Annulons la Constitution actuelle et exigeons un régime de bonne gouvernance au Congo.

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Actuellement, les Congolais vivent dans les conditions misérables dans leur pays. Les détournements de fonds publics se perpétuent en toute impunité. La dette publique croit sans arrêt et sans contrôle. Les hôpitaux, les écoles et l'université ne fonctionnent plus. l'électricité et l'eau potable n'en parlons même pas. Les salaires ne sont plus payés. Les emprisonnements arbitraires se généralisent. Certaines populations sont massacrées à l'armement lourd. Le fait que tous les pouvoirs de l'État soient constitutionnellement exercés par le Chef de l'État lui seul en est la cause principale. Ses protégés, qu'ils soient  brigands, voleurs ou criminels restent à l'abri de toute condamnation. Cela explique le niveau très élevé de la mal-gouvernance et la corruption qui sévissent dans notre pays depuis des décennies. Le FMI vient d'ailleurs d'en exiger l'éradication avant tout accord de financement avec le Congo. Le pouvoir de Brazzaville tente actuellement d'éviter le problème par de simples audits et sanctions à l'encontre de quelques individus choisis au hasard, comme si le défaut de gouvernance d'un État se réglait de la sorte. En ce qui concerne notre pays, c'est dans sa Constitution qu'il faut trouver la solution. C'est pour cela que nous revendiquons son annulation pour avoir l'occasion d'établir des nouvelles institutions qui garantiront la bonne gouvernance et condamneront la corruption dans notre pays pour une vie meilleure des populations.

En signant massivement cette pétition, vous nous aiderez à constituer une force démocratique qui apporterait ce changement au Congo face au pouvoir de Brazzaville. Si ce dernier résiste, la Communauté internationale, le FMI, l'Union Africaine et les autres diplomaties fervents défenseurs de la démocratie nous aideront à résoudre notre problème.

Cette pétition est à l'initiative des individualités, des associations congolaises et internationales. Elle nous permet aussi :

-  De réaffirmer notre refus de la Constitution congolaise du 25 octobre 2015 promulguée le 06 novembre 2015. Refus exprimé par les manifestations des mois de septembre et octobre 2015, du peuple congolais dans son ensemble, dans les rues du Congo et des autres villes de l'étranger.

De dénoncer la violation de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance par la Constitution congolaise actuelle qui l'a et pourtant reconnue dans son préambule. En effet :

L'Article 17.1 de la Charte africaine stipule que "Tout État partie doit créer et renforcer les organes électoraux nationaux indépendants et impartiaux, chargés de la gestion des élections".

Or la Constitution congolaise, aux articles 182, 183, 86 et 87 permet au chef de l'État de dominer la Cour constitutionnelle, l'organe qui gère  les élections au Congo. Il nomme 5 de ses membres sur 9 y compris le président. Le principe de l'indépendance et de l'impartialité de l'institution chargée de gérer les élections au Congo est ainsi violé. Par conséquent, les parlementaires et tous les autres élus du pays sont nommés et choisis par lui. Car les scrutins servant à les choir sont singés pour faire croire à une démocratie.

L'Article 32. 1-2 de la Charte africaine stipule que "Les États parties prennent les mesures nécessaires en vue d’institutionnaliser la bonne gouvernance politique aux moyens : Du renforcement du fonctionnement et de l’efficacité des parlements. D’un système judiciaire indépendant".

En plus de choisir lui-même les parlementaires, le chef de l'État a par la Constitution congolaise l'exclusivité de convoquer et de fixer l'ordre du jour des sessions du Parlement (articles 122 et 119), de promulguer sans y être obligé les lois votées par cette institution (article 85) et de légiférer lui-même contre l'avis du Parlement (article 158).  La subordination du Parlement congolais au chef de l'État est de cette manière démontrée.

La Constitution congolaise donne au chef de l'État, en plus du pouvoir exécutif, celui de présider le Conseil Supérieur de la Magistrature, l’organe suprême de la Justice congolaise qui nomme et contrôle toutes les cours y compris la cour suprême du pays (articles 91 et 170). Ceci prouve la subordination de la justice congolaise au chef de l'État.

- Revendiquer l'annulation de la Constitution congolaise actuelle afin d'établir des institutions fortes respectant l'indépendance de la justice, les principes de séparation et d'équilibre des pouvoirs, gages de bonne gouvernance dans n'importe quel pays.

- Rendre hommage à tous ceux qui sont tombés et qui sont encore en prison pour avoir exprimé leur opinion.



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Congolaises et Congolais du monde entier a besoin de votre aide pour sa pétition “Christine LAGARDE Directrice générale du FMI.: Annulons la Constitution actuelle et exigeons un régime de bonne gouvernance au Congo.”. Rejoignez Congolaises et Congolais du monde entier et 496 signataires.