Grève inédite à Chronodrive et 200 soutiens pour exiger la réintégration de Rozenn !

Ce samedi, autour de 200 personnes se sont rassemblées devant le Chronodrive de Basso Cambo pour exiger la réintégration de Rozenn, qui a reçu sa lettre de licenciement pour « faute grave » le 26 mars. Un important arc de forces était représenté, depuis des sections syndicales de l’éducation, de l’aéronautique, du commerce, à des organisations féministes en passant par des organisations politiques dont le NPA, l’UCL, Archipel Citoyen et la France Insoumise avec Manuel Bompard, député européen. De nombreux étudiants, qui vivent les mêmes conditions de travail que les salariés de Chronodrive dans des emplois précaires, se sont aussi mobilisés !
Face à l’offensive scandaleuse de Chronodrive, qui consiste à licencier Rozenn au prétexte d’un tweet sur le gaspillage alimentaire mais surtout à la suite de son engagement contre les violences sexistes et sexuelles dans l’entreprise, ce rassemblement a exprimé une forte combativité. Symbole d’une jeunesse qui relève la tête face au sexisme et aux conditions de travail précaire imposées à la jeunesse, une vingtaine de salariés de Chronodrive étaient en grève, pour la première fois de leur vie, mais surtout pour la première fois dans l’histoire de l’entreprise !
« On peut pas partir parce qu’on en a envie, quand t’es une femme, que t’es précaire t’es obligée de rester dans ce genre de boîtes ! Donc c’est pour ça qu’aujourd’hui je vais lutter contre ce licenciement, je vais lutter avec vous tous, je vais lutter avec mes collègues et surtout on va continuer à se battre pour un féminisme lutte de classe, on va se battre avec les Ibis Batignolles, les travailleuses de Mcdo qui se sont organisées dans le collectif McDroits ! On va se battre tous ensemble, je vais aller aux Prud’hommes, je vais pas les laisser faire, je vais récupérer mon taf et surtout on va continuer à se mobiliser ! » a déclaré Rozenn à l'occasion du rassemblement.