CNRS: nouveau système de gestion des missions, on n'en peut plus!


CNRS: nouveau système de gestion des missions, on n'en peut plus!
Le problème
Le syndicat des chercheurs a bien résumé la catastrophe administrative que les personnels des unités de recherche du CNRS subissent depuis Juillet avec le nouveau système de gestion des missions :
Ce calvaire insupportable, partagé par les chercheurs et le personnel administratif, a été attisé par la déclaration lunaire du Président du CNRS le 28 Septembre, dans CNRS Hebdo :
""Le CNRS a déjà beaucoup œuvré pour simplifier les tâches administratives dans les laboratoires : [...] gestion des missions, [...]. Le seul objectif est de faciliter la tâche aux laboratoires et de libérer du temps pour la recherche. »
La réalité est que nous devons dorénavant naviguer des heures à travers une multitude de plateformes mal conçues, sans flexibilité, avec de nombreuses étapes de validation par nos gestionnaires, pour obtenir une simple autorisation de partir en mission quelle que soit la destination. La procédure d'état de frais est tout autant ubuesque, et obtenir un ordre de mission ou un remboursement peut maintenant prendre des semaines d'effort et d'attente (voire plusieurs mois comme vu cet été), au détriment de notre temps de recherche.
Nombreux sont ceux qui sont partis cet été et automne sans ordre de mission (et donc sans couverture juridique) et/ou ont avancé tous leur frais. Cette dégradation importante de nos conditions de travail a aussi pour conséquence une surdose de requêtes auprès de notre personnel administratif, et une insatisfaction générale dans nos laboratoires. Le seul moyen à notre disposition pour continuer de travailler sereinement est donc d'arrêter de partir en mission, et donc pour beaucoup d'arrêter notre activité de recherche.
Face au déni de la direction du CNRS, nous sommes inquiets et souhaitons lever l'alarme. Nous espérons une réponse appropriée du CNRS avant les prévisibles vagues d'abandon de poste. La déconnection totale entre notre administration et nos pratiques au quotidien rappelle de sombres précédents dans les grandes institutions françaises, et mène droit à l'étiolement de la recherche en France.
Si vous avez encore un peu d'espoir en l'avenir de notre système de recherche publique, relayez notre message et signez cette pétition, merci !
premiers signataires:
Pierre Rochette, médaille d'Argent du CNRS Aix-Marseille, Anne-Magali Seydoux-Guillaume DR CNRS St Etienne, Matthieu Gounelle Fellow Meteoritical society Museum Paris, Pierre Camps DR CNRS Montpellier, liste à suivre...
4 378
Le problème
Le syndicat des chercheurs a bien résumé la catastrophe administrative que les personnels des unités de recherche du CNRS subissent depuis Juillet avec le nouveau système de gestion des missions :
Ce calvaire insupportable, partagé par les chercheurs et le personnel administratif, a été attisé par la déclaration lunaire du Président du CNRS le 28 Septembre, dans CNRS Hebdo :
""Le CNRS a déjà beaucoup œuvré pour simplifier les tâches administratives dans les laboratoires : [...] gestion des missions, [...]. Le seul objectif est de faciliter la tâche aux laboratoires et de libérer du temps pour la recherche. »
La réalité est que nous devons dorénavant naviguer des heures à travers une multitude de plateformes mal conçues, sans flexibilité, avec de nombreuses étapes de validation par nos gestionnaires, pour obtenir une simple autorisation de partir en mission quelle que soit la destination. La procédure d'état de frais est tout autant ubuesque, et obtenir un ordre de mission ou un remboursement peut maintenant prendre des semaines d'effort et d'attente (voire plusieurs mois comme vu cet été), au détriment de notre temps de recherche.
Nombreux sont ceux qui sont partis cet été et automne sans ordre de mission (et donc sans couverture juridique) et/ou ont avancé tous leur frais. Cette dégradation importante de nos conditions de travail a aussi pour conséquence une surdose de requêtes auprès de notre personnel administratif, et une insatisfaction générale dans nos laboratoires. Le seul moyen à notre disposition pour continuer de travailler sereinement est donc d'arrêter de partir en mission, et donc pour beaucoup d'arrêter notre activité de recherche.
Face au déni de la direction du CNRS, nous sommes inquiets et souhaitons lever l'alarme. Nous espérons une réponse appropriée du CNRS avant les prévisibles vagues d'abandon de poste. La déconnection totale entre notre administration et nos pratiques au quotidien rappelle de sombres précédents dans les grandes institutions françaises, et mène droit à l'étiolement de la recherche en France.
Si vous avez encore un peu d'espoir en l'avenir de notre système de recherche publique, relayez notre message et signez cette pétition, merci !
premiers signataires:
Pierre Rochette, médaille d'Argent du CNRS Aix-Marseille, Anne-Magali Seydoux-Guillaume DR CNRS St Etienne, Matthieu Gounelle Fellow Meteoritical society Museum Paris, Pierre Camps DR CNRS Montpellier, liste à suivre...
4 378
Voix de signataires
Pétition lancée le 5 octobre 2023