Pétition fermée

Appel des citoyens en colère et mobilisés

Cette pétition avait 800 signataires


Appel des Citoyens en colère et mobilisés.

Le 14 décembre, trop tard pour pleurer !!

Nous, signataires de cet appel, citoyens, défenseurs des libertés associatives, des solidarités et de l’économie solidaire, entrons en résistance maintenant et pour longtemps !

Nous aussi sommes en colère :

  • Face aux pratiques des partis politiques et de leurs élu-e-s qui désespèrent les citoyens, ne les impliquent plus dans les projets et actions dès leur élection assurée et laissent aux mains de quelques professionnels le soin d’écrire l’avenir de notre région,
  • De voir nos familles, voisins, collègues et adhérents traduire leur dégoût du “politique” par l’abandon de leur droit de vote, par le désengagement de l’action collective ou pire, par l’acceptation des discours simplistes, sectaires et haineux,
  • Du risque de voir l’exécutif de la nouvelle grande région tomber aux mains d’une majorité de politiques qui déjà récusent toutes nos valeurs: la liberté d’expression et de pensée, la solidarité envers les plus fragiles, l’équité entre tous quelles que soient l’origine ou la religion, l’humanisme et la volonté de construire ensemble…

Nous sommes fiers de notre région et voulons continuer à vivre dans un territoire solidaire, entreprenant, humaniste et sans exclusion.

Nous, signataires de cet appel, nous nous engageons à :

  • Faire l’effort* d’aller voter les 06 et 13 décembre prochains pour les listes candidates qui respectent le mieux nos valeurs et nos projets, et à inciter nos amis, voisins, familles, collègues, adhérents à en faire de même car, particulièrement pour cette élection*, l’abstention est incompatible avec un engagement associatif, 
  • Entrer en résistance active, maintenant et pour longtemps, individuellement et collectivement en rejoignant la mobilisation des citoyens encolèreetmobilisés. Sans attendre le résultat des élections, nous ne voulons plus déléguer à des partis politiques, des élu(e)s et des techniciens le soin de décider seuls. Nous voulons être co-auteurs des politiques publiques, co-produire un projet régional qui nous laisse fiers de notre territoire et qui confirme les valeurs de solidarités qui fondent notre région.

 *  les arguments sont détaillés dans la FAQ

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Foire aux questions

Qui a lancé cet appel ?

Cette démarche est à l’initiative de l’APES et de la MRES. Elle est déjà soutenue par 38 réseaux et fédérations associatives : APES (Acteurs pour une Economie Solidaire), MRES (Maison Régionale de l'Environnement et des Solidarités), Mouvement Rural des Jeunesses Chrétiennes NPDC, Union Régionale des Centre Sociaux NPDC, Confédération Paysanne NPDC, AMAP 5962, Association Solidarité avec les Travailleurs Immigrés (ATSI)- Aisne, Secours Catholique Aisne, AFIP NPDC, Le Café des Enfants de Béthune, La Maison de l'Environnement de Dunkerque, La Brouette Bleue (62), Croc la Vie, Biocoop Vitavie, CEDAPAS (Centre d'Etudes pour le Développement d'une Agriculture plus Autonome et Solidaire), ADELFA (Assemblée de Défense de l'Environnement, du littoral Flandre-Artois), Ligue des Droits de l'Homme section de Dunkerque, Co-Porteurs, T'OP !, Eau...secours 62 arrageois, Les Amis de la Terre- groupe de Dunkerque, Cultures du Coeur NPDC, Auto'mobile 59, le garage associatif du Cambrésis, Noeux Environnement, Paysannes en bio, Co-porteurs, ADAV Vacances & Voyages, ATTAC Artois, Groupe Non Violent Louis Lecoin, La Prima Porta, Robin des Bio, Groupe d’études citoyennes sur le vieillissement, Générations et Cultures, Les Amis des Jardins Ouverts et néanmoins clôturés, Les Blongios, TOITMOINOUS, Planning familial Métropole Lilloise.

Pourquoi être engagés dans un projet associatif ou d’économie solidaire est incompatible avec l’abstention pour cette élection ?

