Mise en liberté d'Antoine Pietri

Mise en liberté d'Antoine Pietri

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Thibault LOUBIER a lancé cette pétition adressée à citoyens et à

Présumé coupable !

« Une injustice faite à un homme quelque part sur la Terre, est une injustice faite à tous les hommes partout sur la Terre. » (Montesquieu)

Le système judiciaire français, faisant fi de la présomption d’innocence, a condamné un homme avant qu’il ne soit jugé lors d’un procès équitable, lui infligeant une peine de prison de bientôt deux ans.

Depuis novembre 2017, le jeune berger corse Antoine Pietri – alors âgé de 27 ans – est accusé d’un meurtre et maintenu en détention – dans des conditions déplorables – à la maison d’arrêt d’Ajaccio. Alors qu’il nie avoir commis le crime dont il est accusé et clame son innocence depuis le premier jour, seule a été menée une enquête à charge.
Oubliant la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui réaffirment le principe de la présomption d’innocence, sans compter l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’Homme qui rappelle le droit à la liberté, Antoine Pietri est maintenu en détention « provisoire » depuis vingt-deux mois. Ses demandes répétées et nombreuses de libération conditionnelle provisoire et d’assignation à résidence ont en effet toujours été rejetées.

L’instruction va se clôturer et pourtant les demandes de mise en liberté sont régulièrement refusées. Sans aucune motivation particulière. Or les seuls éléments sur lesquels se basent les enquêteurs sont faibles et non probants et il n’y a surtout aucun mobile ! Quelques jours avant le meurtre, la victime et l’accusé auraient eu une discussion à propos d’un désaccord sur l’utilisation du terrain en question. Si on devait tuer toute personne avec qui on a un désaccord, la planète serait vide d’êtres humains ! Ceci est absurde, d’autant plus que c’est une question qui pouvait se régler aisément et qui n’avait aucun caractère d’urgence.
En outre, de nombreux témoignages tendent à démontrer l’innocence de l’éleveur caprin, affirmant qu’il se trouvait à une fête dans le village voisin, en début d’après-midi, soit au moment du meurtre commis une quinzaine de kilomètres plus loin, et qu’il avait retrouvé certains de ses amis très peu de temps après l’heure présumée du crime.

Dimanche 08 septembre 2019 – après vingt-deux mois d’une instruction qui ne donne rien, ayant été menée exclusivement à charge –, Antoine Pietri a entamé une grève de la faim et de la soif, estimant que cette démarche est le seul recours qui lui reste pour être enfin entendu. Pour protester contre sa détention provisoire arbitraire sans fin et pour manifester sa volonté d’être libéré jusqu’à son jugement, il avait déjà passé plusieurs jours sans manger ni boire début août dernier avant d’être hospitalisé à cause de convulsions et de la perte de dix kilos.
Contrairement aux affirmations de l’instruction, ces grèves de la faim et de la soif ne constituent pas un geste suicidaire, mais bien un cri d’appel au secours face à un système judiciaire sourd et injuste. Non, Antoine Pietri ne veut pas volontairement risquer sa vie avec cet acte désespéré, mais c’est bien la justice française qui a mis en danger la vie de cet homme en s’acharnant contre lui, lui ôtant sa liberté et donc sa vie, car qu’est-ce que la vie sans liberté ?

C’est pourquoi nous demandons instamment : que les autorités compétentes prennent enfin en mains cette affaire afin d’y apporter toute la lumière nécessaire, qu’une enquête à décharge soit enfin menée ET SURTOUT qu’Antoine Pietri soit libéré jusqu’à son passage devant une Cour d’Assises.

Les premiers signataires
Caroline Buisson-Pietri, mère d’Antoine, infirmière
Philippe Pietri, père d’Antoine, fonctionnaire
Marylou Pietri, sœur d’Antoine, assistante réalisatrice
Séraphin Pietri, frère d’Antoine, étudiant en Médecine

Viviane Buisson, grand-mère d’Antoine, infirmière en retraite – épouse de feu le Docteur Jean Buisson, ancien adjoint au maire de Livry-Gargan, médaillé de l’Ordre du Mérite
Éliane Pietri, grand-mère d’Antoine, aide-soignante en retraite
Juge Pietri, grand-père d’Antoine, militaire en retraite

Bernadette Buisson, grand-tante d’Antoine, pédiatre
Nathalie Buisson, tante d’Antoine, ancienne conseillère générale, juriste
Stéphanie Buisson-Crépin, tante d’Antoine, professeure des écoles
Myriam Buisson-Loubier, tante d’Antoine, professeure de piano en conservatoire
Thomas Crépin, oncle d’Antoine, chef de produits
Fabrice Loubier, oncle d’Antoine, fonctionnaire
Florian Loubier, cousin d’Antoine, étudiant
Robin Loubier, cousin d’Antoine, lycéen
Thibault Loubier, cousin d’Antoine, ancien élu municipal, étudiant en Histoire
Jean-François Pietri, oncle d’Antoine, fonctionnaire
Marc Pietri, oncle d’Antoine, infirmier
Nadia Pietri, tante d’Antoine, infirmière anesthésiste
Makan Rafatdjou, oncle d’Antoine, architecte-urbaniste, président de l’Institut français d’Urbanisme
Sinéad Rafatdjou, cousine d’Antoine, étudiante en Droit

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !