Cessons de pathologiser le Haut Potentiel Intellectuel (HPI) ! Ça peut briser des vies .

Signataires récents:
Kevin Morel-Fourrier et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

Le HPI n’est ni un trouble ni une maladie !

Cet appel est lancé par un collectif de professionnel-les de santé mentale,  personnes concernées et victimes engagées. Vous pouvez retrouver la liste en bas de page suivie de témoignages de victimes ainsi que des sources scientifiques . 

Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI), qui s’identifie par un Quotient Intellectuel (QI) supérieur ou égal à 130, est une ressource précieuse pour l’individu et la société. Pourtant, une mésinformation massive crée des idées reçues injustifiées dont les conséquences sont dramatiques.

Autisme , TDAH (trouble du déficit de l'attention/hyperactivité), troubles anxieux ou bipolaires sont trop souvent confondus avec le HPI, induisant erreurs diagnostiques et retards de prise en charge. Résultat : des patients en errance, des troubles aggravés, des vies brisées. 

Contrairement aux idées reçues, un HPI n’entraîne ni hypersensibilité invalidante, ni risque accru d’échec scolaire. Les études scientifiques sont claires : avoir un haut potentiel intellectuel est d’abord un atout. Une intelligence élevée est statistiquement associée à une meilleure qualité de vie, des capacités accrues de résilience, et une bonne santé psychologique.

Si l’on associe HPI avec souffrance et inadaptation, c’est parce que la minorité des Hauts QI en difficulté est celle qui consulte, biaisant les observations des professionnels et la perception générale.

Les mythes autour du HPI coûtent cher, aux personnes mal diagnostiquées mais aussi à l'État. 

Les conséquences sont graves :

  • Patients en errance diagnostique
  • Troubles aggravés faute de prise en charge adaptée
  •  Redoublements et échec scolaire injustifiés
  •  Burn-out, phobie scolaire, dépressions
  •  Hospitalisations évitables et coûts excessifs pour le système de santé.

Le HPI n’est pas la cause des troubles auxquels on l’associe. 

Cette année 2025, l'État a fait de la santé mentale une grande cause nationale. Dans ce contexte, chercheurs, professionnels de santé, éducateurs et citoyens engagés appellent à des actions concrètes pour clarifier les informations sur le HPI et éviter les confusions préjudiciables. C’est le moment d’agir !

Des possibilités d'actions simples et concrètes :

  • Une communication institutionnelle claire pour dissiper les confusions et éviter les erreurs coûteuses pour les patients comme pour l’État.
  • Une formation continue des professionnels de santé.
  • Une dissociation du HPI des pathologies mentales par la Haute autorité de Santé (HAS).
  • Garantir des évaluations cliniques rigoureuses basées sur les meilleures connaissances disponibles, sans amalgame ni stigmatisation.
  • Un relai d’informations fiables et vérifiées, non préjudiciables pour les patients et patientes.

L'intelligence est une chance, le problème principal du HPI, c’est la mésinformation.

 

✍️ Signez cette pétition pour proposer des mesures concrètes et mettre fin à cette situation !

Si vous souhaitez nous contacter et/ou nous envoyer votre témoignage, écrivez-nous à : tribune.hpi@gmail.com

 

Membres du collectif* et co-signataires (par ordre alphabétique): 

Adeline Magnier* vice-présidente communication Mensa France - rédactrice en chef MensaMag
Alexandra Sturer thérapeute et pair aidante spécialisée TDAH/TSA/neuroatypies, vulgarisatrice en psychologie
Alice Fourez neuropsychologue, thérapeute
Annie Igual présidente association La bulle du TDAH (sensibilisation au TDAH chez l'adulte)
Annie Lejeune coach de cadres, managers et dirigeants, thérapeute, conférencière sur le HPI
Anne Crémer thérapeute à Accompagn'Et Nous (spécialisée Neuroatypies et HPI)
Anne Cuxac intervenante sociale, animatrice randonnée
Anne Laure Courault  thérapeute cabinet Arborescence & Emergence (TSA, TDAH, HPI) 
Anne Razafy-Andriamihaingo coach spécialisée HPI/TS/TDAH
Anna-Malika Camblats dr. Neuropsychologie, Fondatrice d'emopsy
Anthony Aguirre psychologue
Association les PBZ (soutien et orientation parents d’enfants avec TSA et HPI)
Audrey Guegan psychologue libéral
Aude Denis Ferreira psychologue spécialisée dans les TND
Aude Heuls enseignante agrégée Praticienne en psychopédagogie
Benoît Judde détective privé spécialisé, juriste, membre de Mensa
Blandine Dellac médecin – psychologue clinicienne
Brigitte Lucena* chargée de projets, personne engagée et concernée
Buhara Yildirim coach en reconversion pro
Catherine Barjon cadre infirmier et coach certifiée
Catherine Cuche docteure en psychologie, autrice et co-fondatrice de Singularis Academy
Charlotte (Dupont) Decool consultante formatrice START CREAI IdF (TND), CRAIF (TSA), Référente Intim’Agir IdF, Fondatrice d’Ensemble Face Au Handicap (EFAH), Parent Pair Aidante Facilitatrice / Neurodiversité & TND
Charlotte Parzyjagla psychothérapeute et auteure spécialisée HPI
Chloé Romengas auteure de "Rayures et Ratures", graphiste, spécialisée maladie chronique, handicap invisible & neurodiversité
Cloé Dupont auteure, conférencière
Clyde Caillier cabinet HPI Dordogne, accompagnement et conseils pour HPI.
Coline Fabbri psychologue clinicienne
David Boudjenah cofondateur du réseau social Atypikoo (HPI et neuroatypies)       

David Masson psychiatre, responsable médical CURE Grand Est Lorraine
Dominique Sauvignon opérateur de Production
Émilie Trémouille chargée d'enseignement sur l'accompagnement des EHPI
Estelle Garnier psychologue spécialisée en neuropsychologie
Estelle Rodriguez conseillère en évolution professionnelle Cap Emploi
Fabrice Becker psychologue - psychothérapeute
Fabrice Pastor neuropsychologue, formateur et vulgarisateur en psychologie
Fadwa Naciri Leroi psychologue du travail et consultante handicap
Farah Ben Mimoun psychologue et doctorante en Psychologie du Développement spécialisée en Double Exceptionnalité (HPI & TDA/H)
Fanny Terrisse psychologue et vulgarisatrice en psychologie
Fleur Acroute Vial médecin au centre référent troubles du langage et apprentissages et membre du comité consultatif HAS (Haute Autorité de Santé)
Florence Crépin personne engagée et concernée                                

Franck Ramus directeur de recherche au CNRS
Frédéric Lacaze chargé de mission handicap
Gérald Bussy dr en Neuropsychologie-Auteur-Formateur - CEO
Guillaume Baissette psychologue, psychothérapeute et vulgarisateur en psychologie
Hervé Caci psychiatre, pédopsychiatre, PhD, HDR, auteur
Hélène Jacques psychologue - neuropsychologue
Hélène Ribeiro* psychologue et vulgarisatrice en psychologie               

Hugo Baup praticien hospitalier,  vulgarisateur médical, lanceur d'alerte

Hugues de Combarel Atypie conseil
Institut pour l'Éducation Augmentée association éducation et technologies
Jean-Marc Quéré* personne engagée et concernée
Jérôme Bianchi neuropsychologue et formateur
Jérôme Joffrey intervenant social                                                             

