Nantes Université : Une chance unique à saisir pour le Grand Ouest

Nantes Université : Une chance unique à saisir pour le Grand Ouest

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Chercheurs Enseignants Ingénieurs NANTAIS a lancé cette pétition adressée à Chercheurs enseignants ingénieurs Nantais

Nantes Université : Une chance unique à saisir pour la formation, la recherche et l’innovation dans le Grand Ouest.

Nantes Université doit être créée au 1er janvier 2020. Les quatre fondateurs en sont l’Université de Nantes, le CHU de Nantes, l’INSERM et l’École Centrale de Nantes. Il s’agit de l’université cible que propose le projet NExT, (pour Nantes Excellence Trajectory), évalué et retenu par un jury international en 2017 en lui attribuant le label I-SITE (Initiative Science Innovation Territoire Économie) dans le cadre d’un appel d’offre des plans d’investissements d’avenir du gouvernement (grand emprunt). Ce projet est ainsi financé par l’état et les collectivités territoriales à hauteur de 330 millions d’euros sur 10 ans ! C’est une opportunité unique pour le Grand Ouest.

Il y a 9 universités labellisées I-SITE en France. Pour obtenir ce label très compétitif, les chercheurs, enseignants-chercheurs et ingénieurs nantais ont proposé de capitaliser sur la complémentarité et la convergence des deux axes d’excellence de la recherche Nantaise, la santé du futur et l’ingénierie du futur.

Ce label I-SITE, c’est d’abord la reconnaissance d’une recherche nantaise compétitive, attractive et innovante, avec des découvertes de premier plan dans les domaines du cancer, de la transplantation, des maladies chroniques, mais aussi des industries marines ou des biomatériaux. Ces découvertes vont conduire à de nouveaux médicaments et de nouvelles façons de prendre en charge les patients, préfigurant la médecine préventive de demain.

Ce label c’est aussi la reconnaissance d’une transformation en profondeur depuis une dizaine d’années de la recherche à Nantes, telle qu’elle n’en avait pas connu depuis plus d’une génération. C’est la reconnaissance de notre capacité à travailler ensemble, à décloisonner nos environnements, à partager nos ressources dans l’interdisciplinarité et la fertilisation croisée de nos recherches.

Ce label permet une convergence renforcée entre les quatre fondateurs, au travers de la bio-informatique, des biomatériaux, de l’exploitation des données massives en santé, du numérique, de la bio-ingénierie, de la médecine nucléaire et de la construction d’organes de remplacement, de la robotique, et des objets connectés utiles à la télémédecine et au nouvel usage de l’intelligence artificielle en santé.

L’union des 4 fondateurs de NExT, une université, une grande école, un établissement de soins et un institut national de recherche en santé dans un projet commun d’une nouvelle université, Nantes Université, est unique en France.

L’ambition de Nantes Université est de hisser le site nantais au niveau des grands campus Européens, offrant des formations spécialisées d’excellence aux étudiants, attirant les meilleurs chercheurs dans le monde, et se positionnant comme un fleuron national au sein des classements internationaux.

Mais ce label I-SITE nous engage collectivement. Il nous sera retiré si nous ne mettons pas en œuvre le projet tel qu’il a été évalué, et dont la création de Nantes Université est l’élément clé. Perdre ce label serait marquer un coup d’arrêt à une dynamique collective engagée il y a plus de 5 ans, qui nous a rapprochés les uns des autres, nous a permis de se connaitre, de partager nos compétences complémentaires et nos ambitions. Perdre ce label serait devoir renoncer à des recrutements de talents déjà identifiés; ce serait renoncer à des partenariats déjà avancés avec des industriels pour créer de la richesse et des emplois en Pays de La Loire. Perdre ce label enfin, ce serait renoncer définitivement à devenir un pôle universitaire visible et attractif à l’international en prenant le risque de voir s’éloigner les talents, jeunes ou confirmés.

Alors que la date du 1er janvier 2020 approche, les risques de la perte du label I-SITE sont réels et une grande incertitude plane sur la création de Nantes Université. En effet, si ses statuts ont été votés par les conseils d’administration de l’Université, du CHU et de l’INSERM, ils ne l’ont pas été par celui de l’École Centrale le 9 octobre dernier, remettant de facto en cause l’ensemble du projet.

La transformation que suppose l’union d’une Grande École et d’une Université ne peut pas aller sans réticences, craintes, et interrogations légitimes. Ces interrogations nous concernent tous, étudiants, enseignants, chercheurs, ingénieurs et personnels des services techniques et administratifs. Dans notre très large communauté, l’École Centrale de Nantes a une vocation toute particulière, de par sa culture, son histoire, son identité de grande école et l’excellence de la recherche qui y est conduite. D’autres initiatives nationales ont connu leurs difficultés, mais elles ont su les surmonter.

Nous devons retrouver la confiance au niveau institutionnel, telle qu’elle existe au niveau des acteurs de terrain que nous sommes et qui croient totalement en cette initiative, qui nous montre déjà ses bénéfices.  Nos étudiants, rompus à casser les frontières, habitués à évoluer entre les institutions dans des environnements interdisciplinaires, ne comprendraient pas la poursuite de ces atermoiements. Ils attendent de nous, leurs mentors, que nous les emmenions sur la trajectoire d’excellence qu’ils méritent.

Nous souhaitons par cette tribune réaffirmer aux directions des 4 fondateurs notre engagement mutuel, quel que soit notre établissement d’appartenance, à poursuive la construction d’un projet ambitieux commun au sein de Nantes Université, tout en préservant et promouvant la culture, l’histoire et l’identité de chacune des composantes. Pour Centrale comme pour les autres membres, l’entrée dans Nantes Université ne marquera pas la perte de son identité. Ce projet propose au contraire à Centrale de rester Centrale, qui continuera à délivrer de prestigieux diplômes d’ingénieur tout en apportant sa contribution unique et spécifique de Grande École à la construction d’une grande université française d’excellence en ingénierie et santé du futur. Chercheurs enseignants et ingénieurs de Nantes, nous en sommes garants.

L’état nous a donné 4 semaines pour un sursaut collectif. Faisons-nous confiance et ayons confiance en notre avenir commun. C’est le destin de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation de tout le site nantais qui est en jeu.

 

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !