Féminicides : l’Etat ne nous protège pas.

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Je m'appelle Gaëlle et depuis quelques années, grâce aux travaux des collectifs et associations féministes, j'ai pris la mesure de l'étendue des violences sexistes et sexuelles, et en particulier du nombre accablant de féminicides.

Aujourd'hui, je suis envahie par un profond sentiment d'injustice et de révolte en constatant que dans de nombreux cas, l’État n'a pas protégé les victimes, au point que certaines en meurent.

Gulcin habitait à Annemasse. Elle a porté plainte 5 fois. Elle a été assassinée en janvier 2019.
Julie habitait à l'Ile-Rousse. Elle a déposé plusieurs plaintes contre son ex. Il l’a assassinée en mars 2019.
Johanna habitait au Havre Elle avait porté plainte contre son conjoint. Classée sans suite. Elle a été assassinée en septembre 2019.
Safia habitait à Bordeaux. Elle avait porté plainte pour violence conjugale en avril 2019. Son ex a reçu une convocation au tribunal pour janvier 2020. Il l’a assassinée en octobre 2019.
Sylvia habitait à Oberhoffen-sur-Moder. Elle avait déposé une main courante en septembre et porté plainte en octobre contre son conjoint. Il l'a assassinée le 10 novembre 2019. La gendarmerie est intervenue 30 minutes après son appel à l'aide. Il était trop tard.

Comment faire pour ne pas exploser de colère ? Ces femmes avaient appelé à l’aide. Plusieurs fois. Les forces de l’ordre et la justice n’ont pas su les protéger.

Elles sont des dizaines dans ce cas. En 2018, selon une enquête du journal le Monde, 30% des femmes tuées par leur conjoint ou leur ex avait porté plainte ou déposé une main courante avant d’être assassinées. 30%. C’est intolérable. 

En France, des féminicides ont lieu tous les deux jours. Dans un silence glaçant des personnes qui ont la charge d’assurer notre sécurité. Madame Belloubet, Monsieur Castaner, en matière de prévention des violences, les services publics sont insuffisants. Parfois, ils sont même en faute. Des femmes meurent de l'incapacité de la police et de la justice de réagir et de les protéger. Des femmes meurent de l’immobilisme de l’Etat. 

Vous êtes ministre de l’Intérieur et ministre de la Justice. Vous êtes responsables de faire cesser ces dysfonctionnements graves. 

Nous exigeons :

  • qu’aucun commissariat ne laisse une femme victime de violence sans solutions.
  • que les ordonnances de protection, outil de protection des femmes, soient démultipliées sur le territoire
  • que vos agent.e.s soient formés de manière obligatoire à détecter le danger et à protéger les femmes victimes 

Je serai le 23 novembre dans la rue avec #NousToutes pour porter ce message. Signez ma pétition. Rejoignez-moi.