Jimmy BEHAGUE président de l'association La neurodiversité France
Julien Cartier consultant, président de l'Institut pour l'Éducation Augmentée
Julien Pierrat entrepreneur, vulgarisateur scientifique et parent enseignant
Kally Moss psychologue
Karin Bourgeois-Potage psychologue de l'éducation nationale
Katia Terriot maîtresse de conférences en psychologie au CNAM
Kim Van Roy* vulgarisateur en psychologie scientifique
Laetitia David psychopraticienne
Laurence de Jonckheere psychologue en unité médico judiciaire
Laurence Latorre présidente Afdaim-Adapei 11 Conseil et formation Troubles du Neuro-Développement                                                        

Lilian Vernaz consultant psychologue/neuropsychologue
Lydia Stupar psychologue
Lucile Hertzog auteure tdah-age-adulte.fr, cheffe de projet TDAH & formation chez iMIND au CH Le Vinatier | designer en santé mentale
Margerie Véron accompagnements professionnels & ateliers philo
Marie Bulle graphiste, photographe
Marie Thomas docteur en psychologie
Marina Ardouin psychopédagogue
Mathieu Cerbai neuropsychologue, association "Raptor neuropsy", vulgarisateur en psychologie
Mathilde Baudier* personne engagée et concernée
Mehdi Liratni dr psychologue-formateur-superviseur
Mélanie Dolidon* neuropsychologue et autrice de l'ouvrage "HPI, l'intelligence n'est pas une maladie"
Mélanie Gohier neuropsychologue
Mélanie Jean Naudin auteure, pair-aidante familiale, vulgarisatrice en psychologie
Mensa France 1ère association de personnes à Haut QI
Michèle Vila psychologue du développement
Michael Sikorav psychiatre, vulgarisateur en psychologie
Mickaël Nardi coach en productivité pour libéraux/freelances neuroatypiques (HPI & TDAH)
Myriam Vernusse-Lisboa* psychologue université de Fribourg Suisse
Nathalie Boisselier psychologue, chercheuse, doctorante et enseignante                                                                                           

Nathalie Clobert psychologue, auteure 
Nicolas Gauvrit universitaire, chercheur en sciences cognitives et en psychologie
Ophélie Besseau psychologue clinicienne
Orianne Chef orthophoniste
Orianne Pastore psychologue clinicienne
Pierre Bordaberry dr en psychologie, auteur et vulgarisateur en psychologie sur la chaîne Psykocouac
Raff* créateur du média sur les HPI et Neuroatypies "intensément"
Raphaëlle Gentner journaliste, réalisatrice, collaboratrice artistique     

REACT association Réagir face aux Enfants et Adolescents au Comportement Tyrannique
Roseanne Watts psychologue - neuropsychologue
Sasha J. psychologue spécialisée en analyse du comportement clinique
Savannah Anselme créatrice de contenus TSA et neuroatypies
Serge Bret-Morel vulgarisateur scientifique et membre de Mensa France 
Sébastien Hague neuropsychologue et vulgarisateur en psychologie   

Séverine Falkowicz maître de conférences à Aix-Marseille Université, psychologie sociale, vulgarisatrice scientifique
Sonia Fiquet formatrice en communication relationnelle axée HPI + TSA
Sophie Brasseur docteure en psychologie, autrice et co-fondatrice de Singularis Academy
Stephane Chetreff pair-aidant familial professionnel en santé mentale et neurodéveloppement
Sylvia Aubertin éducatrice indépendante D.E.
Sylvie Guillemain* personne engagée et concernée                             

Sylvie Robert neuropsychologue                                                         

Trystan Grange* personne engagée et concernée
Valentin V. psychologue social
Vanessa Smagghe responsable d'édition
Valery Braun pharmacien
Véronique Kraemer mentorat et pair aidance pour HPI - TDAH - TSA

Corinne Viguerard* personne engagée et concernée

Yaelle Maya Zoller* pair-aidante familiale et podcasteuse TSA (Autisme)

 

Témoignages (⚠️ Certains peuvent heurter votre sensibilité):

Les témoignages sont difficiles à obtenir car ils touchent à la sphère intime. Nous avons décidé de les anonymiser pour la plupart et remercions infiniment les personnes qui ont eu ce courage de nous les envoyer.

Blue DB : Bonjour, je voudrais témoigner sur les conséquences de la pathologisation du HPI. Pour ce témoignage, vous pouvez m'appeler Blue DB. 
Mon parcours commence dès la petite enfance, mon entrée en maternelle est difficile, je suis isolée, j'ai du mal à m'intégrer, déjà, on me parle du HPI, je n'ai même pas 5 ans. A 7 ans, je passe un test de QI, outre de HPI qui au final n'est pas franc (j'ai un QI très hétérogène), la psy dit que je suis atypique, anxieuse et qu'il serait bien que je prenne confiance en moi. 
En réalité, à ce moment-là, je vivais des choses que personne ne devrait vivre. Depuis quelques années, je vivais de la maltraitance et de l'inceste. Mais ça, on a préféré dire que c'était le HPI. Ça durera plusieurs années. 
Je vis du harcèlement scolaire toute ma scolarité ou presque, à 11 ans, ma santé mentale décline vraiment. Le harcèlement est très violent, j'ai des idées suicidaires, on me dit que je suis trop intelligente pour être heureuse. 
J'ai 14 ans quand mon grand-père meurt, son décès cristallise tout, je commence à m'effondrer. Je tombe dans une dépression extrême, hospitalisation, tentatives de suicide, traitements lourds, maltraitance institutionnelles... Cela dure jusqu'à mes 18 ans environ. Je suis déscolarisé mais j'ai réussi à passer le brevet. 
J'ai 18ans et cela fait depuis mes 16 ans que je me demande si je ne serais pas TSA. On me répond que non, c'est le HPI, la dépression, l'anxiété, le stress post traumatique... Bref tout sauf ça. Mon psychiatre met même son veto sur le fait de passer des tests pour vérifier la piste du TSA. J'essaye de reprendre les cours 4 ans d'affilée, que des échecs. 
À 19 ans, je dis merde à tout le monde et je vais passer ces tests dans le libéral, c'est très chère mais, à ce stade, c'était de la survie. 
Je rencontre une neuropsy, ça se passe bien. Après plusieurs rendez-vous et quelques mois, le verdict tombe : TSA et TDAH. Diagnostics posés, je suis soulagée, je m'effondre mais ça me sauve la vie. 
Je retente une année de première et là, je revis. Tout n'est pas parfait mais je réussis, j'ai d'excellents résultats, je raccroche. 
Aujourd'hui, je vais avoir 21 ans, je vais passer mon bac cette année, je revis un peu. 
Cette non prise en charge m'a coûté très cher. Aujourd'hui, je vis avec un TDI, un SSPT-C, un TAG, une dépression chronique, des douleurs chroniques... Mais le diagnostic de mon TSA et de mon TDAH m'a sauvé. Si on avait fait attention à l'enfant que j'étais, on n'en serait pas là aujourd'hui. 


Merci de votre campagne, elle est extrêmement importante, courage à tous.tes. 

C M P : Notre fille de 17 ans, sportive, excellente élève, ayant eu une enfance sans nuage, se met à ne plus pouvoir aller en cours en septembre. Incompréhension +++ de notre part.

-à sa demande, nous lui faisons passer un test de QI, en se disant que c est un levier pour nous pour qu elle consulte.

- sans surprise, elle est hpi, et avec bcp de bienveillance, la professionnelle nous explique que son hpi est à l origine de ses troubles.

- scientifique de formation, je ne peux me résoudre à me dire qu être trop intelligent est un handicap… je lis siaud facchin….et je creuse…

- et je tombe sur le livre « l'intelligence n est pas une maladie » grace à intensément. 

- et tout s éclaire… je contacte une neuropsychologue spécialisée dans l autisme, qui me dit qu il y a peu de doute, en effet

- notre fille va passer les tests d ici 15 jours

Mais pas tous les enfants n ont des parents avec cette démarche!
C est très étonnant que les professionnels soient parasités par des fausses infos!

