

Chers soutiens
Nous tenons tout d'abord à remercier les personnes qui nous ont apporté leur soutien récemment en signant cette pétition. Merci à vous, votre soutien à nos côtés nous motive et nous conforte dans la justesse de notre combat.
Nous tenons ensuite à vous apporter des nouvelles car les choses avancent.
En juin 2022, le permis de construire a été déposé à la mairie du Folgoët par EDF Renouvelables.
Conjointement à cette demande de permis, une demande de modification de l'arrêté préfectoral avait été déposée par la Communauté des Communes CLCL auprès du préfet pour autorisation de destruction de haies et talus sur le périmètre de protection de captage (PPC).
Les enquêtes publiques relatives au projet de parc photovoltaïque et à la modification de l'arrêté préfectoral viennent d'être annoncées.
Elles auront lieu du 1 février au 3 mars 2023. On vous joint le lien :
On compte sur votre soutien actif pour exprimer votre opposition non seulement à ce projet de parc photovoltaïque sur des terres agricoles, sur une zone classée naturelle, près de trois captages en eau potable mais aussi à l'autorisation donnée à EDF Renouvelables de détruire haies et talus sur périmètre de protection de captage, alors que, depuis plus de 25 ans, ceci est interdit aux habitants du PPC.
Ce qui est demandé aujourd'hui va à l'encontre de ce qui nous a été demandé, il y a 25 ans, à nous habitants de ce PPC. A l'époque, au nom de la protection de l'eau, on nous a brandi des lois pour nous dire comment vivre, ne plus aménager, ne plus construire, ne plus cultiver sur ces terres, ne plus détruire haies et talus, et surtout qu'il fallait leur céder les terres de nos villages et aujourd'hui, une fois les terres acquises, "construire, aménager, détruire haies et talus" est à nouveau rendu légal, des lois sont dérogées, pour exploiter des surfaces que certains disent sans enjeu, oubliant la protection sanitaire de l'eau.
Malgré les contraintes qui nous ont été imposées, nous sommes restés vivre dans nos villages. Aujourd'hui, nous défendons nos lieux de vie et rappelons à tous la loi sur l'eau, qui n'est pas à géométrie variable.
Vous pouvez d'ores et déjà retrouver l'avis de la MRAe (Mission régionale d'Autorité Environnementale) de Bretagne qui a rendu son avis sur ce projet en Novembre 202.
Vous pouvez retrouver le rapport complet sur le site de la MRAe (Ae) :
MRAe Bretagne - avis de l'autorité environnementale (developpement-durable.gouv.fr)
L'Ae a pu consulter le dossier de permis de construire soumis par EDF Renouvelables. L'Ae a scrupuleusement examiné tous les sujets concernés par ce projet : eau, captages, biodiversité, paysage, cadre de vie, nuisances sonores, climat et énergie. L'avis de l'Ae est globalement un dossier conforme sur la forme mais à revoir sur le fond.
Des points à renforcer sont relevés sur presque tous les sujets :
L'état initial de l'environnement est jugé lacunaire pour le paysage et le patrimoine.
La justification des choix réalisés est jugée succincte car elle se tient à une simple comparaison entre des variantes d'implantation étendues ou réduites.
L'analyse des incidences du projet est jugée très théorique d'où un suivi des incidences non prévues à développer.
Le suivi concernant les eaux de surface et en phase d'exploitation est jugé insuffisamment détaillé et précis. Le suivi doit être étendu aux mesures prévues pour préserver la biodiversité et supprimer les nuisances aux riverains.
Concernant la protection des captages, la recommandation de l'hydrogéologue d'interdire le stockage des hydrocarbures et engins sur le PPC rapproché n'a pas été reprise. Cette recommandation n'a pas été intégrée au dossier.
Les mesures correctrices du suivi lié à la destruction des talus sont à préciser.
Les discussions concernant les trames bleues et vertes sont non conclusives. L'analyse des fonctionnalités écologiques potentielles de la zone de projet est à renforcer.
L'efficacité des mesures en faveur de la biodiversité n'est pas démontrée et l'absence d'incidences résiduelles sur la biodiversité n'est donc pas démontrée.
L'étude sur l'incidence paysagère est à améliorer, à mieux justifier. Il est important de noter que sur des photomontages, la taille des panneaux est sous-évaluée, le choix des points de vue est à discuter car ce ne sont pas les points de vue où la centrale est la plus visible, en particulier depuis le village de Lannuchen. L'analyse des effets de la construction de la centrale sur le paysage et le cadre de vie est à renforcer.
Il est important de noter que le dossier ne définit pas l'emplacement et le nombre de onduleurs et transformateurs, éléments importants car source des émissions sonores.
Un suivi de ces nuisances sonores doit être mis en place ainsi que les nuisances liées à l'éblouissement par réflexion de la lumière en direction des habitations.
Il serait intéressant qu'une simulation du champs électromagnétique soit effectuée au niveau des habitations les plus proches et que les personnes électrosensibles aient la possibilité de s’informer sur ce sujet.
L'estimation d'évitement de 430 tonnes de CO2 par an n'est suffisamment étayée. Il serait utile d'avoir l'analyse du cycle de vie, depuis la fabrication jusqu'au démantèlement, ainsi que la provenance des panneaux. Le bilan « effet de serre » est donc à développer.
A travers la lecture de cet avis, on peut lister les risques mis en jeu par ce projet sur le site :
. pollution de la nappe phréatique et dégradation de sa qualité
. destruction de biodiversité, lieux de vie et nourrissage d'espèces protégées
. modification paysagère et du cadre de vie
. augmentation des nuisances sonores (premières habitations à 70m)
. imperméabilité du sol aux infiltrations d'eaux pluviales
. modification des écoulements actuels
. stockage d'hydrocarbures et engins sur le PPR
. risque d'infiltration de ciment si pieux en béton par injection
. suppression de talus dont le rôle est de freiner les écoulement des eaux pluviales et de favoriser l'infiltration
. phénomène d'érosion des sols créé par les contrastes de répartition des ruissellements d'eaux pluviales au pied des panneaux photovoltaïques.
. pollution des eaux par les matières en suspension lors des travaux de décapage et de mouvements de terre
. pollution des sols et des nappes par la dégradation des panneaux photovoltaïques, notamment par le zinc
. risque sur une canalisation d'eau potable traversant le site
. risque sur une zone humide
. destruction de haies
. risque d'éblouissement par réflexion de la lumière vers les habitations
. nuisance pour les personnes (et animaux on rajoutera) électrosensibles par la présence d'un champ électromagnétique
. importation de matériel au bilan carbone élevé
Notre mobilisation continue donc.
Nous restons mobilisés pour qu'ici, au Folgoët, près des captages en eau potable de plusieurs milliers d'habitants, selon l'arrêté préfectoral en vigueur, la qualité sanitaire soit assurée par cette zone tampon que constituent ces dizaines d'hectares de terres préservées et dédiées à la protection de l'eau.
Nous restons mobilisés pour que la biodiversité qui bénéficie de cet environnement privilégié depuis 25 ans soit également préservée.
Nous restons mobilisés pour que les terres agricoles ne soient pas détournées de leur fonction nourricière et des espaces naturels artificialisés par des installations énergétiques industrielles.
Nous comptons sur votre soutien à nos côtés et surtout aussi sur la diffusion de notre mobilisation autour de vous. Continuez à partager cette pétition qui sera jointe aux enquêtes. Encouragez vos proches à se renseigner sur les enjeux liés aux terres agricoles et aux captages en eau potable. Informés, ils nous rejoindront. On compte sur vos signatures et votre participation.
Bien cordialement à tous,
Les membres du collectif SALEN