Non au licenciement de Rozenn, étudiante et travailleuse mobilisée contre le sexisme !

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Non au licenciement de Rozenn, étudiante et travailleuse mobilisée contre le sexisme dans son entreprise !

Rozenn, étudiante de 19 ans et travailleuse syndiquée CGT à Chronodrive a été mise à pied en vue d’un potentiel licenciement. Cette répression, que la direction justifie en condamnant un Tweet de Rozenn qui dénonce le gaspillage alimentaire de Chronodrive, fait suite à une lutte qu'elle a menée contre le sexisme dans son magasin.

Sa mise à pied lui a été notifiée deux jours à peine avant le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, alors que Rozenn et ses collègues ont relevé la tête face aux violences sexistes et sexuelles qui ont lieu dans son entreprise. En tant que syndicaliste à la CGT Chronodrive, elle s'est organisée avec ses collègues pour prendre en charge collectivement la question des violences de genre : elle a apporté son soutien aux femmes qui étaient victimes de harcèlement et d'agressions, mené des campagne de témoignages et épaulé ses collègues lors d’entretiens avec la direction.

Cette répression syndicale, face à une jeune étudiante qui se place en première ligne contre le sexisme, n'est pas un cas isolé : quand ils ne parviennent plus à nous faire taire, ils nous licencient.

Aujourd'hui, et à l'image de beaucoup d'entre nous, Rozenn est obligée de travailler pour financer ses études, dans un contexte de détresse profonde dans la jeunesse, qui subit de plein fouet les conséquences de la crise économique et alors que le manque de moyens structurel à l'université conduit à un isolement grandissant des étudiants.

L’hypocrisie du patronat n'a pas de limite, puisqu'il s'agit des mêmes qui cherchent à licencier une étudiante de 19 ans, et qui essaient de redorer leur image en faisant des coups de comm' promotionnels dans leurs supermarchés à destination des étudiants précaires. Lors du premier confinement, la CGT Chronodrive avait initié une mobilisation inédite pour garantir aux salariés la prime Covid, que les patrons leur refusaient, alors même que le chiffre d'affaires du groupe Mulliez, qui détient Auchan et Chronodrive, se compte en milliards d'euros.

Aujourd'hui, Rozenn est à l'image d'une génération qui refuse de se taire et de se résigner, face à l'ensemble des violences produites par une société en crise, c'est une femme qui se bat contre les violences sexistes, une étudiante qui lutte contre la précarité. Et c'est cette combativité qu'ils cherchent à étouffer par des mesures répressives, en multipliant les licenciements et les procédures répressives à l'encontre des militants syndicaux.

Face aux violences sexistes et sociales, face à la répression syndicale, s’ils touchent à l’un·e d’entre nous : « On se lève et on se bat » !

Solidarité avec Rozenn ! Non à son licenciement et retrait de toutes les sanctions !

 

Premiers signataires :

Le Poing Levé, Union des Etudiant-e-s de Toulouse, CGT Sela 31, UNEF Toulouse - Occitanie, NPA Jeunes, France Insoumise 31, UCL Toulouse et alentours, NPA 31, Révolution, Solidaires Etudiant-e-s syndicat de luttes, CGT Université Toulouse 2, SNASUB-FSU Université Toulouse 2, Sud Education UT2J, Sud Education 31-65, CGT Educ'action 31, FO ESR 31, UL CGT Mirail, UL CGT Toulouse centre, CGT Auchan France, CGT Figeac aéro, CGT Mécachrome, CGT AHG, CGT RATP Bus Flandre, CFDT AAA, CNT 31, Collectif McDroits, Toutes en Grève, Collages féminicides 31, Du Pain et des Roses, Planning Familial 31, Osez le féminisme 31, Les Sans Culottes 31, Héroïnes95, Les Attentives, Femmes en lutte 93, Marseille Féministe, Aux arts etc, Secours Rouge Toulouse

Joanny Poncet, salarié de Franprix, défenseur syndical CGT, Laura Dipace, Sud Rail, Anasse Kazib, Sud Rail, Gerald Villeroy, Dsr cgt ARF, Gaëtan Gracia, CGT AHG, Paul Feltmann, élu CGT Raffinerie Grandpuits, Malena Adrada, porte-parole Lutte Ouvrière – Occitanie, Manuel Bompard, eurodéputé LFI, Celia Keren, historienne (maîtresse de conférences IEP Toulouse), Franck Gaudichaud, Historien-politiste (Toulouse Jean Jaurès), Etienne Ciapin, sociologue (ATER Toulouse Jean Jaurès), Mathilde Larrère, historienne (enseignante-chercheuse UPEM), Ludivine Bantigny (historienne), Françoise Vergès (politologue, féministe décoloniale), Annalisa Lendaro (sociologue, CNRS), Mireille Bruyère (économiste, Toulouse Jean Jaurès), Hourya Bentouhami (Toulouse Jean Jaurès), Laurence Charlier (anthropologue, Toulouse Jean Jaurès), Odile Maurin (militante pour les droits des personnes handicapées), Fred Sochard (artiste), Audrey Vernon (comédienne), Manon Bril (historienne et youtubeuse)…