Notre fille va de mieux en mieux depuis qu elle se reconnaît dans les TSA.

Nous sommes avec vous dans ce combat!!

 

Marie Bulle : graphiste, photographe : Cette pétition est HYPER importante... vraiment... même si vous ne vous sentez pas directement concerné(e.s)... Pourquoi?

Le chemin vers la délivrance est souvent long et sinueux, a.k.a mon diag de TSA:

- quelque part entre 2005 et 2007, je vis à l'étranger et je me rends bien compte que je suis un peu bizarre comparée aux autres jeunes femmes de mon âge. J'ai une petite poulette qui visiblement elle-aussi ne correspond pas tout à fait à la grille de développement de l'enfant de son âge. Le midi je déjeuner avec des collègues qui ont des enfants du même âge et je dois vite apprendre à me taire sur ce que nous faisons ensemble avec ma poulette...

l'un de mes collègues me suggère tout de même d'aller consulter un psy, donc GO.

Je prends RDV avec une très jeune psychologue qui m'accueille avec un grand sourire et après quelques minutes d'échange me dit que je lui fais penser à son frère, elle me donne les références d'un bouquin sur la douance et le No de téléphone d'une collègue plus expérimentée et spécialisée en surdoués (mots de l'époque)...

- je rencontre donc la psychologue qui va m'accompagner toutes les semaines pendant plusieurs années. Avec le recul, et avec les bons mots, je me rends compte aujourd'hui que l'on a fait des habilités sociales pendant toutes ces années. A aucun moment le TSA ou le TDAH n'ont même émergé de nos échanges. Elle me trouvait bizarre, inhabituelle dans les réactions, mes réponses, mes étrangetés. Elle ne m'a jamais proposé de test de QI, pour elle le décalage est une évidence, je suis hpi. Cet accompagnement a été aidant sur le moment mais ne m'a jamais permis de comprendre en quoi j'étais bizarre.

- un accident de parcours de vie a fait que je me suis retrouvée prise en charge par une association bien particulière pendant plusieurs mois, sujet que je mets de côté ici, mais pareil, l'accompagnement fait dans ce cadre-là n'a jamais permis de mettre en relation la raison de mon arrivée là et mon TSA/TDAH.

- retour en france en 2014 après un burn-out violent. Après plusieurs mois sans psy, je me dis que ne tiendrais pas la route, donc je cherche quelqu'un qui puisse m'aider, je scrute attentivement les présentations des cabinets de psychologues jusqu'à trouver une personne qui semble pouvoir m'aider. On aborde les traumas, rien que les traumas et à aucun moment la piste du TSA/TDAH n'émerge de nos échanges.
On met le côté quotient intellectuel de côté, enfin oui et non, on travaille beaucoup sur ma croyance du moment qui est "si j'étais vraiment intelligente, je me foutrais pas systématiquement dans la merde, non, vous ne croyez pas?" - elle me réconcilie avec le fait que l'on peut être douée d'une forme d'intelligence et tout de même vivre des situations traumatisantes, qu'il n'y a pas d'incompatibilités.

- Avant le burn-out et après le burn-out j'ai lu tous les livres possibles sur la douance, le hpi, les zèbres et autres... aucun ne m'apporte d'éclairage satisfaisant.

Dans mon entourage proche, un petit bonhomme a été diag TSA début des années 2000, ce que l'on m'avait donné comme explication "d'asperger" de l'époque m'avait parlé, mais on m'avait répondu que ça ne concernait que les garçons. 

bref, après ces quelques années passées avec la psychologue rencontrée au retour en France, je déménage, je change de psy ( 🩵 💙 ) et je lui dis directement que je pense être autiste (suite à mes lectures diverses et variées), on attend un peu de nettoyer tout le terrain des traumas et puis, je fais une demande auprès du service public pour les adultes, j'ai un RDV, j'y vais et là on me dit "pas d'autisme, mais HPI" et ça commence à me courir sur le haricot de ne pas être entendue.

je lance une autre procédure de diag avec un autre médecin mais ce médecin fait un burn out et ne peut plus diagnostiquer. bref... le désespoir total.

Deux de mes filles recevront un diag de TSA avant moi, ouf, on peut lancer mon diag à moi. je passe la WAIS et obtiens un QI loin très loin du hpi, ce qui me soulage énormément. Mais j'obtiens des scores très élevés dans les échelles du TSA et je suis plus que soulagée aussi de savoir que j'avais bien mené mon enquête.

Alors oui il est plus qu'important de soutenir cette pétition afin de contribuer à faire évoluer le regard porté sur ce fichu hpi qui brouille les pistes.

Parce que oui il est sûrement plus sexy d'être surdoué qu'autiste dans l'imaginaire populaire, mais dans la réalité, il est bien plus aidant de savoir que l'on a un Trouble du NeuroDéveloppement avec des accompagnements spécifiques à la clef plutôt que de laisser gambader des zèbres non accompagnés dans la jungle sociale.

I J : Merci pour votre travail de sensibilisation. J’aimerais vous partager mon témoignage. 
J’ai 30 ans, et j’ai subi 25 ans d’errance diagnostique. 
Un psychologue scolaire avait recommandé à mes parents de me faire passer des tests car il pensait qu’il était possible que je sois autiste. Je m’intégrais difficilement dans ma classe, je passais beaucoup de temps seul, j’avais des attitudes atypique. 
La psychologue que mes parents ont vu en libéral m’a fait passer un WISC et a déclaré que j’étais HPI, sans autre trouble. 
Mes parents ont lu “trop intelligent pour être heureux”, ça les a convaincu que c’était une vision adaptée de ce que je vivais. J’avais globalement des bonnes notes, mais des difficultés à me repérer dans le temps, l’espace. Je perdais mes devoirs, mes clés, mes affaires. J’avais des difficultés en mathématiques à cause d’une mauvaise mémoire de travail. J’ai vécu du harcèlement à plusieurs reprises. 
Je n’ai pas réussi à passer mon permis, mes fonctions exécutives étaient trop défaillantes. 
Mes parents hurlaient, me punissaient, me disaient que je ne faisais pas assez d’efforts. 
J’ai dû attendre l’année dernière pour avoir enfin un diagnostic: trouble de l’attention et stress post traumatique complexe. J’ai un traitement (la Ritalin), et un accompagnement adapté. J’ai moins de difficultés en mathématiques dans ma reprise d’études. J’arrive enfin à faire mes démarches administratives. Ma vie s’améliore et se stabilise. Je pense qu’un jour j’arriverai à passer le permis. 
C’est des parcours comme le mien que causent ce pseudo diagnostic qui arrange bien l’égo de certains parents, ou la complaisance de certains professionnels. 

S J. : Je me souviens, à l’adolescence, avoir consulté une psychologue qui a dit que j’avais tous les signes d’un HPI et qu’il n’était pas nécessaire de faire un bilan psychométrique pour en attester. Les signes qu’elle a interprété comme du HPI ? Troubles de la communication sociale, fragilité de la flexibilité mentale, troubles sensoriels, déficits d’inhibition… Résultat : retard de diagnostic de TND. 

Le bilan psychométrique réalisé des années plus tard n’a absolument pas objectivé de HPI.                                                                                    Aujourd’hui je suis psychologue, je vois le même phénomène avec les patients que je rencontre et ça me désole fortement quand on sait que le diagnostic et ce qui en découle permet d’éviter des expériences de vie dommageables.

JDE : j’ai été « diagnostiquée » HPI en 3 eme , suite à du harcèlement scolaire et de la maltraitance , négligence , inceste ( alors que je n’avais que 5/ 6 ans ) .
Après une série de tests et d’évaluations avec toute mon anamnèse, le diagnostic a été posé par une psychologue et une neuropsychologue . ( diag que je n’ai pas voulu reconnaître)
J’ai sombré dans une anorexie mentale .
Quelques mois après ( je ne saurais dire combien exactement ) j’ai été hospitalisée en clinique privée neuro/psy pour anorexie mentale, et anxiété généralisée , la et heureusement pour moi , le neuropsychiatre n’a pas validé mon diagnostic sans dénigrer les autres psys .
Je recommence alors des tests mais cette fois avec des questions beaucoup plus pertinentes …
En fait j’ai eu un effondrement psychique car j’ai compensé, je masquais ( à force d’entendre t’es pas normale par tes parents, tes professeurs et subir du harcèlement de la part des autres élèves , bon t’essaie de rentrer dans le moule et Bing effondrement que l’on pourrait appeler maintenant par un burn out autistique ( je supportais plus le bruit / lumière / odeur ) hyperesthésie quand tu nous tient …

Après toute une batterie de bilans , d’évaluations , il neuropsychiatre me dit « non , tu es TSA + stress post traumatique complexe , ( bcp de dissociations ) TAG avec sa ribambelle de pensées intrusives et phobie d’impulsions..
Une fois le diagnostic pose , j’étais pas franchement libérée car mes parents m’ont mise encore à l’écart surtout ma mère qui m’a rejetée mais là c’est un autre débat que mériterait également d’être approfondi…
Récemment mon ancienne psyc de CMP a suspecté aussi un TDAH en cours de diagnostic. Mais bonjour le parcours semé d’embûches pour se faire diagnostiquer.

Merci à cette pétition et aux partages des témoignages, car il faut beaucoup de courage pour claquer la porte aux médecins , psys et j’insiste sur l’errance médicale et la maltraitance médicale dans ce milieu qui ne supporte pas que vous savez mieux qu’eux ce que vous avez…leur ego ne supporte pas du tout .

Anne Laure Courault : Il y a encore beaucoup à faire, ne serait-ce que du côté des professionnels et malheureusement le numéro ADELI ne protège pas systématiquement de la bêtise et de l’ignorance. J’ose même dire que les dégâts dans ces cas-là prennent encore une toute autre ampleur … la sensibilisation et l’information c’est un travail au quotidien… de mon côtéen tant que thérapeute je m’y attelle avec force et conviction … 
Et joie : je ne suis pas seule ☺️

Sylvie G : Je regrette les confusions qui ont attribué mes difficultés à mon hpi, alors que je suis atteinte d autres troubles (tda ...) qui n'ont pas été pris en charge. Des années de souffrance qui auraient pu être évitées

Sandrine D. : Depuis que mon fils est petit, on me dit "il est HPI, c'est pour ça qu'il se s'adapte pas". NON ! Il est autiste, voilà le diagnostic est enfin posé après des années d'errance... 

L. C : J’ai découvert mon HPI à 42 ans et ma thérapeute m’a conseillé de lire le livre de Jeanne SF. J’en ai mangé d’autres dans la foulée, Monique de K, Cécile B, Hervé M, Christel PC, et la liste n’est pas exhaustive.J’ai cru que mes difficultés provenaient du HPI, du moins un certain temps… enfin 5 ans quand même ! 5 ans d’errance et cela aurait pu durer bien davantage si je ne m’étais pas écouté intérieurement.
Je sentais qu’il y avait autre chose et je me suis dirigé vers le TSA contre l’avis des psy et thérapeutes de mon entourage.
J’ai bien fait : TSA !
Et d’autres comorbidités comme le TDAH, Dyslexie, Dyspraxie.

Sylvia A : Je suis tellement d'accord, il est temps de rétablir les choses.
Certains des témoignages de cette pétition sont à l'image du parcours chaotique que j'ai personnellement vécu, de mon lointain test psychométrique (HPI et en échec ?!) qui n'a été que culpabilisant au diagnostic officiel d'un TDAH qui a enfin apporté un soulagement et mis des mots sur tant d'années d'incompréhension.

 

 V L : voici mon témoignage quant aux 3 années d'enfer que j'ai vécues.

J'ai 50 ans. Je n'ai jamais été testée HPI mais certains psy ont affirmé que je l'étais, et je dois dire que je me reconnais dans les traits caractéristiques. Mon profil est très certainement hétérogène, avec de grandes forces verbales.

A partir de 47 ans, après une vie marquée par de nombreux changements (déménagements, vie relationnelle pas simple, traumas, vie professionnelle peu fluide) ayant généré quelques épisodes dépressifs et anxieux, j'ai complètement sombré à cause d'une surcharge de travail et de mes changements hormonaux dûs à la périménopause.

Toute ma vie, les médecins ont parlé de dépression et d'anxiété sans jamais aller "voir derrière", et les psychologues m'ont parlé de trouble anxieux et d'un HPI expliquant mon sentiment de décalage et ma souffrance récurrente.

Jusqu'à ce que j'atterrisse aux urgences pour une gigantesque crise de panique au printemps dernier. J'ai refusé l'hospitalisation de justesse.

J'ai la chance d'avoir une amie à qui la psy/médecin a évoqué un possible TSA. Nous nous ressemblons beaucoup. D'abord dubitative, j'ai commencé à lire et je me suis progressivement reconnue dans pas mal de caractéristiques. J'ai alors contacté un psychologue spécialisé qui m'a diagnostiquée en octobre dernier. J'ai poursuivi ma quête de réponses pour finir par être diagnostiquée TDAH (inattentif) et TSA.

J'ai ainsi pu commencer un traitement plus approprié et reprendre ma vie en main, après un véritable tsunami (mon activité pro s'est effondrée, les tuiles se sont succédées, alors que je suis célibataire avec 3 enfants). Je me relève seulement depuis 2 mois et la prise de Wellbutrin. 

J'ai un immense sentiment de gâchis et je suis convaincue que si le personnel soignant avait été plus sensibilisé, et si mon paysage virtuel n'avait pas été si occupé par la pathologisation du HPI, tout aurait été différent. Heureusement, il n'est jamais trop tard.

J'espère que ce témoignage vous sera utile.

Annie Igual : J'entends trop régulièrement ces parcours douloureux dans les échanges que nous avons par téléphone et lors des groupes de parole et ateliers mensuels que nous faisons au sein de l'association "la bulle du TDAH". 
Tout mon soutien et BRAVO à cette initiative Raff - Intensément , et je vais signer cette pétition avec grand intérêt en tant que Présidente de l'association pour tout nos adhérents !!

A : J'avais 17 en 2021 lorsque je suis allé voir une psychologue sur les conseil de mon entourage familial. Apres le bilan neuropsychologique qui identifiant un Haut QI ma psychologue a attribué l'ensemble de mes problemes au HPI alors meme que le bilan montrait aussi des signes de problemes attentionnels. Elle m'a meme proposé un livre bien connu sur les souffrances des HPI. Apres des années perdues et d'errances inutiles sans réponses à mes problèmes, j'ai enfin compris que c'était de la désinformation, je suis aujourdhui diagnostiqué TDAH - Troubles dissociatifs- Troubles anxieux - Troubles traumatiques.

En 2025 il est temps d'arreter de considérer le HPI comme un diagnostic ! (résumé de témoignage vidéo disponible sur la chaine intensément)

 

Alexane E : J'ai eu la chance d'avoir une psychologue qui m'a de suite après la révélation du HPI émis l'hypothèse d'un TDAH, le parcours n'a pas été simple. Il aurait été beaucoup plus compliqué sans sa perspicacité, sa formation qui lui a permis de faire une mise en lumière indispensable. Ce n'est pas par hasard que j'accompagne aujourd'hui les personnes neuro-atypiques. Merci à vous pour la création de cette pétition, indispensable à la sensibilisation et la lutte contre la désinformation.