Parce que s'engager dans une association, c'est croire que l'on peut changer les choses ensemble. Ne pas s'exprimer dans les urnes, c'est ne plus croire en la démocratie représentative. Or, c'est dans cette démocratie que nous vivons. Ne pas aller voter donne donc le pouvoir à ceux qui y vont de décider sans nous et pour nous. Surtout au vu du mode de scrutin des régionales.(cf. ci-dessous). Nous refusons la politique de terre brûlée, nous refusons la résignation et croyons que "L'avenir n'est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons en faire." H. Bergson

Pourquoi s’abstenir ou voter nul se traduit par donner sa voix à la liste arrivée en tête ?

Le mode de scrutin des régionales (fausse proportionnelle) attribue la “prime” à la liste arrivée première : elle obtient 25% des sièges, puis les 75% restants sont répartis proportionnellement.(ex. : 2nd tour avec 3 listes : liste A =40 % ; liste B = 35 % ; liste = C 25%

Résultat : Liste A = [25% + (40% x75%)] = 55% des sièges, soit la majorité absolue.

Pourquoi tant d’importance donnée aux pouvoirs de la nouvelle région ?

Depuis la réforme sur les grandes régions et la loi NOTRe, les compétences des régions se sont renforcées. Elles ont la compétence intégrale sur toutes les grandes politiques qui affectent notre quotidien (liste) l’Etat ne gardant que les politiques régaliennes (armée, police, justice, éducation, santé…). Le Conseil régional peut décider (ou non) de déléguer certaines parties de ses compétences à des territoires (Métropoles, communautés de communes…). Les compétences de la région :

  • Développement économique,
  • Aménagement du territoire,
  • Transports et mobilités,
  • Education, formation professionnelle,
  • Environnement,
  • Aménagement numérique,
  • Gestion des programmes européens,
  • Développement durable des territoires.

Comment entrer en RESISTANCE active ?

  • En revendiquant le droit de co-construire les politiques publiques régionales.
  • En prenant une part active aux actions de démocratie directe sur les territoires.
  • En exigeant le droit au financement par subventions des projets associatifs et en refusant la logique de marchandisation de nos activités.
  • En revendiquant le droit de «faire avec et ensemble» plutôt que « devoir tout déléguer ».

Les acteurs de l'économie sociale et solidaire, engagés dans la transformation sociale, montrent et revendiquent chaque jour qu'un autre modèle est possible.

Face à la crise économique, financière, environnementale, et démocratique actuelle, les mouvements de citoyens associés se multiplient pour construire les solutions, que ce soit au niveau local, régional voire mondial. Le tissu associatif est devenu un pourvoyeur incontournable de lien social, le moteur d'une économie solidaire et un des acteurs de la transition écologique.

Les collectivités territoriales, et la région en particulier, doivent conduire des politiques ouvrant la voie à un nouvel élan associatif.

Que demandons-nous aux candidats aux élections régionales ?

Voici la partie de la lettre envoyée aux candidats.… c’est pourquoi nous vous interpellons et attendons des réponses, que nous rendrons publiques, à nos exigences à savoir :

  • La mise en œuvre d'une économie solidaire qui réponde aux besoins fondamentaux de tous,
  • Des propositions précises sur un processus démocratique, redonnant la place aux citoyens dans la gouvernance régionale ,
  • Un engagement sur le non cumul des mandats de vos candidats pendant la prochaine mandature,
  • La défense du rôle indispensable des associations dans la construction et la mise en œuvre des politiques publiques,
  • La mise en œuvre de politiques régionales permettant de lutter contre le changement climatique,
  • L'appui et le soutien aux sans papiers, aux réfugiés, aux migrants et aux associations qui les aident,
  • Le soutien aux acteurs qui accompagnent les personnes en exclusion.
  • La défense de la nature et de la biodiversité pour ce qu'elles sont et non pas uniquement pour le service rendu et les loisirs,
  • Le développement des moyens favorisant l'émergence et la mise en place d'initiatives citoyennes locales.

Nous vous demandons que vos positionnements sur ces points soient éclairés d'ici le 20 novembre 2015. Conscients que tout ne sera pas réalisé tout de suite, nous vous demandons un calendrier en vue de la réalisation d'assises de citoyens pour co-construire la politique publique de la mandature.

La campagne s'appelait initialement "Le 13, au soir, trop tard pour pleurer". Mais suite aux événements du 13 novembre, nous avons choisi de la renommer "Le 14 décembre, trop tard pour pleurer", afin d'éviter toute mauvaise interprétation.

Vous pouvez soutenir le mouvement en contribuant au financement des outils de mobilisation ici.



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