Pour un plan local contre la précarité de la jeunesse !

Le problème

Pour nous jeunes de la Métropole Grenoble Alpes, la rentrée est synonyme de précarité. Déjà avant le Covid-19, notre situation était critique. L’accès à une situation stable est un parcours du combattant. Avec 20% de jeunes au chômage fin 2018, nous sommes la classe d’âge la plus touchée par le chômage, et nos emplois se résument bien souvent à des contrats précaires. En conséquence, plus d’un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté en France.

Cette précarité est une violence pour chacun·e·s d’entre nous, nous empêchant de vivre et de penser notre avenir. La situation est telle qu’un étudiant a même tenté de s’immoler par le feu en novembre dernier à Lyon pour dénoncer la précarité étudiante.  En réaction, des milliers d’étudiant·e·s sont sorti·e·s dans la rue et particulièrement à Grenoble. Car cette situation nationale, la Métropole n’en est pas exempte, d’autant que la jeunesse représente un quart de la population. La crise du Covid-19 n’a fait qu’aggraver ce constat. La situation étudiante résume bien la situation :

- 33% des étudiant·e·s déclarent avoir vécu des difficultés financières durant le confinement
- 2,3 fois plus de demandes de rendez-vous avec les services sociaux du CROUS durant le confinement
- 31 % des étudiant·e·s ont présenté les signes d’une détresse psychologique pendant la période de confinement

Face à cette situation qui ne peut que s’aggraver au vu des indicateurs économiques, que font les acteurs publics ? Face à cette situation en passe de s’aggraver au vu du contexte sanitaire toujours critique et des indicateurs économiques en alerte, l’action des acteurs publics reste insuffisante voire inexistante. 

Alors que le  CROUS Grenoble Alpes affiche une perte de  9 millions d’euros durant le confinement, les collectivités territoriales restent inactives et le gouvernement Castex ne propose que des pansements sur une jambe de bois  :

  • Des repas à 1€ pour les boursier·e·s en resto U alors que seuls 5% des étudiant·e·s y mangent,
  • Des services civiques mal payés pour répondre aux besoins d’emploi.


Nous laisser vivre ainsi est indigne. Nous devrions pouvoir accéder aux études, nous émanciper, trouver un emploi stable dans de bonnes conditions. Notre génération a besoin d’un haut degré de qualification pour mener la transition écologique et se protéger des catastrophes économiques à venir. Or nous ne pouvons nous assurer ce haut niveau de qualification si nos conditions de vie ne nous permettent pas de les obtenir. Ainsi nous exigeons un plan local contre la précarité de la Métropole Grenoble Alpes pour tou.te.s les jeunes de 16 à 25 ans et pour toute personne poursuivant des études :

  • La gratuité définitive de la facture d’ouverture de compte Gaz Electricité de Grenoble et Eaux De Grenoble Alpes pour les 16/25 ans, et la gratuité des trois prochaines factures,
  • La gratuité des transports en commun et des Métrovélos,
  • La création et la distribution à domicile d’un livret recensant l’ensemble des initiatives, droits, actions visant à combattre la précarité par les différents acteurs dans la Métro,
  • Un plafonnement urgent des loyers,
  • Une aide au déménagement de 100€ pour permettre aux jeunes de pouvoir s’en sortir lors du mois d’installation, qui est l’un des principaux mois de dépenses,
  • Le remboursement de 10€ de courses de première nécessité par semaine,
  • Le remboursement intégral des protections périodiques,
  • La gratuité et la distribution de masques et de gel hydroalcoolique.

L’urgence de la situation nous appelle. Signons et partageons cette pétition pour demander aux pouvoirs publics une action immédiate en faveur des jeunes à travers cette proposition de plan local contre la précarité de la jeunesse. Celle-ci sera remise aux élu.e.s métropolitain. Ensemble faisons entendre la voix de la jeunesse !  

