Citoyennes et citoyens d’Alfortville, solidaires contre le nouvel incinérateur de Vitry

Signataires récents:
Adèle BELLOT et 10 autres ont signé récemment.

Le problème

Nous, citoyennes et citoyens d’Alfortville, tenons à exprimer notre opposition ferme au projet de nouvelle unité d’incinération prévue à Vitry-sur-Seine, et notre pleine solidarité avec les habitantes et habitants d’Ivry-sur-Seine et des communes voisines, qui subissent déjà depuis des décennies les conséquences sanitaires et environnementales de ces installations.

 

Derrière les stratégies communicationnelles rassurantes de « combustibles solides de récupération » et de « biomasse », il s’agit bien de brûler des déchets hautement polluants, composés en grande partie de plastiques, de bois traités et de matériaux chargés en colles, solvants et peintures. Cette incinération produira des rejets toxiques dont les effets sur la santé sont aujourd’hui largement documentés : particules fines, oxydes d’azote, métaux lourds, perturbateurs endocriniens. Ces pollutions ne s’arrêtent pas aux frontières communales et affectent durablement les territoires environnants.

 

À Alfortville, nous sommes directement concernés. Plusieurs établissements scolaires se situent à proximité du périmètre d’impact potentiel de cette future installation, notamment le collège Léon Blum. Les enfants et les adolescent·es constituent une population particulièrement vulnérable aux pollutions atmosphériques : leurs organismes sont en développement, leur respiration plus rapide, leur exposition plus longue dans le temps. Multiplier les sources de pollution à proximité de lieux d’éducation, de sport et de vie quotidienne est une prise de risque grave et irresponsable. Exposer la jeunesse au nom d’un mensonge de « verdissement » est inacceptable. La santé publique ne peut pas être une variable d’ajustement des choix industriels, et l’écologie politique mérite de véritables engagements, pas des détournements de novlangue antisociale.

 

Sur le plan environnemental, ce projet est une impasse. En liant la production de chaleur à l’incinération, on crée une dépendance structurelle à toujours plus de déchets, collectés jusqu’à 300 kilomètres à la ronde. C’est l’exact inverse des politiques de réduction, de réemploi et de recyclage que l’urgence climatique impose. Le Val-de-Marne est déjà l’un des départements les plus saturés en incinérateurs. Cette surconcentration traduit une injustice territoriale et sociale flagrante : les nuisances pour les habitant·es, les profits pour de grands groupes privés comme Dalkia et Eiffage, et des décisions prises loin des populations concernées.

 

Nous dénonçons enfin une méthode profondément antidémocratique. Ce projet, décidé par le Conseil de Paris, s’impose aux habitants de communes qui n’en veulent pas et dont les élu·es se sont déjà exprimés contre. Nous appelons les élu·es locaux à prendre clairement position et à refuser ce projet. Nous affirmons que d’autres choix sont possibles : une écologie populaire, démocratique, protectrice de la santé et réellement tournée vers l’avenir.

 

Des citoyennes et citoyens d’Alfortville

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Le problème

Nous, citoyennes et citoyens d’Alfortville, tenons à exprimer notre opposition ferme au projet de nouvelle unité d’incinération prévue à Vitry-sur-Seine, et notre pleine solidarité avec les habitantes et habitants d’Ivry-sur-Seine et des communes voisines, qui subissent déjà depuis des décennies les conséquences sanitaires et environnementales de ces installations.

 

Derrière les stratégies communicationnelles rassurantes de « combustibles solides de récupération » et de « biomasse », il s’agit bien de brûler des déchets hautement polluants, composés en grande partie de plastiques, de bois traités et de matériaux chargés en colles, solvants et peintures. Cette incinération produira des rejets toxiques dont les effets sur la santé sont aujourd’hui largement documentés : particules fines, oxydes d’azote, métaux lourds, perturbateurs endocriniens. Ces pollutions ne s’arrêtent pas aux frontières communales et affectent durablement les territoires environnants.

 

À Alfortville, nous sommes directement concernés. Plusieurs établissements scolaires se situent à proximité du périmètre d’impact potentiel de cette future installation, notamment le collège Léon Blum. Les enfants et les adolescent·es constituent une population particulièrement vulnérable aux pollutions atmosphériques : leurs organismes sont en développement, leur respiration plus rapide, leur exposition plus longue dans le temps. Multiplier les sources de pollution à proximité de lieux d’éducation, de sport et de vie quotidienne est une prise de risque grave et irresponsable. Exposer la jeunesse au nom d’un mensonge de « verdissement » est inacceptable. La santé publique ne peut pas être une variable d’ajustement des choix industriels, et l’écologie politique mérite de véritables engagements, pas des détournements de novlangue antisociale.

 

Sur le plan environnemental, ce projet est une impasse. En liant la production de chaleur à l’incinération, on crée une dépendance structurelle à toujours plus de déchets, collectés jusqu’à 300 kilomètres à la ronde. C’est l’exact inverse des politiques de réduction, de réemploi et de recyclage que l’urgence climatique impose. Le Val-de-Marne est déjà l’un des départements les plus saturés en incinérateurs. Cette surconcentration traduit une injustice territoriale et sociale flagrante : les nuisances pour les habitant·es, les profits pour de grands groupes privés comme Dalkia et Eiffage, et des décisions prises loin des populations concernées.

 

Nous dénonçons enfin une méthode profondément antidémocratique. Ce projet, décidé par le Conseil de Paris, s’impose aux habitants de communes qui n’en veulent pas et dont les élu·es se sont déjà exprimés contre. Nous appelons les élu·es locaux à prendre clairement position et à refuser ce projet. Nous affirmons que d’autres choix sont possibles : une écologie populaire, démocratique, protectrice de la santé et réellement tournée vers l’avenir.

 

Des citoyennes et citoyens d’Alfortville

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