifier des pénétrations imposées et répétées à plusieurs intervalles le long d’une nuit entière sur une femme totalement passive, pour ne pas dire amorphe. Alors que l’avocat général l’a estimé coupable et a recommandé une peine de cinq ans d’emprisonnement avec sursis, les jurés n’ont aucunement pris en compte son avis, décidant de l’acquitter et rédigeant des motivations pourtant incohérentes et en contradiction totale avec plusieurs éléments du dossier. Ils considèrent finalement que ce crime a eu lieu car “il s’est trompé de bonne foi”.

Aujourd’hui, il est temps que les lois en France concernant les violences sexuelles évoluent. 

Il est temps que la Justice dispose de textes clairs et précis en la matière, avec lesquels il n’est plus possible de bafouer le principe de consentement. 

Il est temps que les procès eux-mêmes respectent les Droits de l’Homme, et qu’ils ne soient plus le théâtre d’une culture du viol aberrante.

Il est temps que les victimes de violences sexistes et sexuelles soient dignement accompagnées lors des procédures judiciaires, et qu’elles ne subissent plus la double peine du viol et de la procédure. 

Pour ces raisons, le procès s'est déroulé en bafouant un grand nombre de mes droits selon la Convention Européenne des Droits de l'Homme. En faisant un recours auprès d’elle, nous nous sommes donné les chances de voir un jour peut-être les lois françaises en matière de violences sexuelles évoluer. Si la condamnation a lieu, on espère que des milliers de victimes de violences sexuelles seront davantage respectées dans ce pays. Aidez-moi à leur montrer que je ne me bats pas seule face à cette injustice, en partageant un maximum et en signant cette pétition, qui donnera du poids à ma plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. 

Pour plus d'informations sur tout le déroulé de la procédure et pour plus de détails sur les faits, vous pouvez regarder mon compte Instagram @surviv_hante
https://www.instagram.com/surviv_hante/

Signataires officiel.le.s de la pétition : 

Le collectif "Notre Ohrage".

La Pride des Banlieues, association. 

Louise Dubray (Louisadonna), chanteuse, psychologue, militante.

Aude Darlet, plaignante contre PPDA.

Blanche Sabbah (La Nuit remue Paris), illustratrice.

Mathilde Caillard (Mc Danse pour le climat), techno-activiste.

Le collectif "Planète Boum Boum".

Sarah Legrain, députée de la 16ème circonscription (Paris) - NFP.

Manon Aubry, députée au parlement européen - LFI.

Charlotte Arnould, comédienne, danseuse et militante pour les droits des femmes et des enfants.

Sam Cottet (appelle.moi.sam), créateur de contenu et photographe.

Sohan Pague, acteur. 

Samboy, autrice et illustratrice.

Vipulan Puvaneswaran, militant pour le climat.

Soan Eloy, militant.

Les révolté.e.s, Podcast Féministe. 

Paulina Spucches, dessinatrice de BD.

Collages Féminicides Paris (CFP).

Roxane Nonque, fondatrice du média Dearlobbies.

MAG Jeunes LGBT+, association

Ondine Martinez, créatrice de contenu (ondinema, elogedelacuriosite.com) 

Les callisto  association de lutte contre les violences dans le milieu des arts vivants).

Le Parti Queer Anticapitaliste.

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