Insultés, menacés de mort: Il faut nous reloger

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !


For English speakers, see below

Je m'appelle Léna. J'ai 34 ans. Je suis mère célibataire. Mon fils a 8 ans. Nous sommes une famille banale qui n'aspire qu'à être tranquille. Mais voilà, depuis trois ans, nous vivons au-dessus d'un homme atteint d'une pathologie psychiatrique. Il est paranoïaque à tendance dépressive et angoissée. Il a porté sa psychose sur moi, il pense que nous sommes en couple.

Au début, il criait, m'insultait, menaçait de me tirer dessus. Tout ça à distance. Professionnelle de la santé, j'ai été dans la bienveillance en me disant que ce n'était pas de sa faute et d'ailleurs, il est venu s'excuser à plusieurs reprises. 

Mais les menaces ont perduré et sont devenues plus virulentes. Du fusil il est passé au couteau (plus crédible, il en a chez lui). Désormais, il essaie régulièrement, avec mon fils, de nous empêcher de rentrer dans notre domicile. Depuis ce jour, je porte plainte (8 plaintes à titre personnel et 12, pour la résidence) dès qu'il nous menace, nous insulte ou hurle dans son appartement. La police vient régulièrement pour le recadrer. Les services qui le suivent sont informés de la situation. Sa curatrice ne nous recontacte pas malgré nos appels. Enfin, notre bailleur a lancé une procédure d'expulsion, mais cela peut prendre jusqu'à deux ans pour qu'elle ne soit effective.

Nous voulons partir, être relogés mais nous ne sommes pas prioritaires. Pour eux, il n'y a pas de caractère d'urgence alors que les phases d'agressivité vont crescendo. L'étape finale est la mise en œuvre de ses menaces de mort : me planter un couteau dans le ventre, tuer les enfants de l'immeuble, nos animaux, qu'il a déjà frappés. Dorénavant, notre bailleur sous-entend que, NOUS, « les femmes célibataires de l'immeuble et les enfants faisons en sorte de l'énerver ».

Cette situation est pour moi insupportable. Mon fils a peur de dormir seul dans son lit. Il fait des cauchemars. Lui qui a toujours été propre, a eu des énurésies nocturnes. Il me demande ce que les gros mots proférés par cet individu signifient. " Tu es une salope maman? " Voilà le genre de questions que j'ai de la part de mon enfant. Les enfants de l'immeuble sont traumatisés par la situation. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils courent se cacher.

Je paye un loyer chaque mois pour voir mon enfant être maltraité par mon voisin en toute impunité. La situation n'est plus gérable pour moi. Si j’ai le malheur un jour de réagir, de me défendre, je perdrais tout, car il est reconnu comme irresponsable. Nous demandons juste d'avoir une vie paisible et sereine.

Je passe mon temps à alerter à qui de droit mais rien n’est fait.

Qu'attendent-ils ???

*****

Insulted and threatened:  

I am Léna, 34 years old. A single mother of an 8 year old boy.

For the past 3 years, we have been threatened and harassed by our neighbour. He is clinically recognized as having a psychiatric illness. As an health professional myself, I realised at first the threat was not high. But it changed. Cycles of violence are more frequent and much more intense. The threat is now real.

The police have been called many times. Today, I have personally filed 8 complaints, 12 have been filed by other single mothers living in the same building.

Our children are scared to come home. My son, who never had any problem with sleeping, can’t sleep alone anymore and has started showing signs of anxiety. The man has already hit our dogs.

But still, the police seem powerless. His guardian doesn’t answer our phone calls anymore. The landlord, originally supportive is now blaming us, single mothers and their children, for upsetting this unstable man and triggering his violent behaviour. If one day I am forced to react, to defend myself or my child, I will be at fault because he is recognised as a vulnerable person.

All I feel is despair. We tried everything. I have called all the services in charge. But nothing changes…

What are they waiting for???

 



lena compte sur vous aujourd'hui

lena OLLITRAULT a besoin de votre aide pour sa pétition “communication@saintsebastien.fr : Insulté, menacé de mort: Ils ne nous relogent pas”. Rejoignez lena et 669 signataires.