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Le problème

Pour nous jeunes de la Métropole Grenoble Alpes, la rentrée est synonyme de précarité. Déjà avant le Covid-19, notre situation était critique. L’accès à une situation stable est un parcours du combattant. Avec 20% de jeunes au chômage fin 2018, nous sommes la classe d’âge la plus touchée par le chômage, et nos emplois se résument bien souvent à des contrats précaires. En conséquence, plus d’un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté en France.

Cette précarité est une violence pour chacun·e·s d’entre nous, nous empêchant de vivre et de penser notre avenir. La situation est telle qu’un étudiant a même tenté de s’immoler par le feu en novembre dernier à Lyon pour dénoncer la précarité étudiante.  En réaction, des milliers d’étudiant·e·s sont sorti·e·s dans la rue et particulièrement à Grenoble. Car cette situation nationale, la Métropole n’en est pas exempte, d’autant que la jeunesse représente un quart de la population. La crise du Covid-19 n’a fait qu’aggraver ce constat. La situation étudiante résume bien la situation :

- 33% des étudiant·e·s déclarent avoir vécu des difficultés financières durant le confinement
- 2,3 fois plus de demandes de rendez-vous avec les services sociaux du CROUS durant le confinement
- 31 % des étudiant·e·s ont présenté les signes d’une détresse psychologique pendant la période de confinement

Face à cette situation qui ne peut que s’aggraver au vu des indicateurs économiques, que font les acteurs publics ? Face à cette situation en passe de s’aggraver au vu du contexte sanitaire toujours critique et des indicateurs économiques en alerte, l’action des acteurs publics reste insuffisante voire inexistante. 

Alors que le  CROUS Grenoble Alpes affiche une perte de  9 millions d’euros durant le confinement, les collectivités territoriales restent inactives et le gouvernement Castex ne propose que des pansements sur une jambe de bois  :

  • Des repas à 1€ pour les boursier·e·s en resto U alors que seuls 5% des étudiant·e·s y mangent,
  • Des services civiques mal payés pour répondre aux besoins d’emploi.


Nous laisser vivre ainsi est indigne. Nous devrions pouvoir accéder aux études, nous émanciper, trouver un emploi stable dans de bonnes conditions. Notre génération a besoin d’un haut degré de qualification pour mener la transition écologique et se protéger des catastrophes économiques à venir. Or nous ne pouvons nous assurer ce haut niveau de qualification si nos conditions de vie ne nous permettent pas de les obtenir. Ainsi nous exigeons un plan local contre la précarité de la Métropole Grenoble Alpes pour tou.te.s les jeunes de 16 à 25 ans et pour toute personne poursuivant des études :

  • La gratuité définitive de la facture d’ouverture de compte Gaz Electricité de Grenoble et Eaux De Grenoble Alpes pour les 16/25 ans, et la gratuité des trois prochaines factures,
  • La gratuité des transports en commun et des Métrovélos,
  • La création et la distribution à domicile d’un livret recensant l’ensemble des initiatives, droits, actions visant à combattre la précarité par les différents acteurs dans la Métro,
  • Un plafonnement urgent des loyers,
  • Une aide au déménagement de 100€ pour permettre aux jeunes de pouvoir s’en sortir lors du mois d’installation, qui est l’un des principaux mois de dépenses,
  • Le remboursement de 10€ de courses de première nécessité par semaine,
  • Le remboursement intégral des protections périodiques,
  • La gratuité et la distribution de masques et de gel hydroalcoolique.

L’urgence de la situation nous appelle. Signons et partageons cette pétition pour demander aux pouvoirs publics une action immédiate en faveur des jeunes à travers cette proposition de plan local contre la précarité de la jeunesse. Celle-ci sera remise aux élu.e.s métropolitain. Ensemble faisons entendre la voix de la jeunesse !  

Les décisionnaires

Éric Piolle
Maire de Grenoble
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SMMAG
SMMAG
Département de l'Isère
Département de l'Isère

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Pétition lancée le 9 septembre 2020