 

@Oz : Je suis bipolaire et TDAH (diagnostiquée au centre expert bipolaire après plusieurs hospitalisations et tentatives de suicide) J’ai d’abord été suivie pour dépression et avec antidépresseur (qui ont plutôt aggravé le problème: très classique dans le parcours d’un bipolaire) et comme c’était de pire en pire, j’ai plus ou moins arrêté le suivi pour me tourner vers d’autres « théories » et là, j’ai commencé à me reconnaître en tant que Haut Potentiel, j’ai fait des tests: 110 mais avec des zones à 130 et des zone inférieures à 100, alors on m’a dit que ça pouvait peut-être lié à un QI atypique… Et puis finalement, ça n’a évidemment aidé en rien, j’ai failli mourir parce que j’avais des pensées incontrôlables dans tous les sens et un état absolument insupportable (c’était en fait une phase maniaque ++) qui fait que j’ai fait une tentative de suicide. Et quand on m’a demandé pourquoi, je me rappelle avoir répondu « je voulais arrêter de penser », c’était horrible. Au final, on a commencé à suggérer la bipolarité, mais sans conviction. (Je me rappelle de la psychologue qui a fait le test QI qui m’avait dit que ça n’existait pas et que c’était un effet de mode !!!!) Bref, je me suis orientée vers le centre expert bipolaire, qui m’ont diagnostiquée et m’ont appris que j’avais un TDAH également (je ne connaissais même pas ce trouble). La théorie du HPI ça a bien failli me coûter la vie! Aujourd’hui je vais beaucoup mieux grâce au régulateur d’humeur. Évidemment ça reste un handicap et tout n’est pas parfait, mais je n’ai plus jamais refait de phases maniaques.

@Xe : J’avais 15/16 ans, ma mère savait que j’étais autiste donc elle voulait me faire diagnostiquer. Durant la même période, mon trouble bipolaire venait de se manifester je vivais ma première phase dépressive. Je souffrais d’un vrai mal-être mais d’après tous les psychologues j’étais juste « HPI» et il fallait d’urgence me faire passer un test de qi parce que ça m’aiderait. 

D’après une de mes psychologues, j’étais trop mature et c’est pour ça que je souffrais. Même à l’époque, je trouvais ça débile et je me sentais incomprise. J’ai eu un an et demi d’errance médicale avant d’avoir finalement été diagnostiquée autiste de haut niveau puis il y a moins de 3 semaines on m’a détecté un trouble bipolaire de type 1 à 19 ans qui nécessite une hospitalisation. Le diagnostic HPI a gâché une partie de mon adolescence et a fait juste fait perdre beaucoup d’argent à ma mère qui voulait seulement m’aider. J’en voudrais toujours à ces psychologues qui ne prenaient pas ma dépression et mes tendances suicidaires au sérieux.

@jal : Après plusieurs burn out, mon médecin m'a conseillé d'aller consulter un psy. Le psy du CMP m'a direct catalogué HPI et m'a conseillé le livre "trop intelligent pour être heureux". Comme j'avais un syndrome de l'imposteur (ça m'étonnait d'avoir plus de 130 de QI), il m'a conseillé de faire un test. Heureusement, j'ai passé le test WAIS chez une super neuropsychologue qui malgré la confirmation de mon HQI, m'a dit que cela n'expliquait pas du tout mon mal-être et mes troubles d'interactions sociales. Elle m'a fait passer d'autres tests et a fait un pré-diagnostic de TSA, et m'a orienté vers le CRA. Ils ont confirmé le diagnostic de TND (TSA et/ou TDAH). J'attends le bilan final pour savoir si j'ai l'un, l'autre ou les deux. J'ai 42ans et mon parcours psy dure depuis plus de 5 ans.

@X : "Diagnostiquée" surdouée après un test de QI à 13 ans parce que j'allais très mal (décalée et en grosses difficultés sociales)... Tout a été mis là dessus. En fait je vivais dans un contexte familial violent et très insécurisant... Aujourd'hui je suis en cours de diagnostic pour savoir si j’ai un trouble du spectre autistique ou un stress post-traumatique. Gros retard de prise en charge... Alors qu'en effet je suis persuadée que mon haut QI n'a eu que des effets protecteurs. Possibilité de faire des études longues et difficiles, adaptation à des situations complexes etc...

@Ca : Il y a 15 ans, Suite à des difficultés scolaires d'attention mon fils est orienté PAR UN NEUROLOGUE (qui confirme que pas d'épilepsie) chez une psychologue clinicienne soit disant spécialisée en hpi. Elle le diagnostique avec 144 de qi. Et en gros, ses problèmes viennent de là et je repars avec la recommandation Jeanne Siaud-Facchin et sa zebritude. Ça lui a pourri sa scolarité et son adolescence car comme il était très intelligent, c'est parce qu'il ne voulait pas qu'il n'y arrivait pas. Résultat en 6eme maladie auto-immune puis "phobie scolaire " (cette fois c'est ma faute parce qu'on est trop fusionnels), alors que c'était le développement d'une anxiété. Au final je découvre Stéphanie Aubertin prends rdv l'an dernier (oui, entre temps il y a eu un second test impossible à définir) des aménagements (pour HPI) et bac et début de vie active mais toujours fragile). Et bien mon fils (et moi du coup) a un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. Aujourd'hui ça va mieux avec la ritaline et ce que le diagnostic explique. Mais il reste des traces et une fragilité. 

@un : Le HPI m'a été servi comme explication de mes troubles (par un médecin généraliste et des psychologues d'un centre ressources autisme) avant qu'un vrai psychiatre ne me diagnostique autiste. Et le cerveau de mon fils a été décrit comme "en arborescence" par des psychologues du service public... C'est aussi une façon violente de nier les problèmes, qui exigent des soins, des réponses même partielles.

@You :  J'ai été "diag" HPI dès l'enfance, puis après une dépression et un décrochage scolaire et social j'ai vu plusieurs psys qui m'ont refait faire des tests de QI et m'ont collé la même étiquette HPI, sauf que ça n'arrangeait rien. Et bien sûr, ce livre de la honte qu'on m'a plusieurs fois recommandé n'a rien fait de mieux. Des psychiatres en centre spécialisé ont fini par me parler de TDAH et TSA il y a quelques mois, à 37 ans, avec suppléments trouble de l'anxiété généralisé, anxiété sociale et anxiété de performance très certainement dues à mon retard de diagnostic. J'espère que votre tribune fera bouger les choses pour éviter cet avenir aux enfants d'aujourd'hui !

@am J'ai perdu 3 ans à cause d'une soi-disant spécialiste de l'autisme qui travaille dans un service prestigieux dans un hôpital parisien, qui a décrété que j'étais "juste" HPI, en me montrant la sortie avec un "bon courage, ça va être compliqué", alors qu'au final, une fois trouvé des spécialistes réellement compétents dans leur domaine, il s'avère que je cumule pas moins de 8 troubles neurodev, psy et physiques, la majorité liée à la génétique familiale de surcroît ! Privée de l'aide dont j'avais absolument besoin, je me suis cramée pendant ces trois années d'errances et de démarches médicales en tout genre pour comprendre mon état, qui pourtant ne datait pas d'hier. J'ai développé un grave problème de santé, aujourd'hui je ne peux plus travailler. Bref, merci de faire ce que vous faites, c'est vraiment important. Plus on évitera aux gens de tomber dans la désinfo, mieux la sécurité sociale se portera !

@Es : Dans mon parcours jusqu'au diagnostic d'autisme, je suis passé aux alentours de 2016 par le CRA (Centre de Ressources Autisme) de Bordeaux, dans lequel on m'a dit "vous n'êtes pas autiste, vous êtes précoce et vous avez une dyssynchronie". Le terme "précoce" m'a fait rire étant donné que j'avais 36 ans déjà... voulait-on dire que j'avais le QI d'une personne de 50 ans ? Ça m'a confirmé l'impression que j'avais qu'iels avaient plutôt l'habitude de s'occuper d'autistes enfants et pas adultes. Je n'avais jamais entendu le terme de dyssynchronie, mais heureusement que je m'y connaissais un peu sur le retard de la psychologie en France sur les diagnostics et la prise en charge de l'autisme, sur l'influence catastrophique de la psychanalyse en France en particulier sur l'autisme, etc donc j'étais soupçonneux. J'ai cherché "dyssynchronie" sur wikipedia, j'ai vu que la page n'existait qu'en français donc c'était louche, que c'était un concept de Jean-Charles Terrassier, psychologue français, et que les seules citations de l'article étaient du psychanalyste Carl Gustav Jung. En fouillant plus j'ai appris qu'en France on attribuait beaucoup le "diagnostic" de "précoce/surdoué/HPI" à des gens qui étaient en fait autistes, et que ça jouait pas mal dans les problèmes de prise en charge de l'autisme en France, mais c'était un aspect du problème que je ne connaissais pas jusque là et il y avait très peu de sources là-dessus à l'époque. Quand je suis revenu au CRA de Bordeaux pour un dernier rdv, je leur ai parlé de tout ça, et je leur ai même demandé explicitement si avec les résultats des tests que j'ai fait chez elleux si j'avais été ailleurs qu'en France on ne m'aurait pas plutôt diagnostiqué autiste au lieu de "précoce avec dyssynchronie" puisque ce concept semblait n'exister qu'en France. Iels m'ont répondu "oui c'est probable, mais pourquoi ce serait les autres pays qui auraient raison ? l'autisme est sur-diagnostiqué ailleurs et c'est nous en France qui avons raison avec notre concept de dyssynchronie contre le reste du monde". Oui oui. Des psys engagés dans un "centre de ressources autisme", des établissements mis en place pour rattraper le retard de la France sur la prise en charge des autistes par rapport au reste du monde, m'ont sérieusement dit ça. Heureusement depuis j'ai fait d'autres démarches auprès d'autres psys et j'ai fini par être diagnostiqué autiste en 2017... Pour revenir au terme "dyssynchronie", je n'ai trouvé à l'époque (et même en cherchant de temps en temps depuis) aucune ressource sur ce terme, et même d'autres autistes que j'ai rencontré qui avaient eu un mauvais diagnostic de "précoce/surdoué/HPI" n'avaient jamais entendu ce terme là. Donc j'ai du supposer dans mon coin pendant toutes ces années que ce diagnostic de dyssynchronie qu'on m'avait fait était bien lié à ce problème général des autistes "diagnostiqués" HPI en France, sans avoir aucune autre source que cette page wikipedia pour le confirmer. Bref il a fallu que j'attende de regarder cette vidéo en 2025 pour avoir enfin la confirmation que ce concept de "dyssynchronie" est bien lié à tout ça et pouvoir enfin avoir un avis d'"experts" sur le sujet pour pouvoir affirmer clairement que le CRA de Bordeaux m'a fait un faux diagnostic en 2016. 

@ja : Effectivement j'ai perdu beaucoup de temps avec cette connerie... J'ai été envoyée consulter en CMP dès mes 2 ans et demi (début des années 90) sans aucun résultat (autre d'empêcher l'école de me dégage, j'ai l'impression qu'ils attendaient juste un diag pour m'ejecter vers le médico-social malgré mes bon résultats scolaires). Et puis vers le collège il y a eu ce fameux test passé avec une psychologue libérale et son compte-rendu truffé d'éléments psychanalytique qui me déclarait intellectuellement précoce. Je me suis jamais reconnue dans ce diag parce que ça n'expliquait absolument pas mes difficultés, il y avait d'autres enfants dans ma classe qui avaient les mêmes bonnes notes et "capacités intellectuelles" que moi sans les difficultés comportementales et sociales que moi... Suite à ce diag mes parents ont failli se saigner pour m'envoyer dans une école "spéciale précoce" ce que j'ai refusé catégoriquement terrorisée par l'idée d'être en internat. Dix ans plus tard mon petit frère fut diag TSA, et il fallut quelques années de plus pour que ma mère arrive à me convaincre de creuser de ce côté. Ce n'est qu'à presque 30 ans que j'ai eu ce diag TSA qui m'a apporté une grille de lecture enfin pertinente sur mes difficultés me permettant enfin de progresser.

 

@Mu : J’ai consulté une neuro psychologue qui m’a justement convaincue que j’étais HPI (sans test de QI et en me faisant lire le livre « Je pense trop » ). Elle a basé toute ma thérapie là-dessus alors qu’en vérité je commençais à souffrir de trouble anxieux, et j’ai fini par décompenser car aucune solution pour soulager mon anxiété ne m’était apportée, hormis "c’est normal avec votre spécificité". Aujourd'hui je suis assez en colère car je trouve ces pratiques de coller une étiquette sur le front de quelqu'un, sans vérification scientifique, très dangereuses.

@Pr : J’ai été diagnostiqué surdoué quand j'avais 6 ou 7 ans il me semble (vers 1988 ou 89, on ne parlait pas de HPI à l'époque à ma connaissance) et effectivement comme beaucoup ça a été une belle errance médicale derrière avec une absence de diagnostic, de fil en aiguille phobie scolaire, puis phobie sociale et trouble anxieux généralisé. Vers mes trente ans, je dirais, je me suis penché sur ces histoires de zèbre et je m'y suis retrouvé un temps, puis...et désolé, je vais être vexant pour les concerné.e.s, mais j'ai surtout trouvé que c'était un ramassis de personnes à problème d'ego qui voulaient à tout prix être spéciaux, avec une grande majorité n'ayant pas fait de test de QI d'ailleurs, et tout un discours chez certain.e.s disant qu'on pouvait être HPI avec un score moyen de QI, ce qui semble un contre-sens. Après avoir pas mal débattu que le score de QI était variable tout au long de la vie, j'ai lâché l'affaire car ce n'était pas entendable dans ce milieu (j'ai eu à faire 3 tests de QI + le vrai test d'admission Mensa quand je faisais mon doctorat, ce qui me fait une belle jambe au final : 4 scores différents et des troubles anxieux si sévères que je claque dans n'importe quel taf, bien la peine d'avoir un supposé "super potentiel intellectuel" je ne suis ni plus ni moins con qu'un autre) Et surtout en lâchant tout ça, je me suis penché sur de vrais diag vu que ma vie était un enfer. Bah bingo avec des gens sérieux, qui ont aussi pris ne compte le contexte familial, je suis surtout autiste, et ça explique mille fois mieux les soucis, et ça m'a enfin donné des ressources pour gérer. 

@Li : Une de plus dans la liste des personnes en errance diagnostique : j'ai lu Siaud Facchin il y a 10 ans. Je me suis dit que je tenais enfin l'explication. Le psy qui m'a fait passer les tests a été et dessous de tout : il m'a balancé, "Non mais vous vous rendez compte ?? vous êtes aussi loin de la norme qu'un déficient profond !!!" Donc super, je sors de là avec un THQI et l'idée que je suis totalement inadaptée. Et comme ce n'était pas la source de mes problèmes, ben ça n'a pas apporté de solution. Donc aujourd'hui 8 ans après les tests de QI je commence à comprendre (en faisant diagnostiquer mon fils pour TDAH) que en fait je suis probablement TADH (ou TSA ??), que j'ai surcompensé mais que je suis épuisée de compenser et que ma vie est un chantier permanent parce que j'avais ce vrai problème mais que j'ai dû me dém** toute seule avec. Donc oui, un bon paquet d'années de perdues en cherchant du côté du QI, et si ces fausses infos n'avaient pas été si répandues à l'époque, j'aurais peut-être gagné 10 ans sur le diagnostic.

@do : Il y a 6 ans après un harcèlement au travail et vraiment bcp de mal à m'intégrer de façon globale aux autres, j'ai vu une neuropsy qui après un test de qi m'a juste dit "vous êtes HPI" en mode c'est la source de tous mes problèmes. Résultat aujourd'hui j'ai en fait un TSA. J'ai tourné en rond pendant 2 ans à penser qu'il n'y avait rien à faire que je n'aurai jamais de solution pour aller mieux et au final je trouve que les psy souvent ont peur de poser un diagnostic pour ne pas stigmatiser la personne mais en vrai l'isolation et la souffrance on l'a déjà et en faisant ça on nous refuse des solutions qui peuvent nous aider au quotidien (exemple pour l'autisme rien que ne pas bosser en open space et avoir un casque anti bruit des que je suis pas chez moi ça change la vie.) C'est parfois simple faut juste accepter de poser le diagnostic et donner les infos quoi.


 C.A. : "J'ai des frissons à lire tout cela...y'en a marre que autant de fausses infos circulent sur le HPI.... notre fils est HPI mais je me bas depuis 3 ans pour que l'on trouve quel est l'origine des autres troubles qu'il porte. Quand j'ai osé mentionné l'autisme à mes parents vivant en France (je réside au Canada), je me suis trouvée face à un mur: non impossible, un "autiste" c'est pas comme "ca"....autant de clichés et fausses idées sur le TSA me révolte. Merci au Podcast intensément c'est la première fois que j'écoute des informations qui me font du bien!"

Face au manque de place pour tous les témoignages que nous recevons nous avons ouvert une page que vous pouvez consulter ici 


 
Quelques sources, recherches, études, vidéos, livres :

Un Haut QI n'est pas associé à des troubles de santé mentale
étude française sur les donnée de 500000 personnes (UK bio bank) .2022

Relations entre QI et pathologies  étude française longitudinbale de 2023 sur 1500 enfants  

Les idées fausses sur le cerveau et le HPI chez les profesionels de santé mentale et enseignants. 2024

Revue systématique sur les "caracteristiques" d'enfants HPI (104 articles, 25 pays , 77705 enfants ). 2024

"Peut on vraiment etre trop intelligent pour etre heureux?" 
Méta-analyse de 2021 sur 50000 personnes des USA et UK de 1957 à nos jours.

 La réussite académique en fonction du QI  étude longitudinale française sur (23000 enfants

Article de synthèse sur les connaissances actuelle 2024

Conférence de synthèse sur les connaissance actuelles 2025

Conférence "La santé mentale des enfants et ado surdoués" 2025

Ouvrages :

Psychologie du Haut Potentiel, réunissant pres de 40 specialistes francophones du HPI. 2022

L'intelligence n'est pas une maladie. 2024

 

 

 

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Mélanie DOLIDONLanceur de pétition

2 750

Signataires récents:
Kevin Morel-Fourrier et 11 autres ont signé récemment.

Le problème

Le HPI n’est ni un trouble ni une maladie !

Cet appel est lancé par un collectif de professionnel-les de santé mentale,  personnes concernées et victimes engagées. Vous pouvez retrouver la liste en bas de page suivie de témoignages de victimes ainsi que des sources scientifiques . 

Le Haut Potentiel Intellectuel (HPI), qui s’identifie par un Quotient Intellectuel (QI) supérieur ou égal à 130, est une ressource précieuse pour l’individu et la société. Pourtant, une mésinformation massive crée des idées reçues injustifiées dont les conséquences sont dramatiques.

Autisme , TDAH (trouble du déficit de l'attention/hyperactivité), troubles anxieux ou bipolaires sont trop souvent confondus avec le HPI, induisant erreurs diagnostiques et retards de prise en charge. Résultat : des patients en errance, des troubles aggravés, des vies brisées. 

Contrairement aux idées reçues, un HPI n’entraîne ni hypersensibilité invalidante, ni risque accru d’échec scolaire. Les études scientifiques sont claires : avoir un haut potentiel intellectuel est d’abord un atout. Une intelligence élevée est statistiquement associée à une meilleure qualité de vie, des capacités accrues de résilience, et une bonne santé psychologique.

Si l’on associe HPI avec souffrance et inadaptation, c’est parce que la minorité des Hauts QI en difficulté est celle qui consulte, biaisant les observations des professionnels et la perception générale.

Les mythes autour du HPI coûtent cher, aux personnes mal diagnostiquées mais aussi à l'État. 

Les conséquences sont graves :

  • Patients en errance diagnostique
  • Troubles aggravés faute de prise en charge adaptée
  •  Redoublements et échec scolaire injustifiés
  •  Burn-out, phobie scolaire, dépressions
  •  Hospitalisations évitables et coûts excessifs pour le système de santé.

Le HPI n’est pas la cause des troubles auxquels on l’associe. 

Cette année 2025, l'État a fait de la santé mentale une grande cause nationale. Dans ce contexte, chercheurs, professionnels de santé, éducateurs et citoyens engagés appellent à des actions concrètes pour clarifier les informations sur le HPI et éviter les confusions préjudiciables. C’est le moment d’agir !

Des possibilités d'actions simples et concrètes :

  • Une communication institutionnelle claire pour dissiper les confusions et éviter les erreurs coûteuses pour les patients comme pour l’État.
  • Une formation continue des professionnels de santé.
  • Une dissociation du HPI des pathologies mentales par la Haute autorité de Santé (HAS).
  • Garantir des évaluations cliniques rigoureuses basées sur les meilleures connaissances disponibles, sans amalgame ni stigmatisation.
  • Un relai d’informations fiables et vérifiées, non préjudiciables pour les patients et patientes.

L'intelligence est une chance, le problème principal du HPI, c’est la mésinformation.

 

✍️ Signez cette pétition pour proposer des mesures concrètes et mettre fin à cette situation !

Si vous souhaitez nous contacter et/ou nous envoyer votre témoignage, écrivez-nous à : tribune.hpi@gmail.com

 

Membres du collectif* et co-signataires (par ordre alphabétique): 

Adeline Magnier* vice-présidente communication Mensa France - rédactrice en chef MensaMag
Alexandra Sturer thérapeute et pair aidante spécialisée TDAH/TSA/neuroatypies, vulgarisatrice en psychologie
Alice Fourez neuropsychologue, thérapeute
Annie Igual présidente association La bulle du TDAH (sensibilisation au TDAH chez l'adulte)
Annie Lejeune coach de cadres, managers et dirigeants, thérapeute, conférencière sur le HPI
Anne Crémer thérapeute à Accompagn'Et Nous (spécialisée Neuroatypies et HPI)
Anne Cuxac intervenante sociale, animatrice randonnée
Anne Laure Courault  thérapeute cabinet Arborescence & Emergence (TSA, TDAH, HPI) 
Anne Razafy-Andriamihaingo coach spécialisée HPI/TS/TDAH
Anna-Malika Camblats dr. Neuropsychologie, Fondatrice d'emopsy
Anthony Aguirre psychologue
Association les PBZ (soutien et orientation parents d’enfants avec TSA et HPI)
Audrey Guegan psychologue libéral
Aude Denis Ferreira psychologue spécialisée dans les TND
Aude Heuls enseignante agrégée Praticienne en psychopédagogie
Benoît Judde détective privé spécialisé, juriste, membre de Mensa
Blandine Dellac médecin – psychologue clinicienne
Brigitte Lucena* chargée de projets, personne engagée et concernée
Buhara Yildirim coach en reconversion pro
Catherine Barjon cadre infirmier et coach certifiée
Catherine Cuche docteure en psychologie, autrice et co-fondatrice de Singularis Academy
Charlotte (Dupont) Decool consultante formatrice START CREAI IdF (TND), CRAIF (TSA), Référente Intim’Agir IdF, Fondatrice d’Ensemble Face Au Handicap (EFAH), Parent Pair Aidante Facilitatrice / Neurodiversité & TND
Charlotte Parzyjagla psychothérapeute et auteure spécialisée HPI
Chloé Romengas auteure de "Rayures et Ratures", graphiste, spécialisée maladie chronique, handicap invisible & neurodiversité
Cloé Dupont auteure, conférencière
Clyde Caillier cabinet HPI Dordogne, accompagnement et conseils pour HPI.
Coline Fabbri psychologue clinicienne
David Boudjenah cofondateur du réseau social Atypikoo (HPI et neuroatypies)       

David Masson psychiatre, responsable médical CURE Grand Est Lorraine
Dominique Sauvignon opérateur de Production
Émilie Trémouille chargée d'enseignement sur l'accompagnement des EHPI
Estelle Garnier psychologue spécialisée en neuropsychologie
Estelle Rodriguez conseillère en évolution professionnelle Cap Emploi
Fabrice Becker psychologue - psychothérapeute
Fabrice Pastor neuropsychologue, formateur et vulgarisateur en psychologie
Fadwa Naciri Leroi psychologue du travail et consultante handicap
Farah Ben Mimoun psychologue et doctorante en Psychologie du Développement spécialisée en Double Exceptionnalité (HPI & TDA/H)
Fanny Terrisse psychologue et vulgarisatrice en psychologie
Fleur Acroute Vial médecin au centre référent troubles du langage et apprentissages et membre du comité consultatif HAS (Haute Autorité de Santé)
Florence Crépin personne engagée et concernée                                

Franck Ramus directeur de recherche au CNRS
Frédéric Lacaze chargé de mission handicap
Gérald Bussy dr en Neuropsychologie-Auteur-Formateur - CEO
Guillaume Baissette psychologue, psychothérapeute et vulgarisateur en psychologie
Hervé Caci psychiatre, pédopsychiatre, PhD, HDR, auteur
Hélène Jacques psychologue - neuropsychologue
Hélène Ribeiro* psychologue et vulgarisatrice en psychologie               

Hugo Baup praticien hospitalier,  vulgarisateur médical, lanceur d'alerte

Hugues de Combarel Atypie conseil
Institut pour l'Éducation Augmentée association éducation et technologies
Jean-Marc Quéré* personne engagée et concernée
Jérôme Bianchi neuropsychologue et formateur
Jérôme Joffrey intervenant social                                                             

Jimmy BEHAGUE président de l'association La neurodiversité France
Julien Cartier consultant, président de l'Institut pour l'Éducation Augmentée
Julien Pierrat entrepreneur, vulgarisateur scientifique et parent enseignant
Kally Moss psychologue
Karin Bourgeois-Potage psychologue de l'éducation nationale
Katia Terriot maîtresse de conférences en psychologie au CNAM
Kim Van Roy* vulgarisateur en psychologie scientifique
Laetitia David psychopraticienne
Laurence de Jonckheere psychologue en unité médico judiciaire
Laurence Latorre présidente Afdaim-Adapei 11 Conseil et formation Troubles du Neuro-Développement                                                        

Lilian Vernaz consultant psychologue/neuropsychologue
Lydia Stupar psychologue
Lucile Hertzog auteure tdah-age-adulte.fr, cheffe de projet TDAH & formation chez iMIND au CH Le Vinatier | designer en santé mentale
Margerie Véron accompagnements professionnels & ateliers philo
Marie Bulle graphiste, photographe
Marie Thomas docteur en psychologie
Marina Ardouin psychopédagogue
Mathieu Cerbai neuropsychologue, association "Raptor neuropsy", vulgarisateur en psychologie
Mathilde Baudier* personne engagée et concernée
Mehdi Liratni dr psychologue-formateur-superviseur
Mélanie Dolidon* neuropsychologue et autrice de l'ouvrage "HPI, l'intelligence n'est pas une maladie"
Mélanie Gohier neuropsychologue
Mélanie Jean Naudin auteure, pair-aidante familiale, vulgarisatrice en psychologie
Mensa France 1ère association de personnes à Haut QI
Michèle Vila psychologue du développement
Michael Sikorav psychiatre, vulgarisateur en psychologie
Mickaël Nardi coach en productivité pour libéraux/freelances neuroatypiques (HPI & TDAH)
Myriam Vernusse-Lisboa* psychologue université de Fribourg Suisse
Nathalie Boisselier psychologue, chercheuse, doctorante et enseignante                                                                                           

Nathalie Clobert psychologue, auteure 
Nicolas Gauvrit universitaire, chercheur en sciences cognitives et en psychologie
Ophélie Besseau psychologue clinicienne
Orianne Chef orthophoniste
Orianne Pastore psychologue clinicienne
Pierre Bordaberry dr en psychologie, auteur et vulgarisateur en psychologie sur la chaîne Psykocouac
Raff* créateur du média sur les HPI et Neuroatypies "intensément"
Raphaëlle Gentner journaliste, réalisatrice, collaboratrice artistique     

REACT association Réagir face aux Enfants et Adolescents au Comportement Tyrannique
Roseanne Watts psychologue - neuropsychologue
Sasha J. psychologue spécialisée en analyse du comportement clinique
Savannah Anselme créatrice de contenus TSA et neuroatypies
Serge Bret-Morel vulgarisateur scientifique et membre de Mensa France 
Sébastien Hague neuropsychologue et vulgarisateur en psychologie   

Séverine Falkowicz maître de conférences à Aix-Marseille Université, psychologie sociale, vulgarisatrice scientifique
Sonia Fiquet formatrice en communication relationnelle axée HPI + TSA
Sophie Brasseur docteure en psychologie, autrice et co-fondatrice de Singularis Academy
Stephane Chetreff pair-aidant familial professionnel en santé mentale et neurodéveloppement
Sylvia Aubertin éducatrice indépendante D.E.
Sylvie Guillemain* personne engagée et concernée                             

Sylvie Robert neuropsychologue                                                         

Trystan Grange* personne engagée et concernée
Valentin V. psychologue social
Vanessa Smagghe responsable d'édition
Valery Braun pharmacien
Véronique Kraemer mentorat et pair aidance pour HPI - TDAH - TSA

Corinne Viguerard* personne engagée et concernée

Yaelle Maya Zoller* pair-aidante familiale et podcasteuse TSA (Autisme)

 

Témoignages (⚠️ Certains peuvent heurter votre sensibilité):

Les témoignages sont difficiles à obtenir car ils touchent à la sphère intime. Nous avons décidé de les anonymiser pour la plupart et remercions infiniment les personnes qui ont eu ce courage de nous les envoyer.

Blue DB : Bonjour, je voudrais témoigner sur les conséquences de la pathologisation du HPI. Pour ce témoignage, vous pouvez m'appeler Blue DB. 
Mon parcours commence dès la petite enfance, mon entrée en maternelle est difficile, je suis isolée, j'ai du mal à m'intégrer, déjà, on me parle du HPI, je n'ai même pas 5 ans. A 7 ans, je passe un test de QI, outre de HPI qui au final n'est pas franc (j'ai un QI très hétérogène), la psy dit que je suis atypique, anxieuse et qu'il serait bien que je prenne confiance en moi. 
En réalité, à ce moment-là, je vivais des choses que personne ne devrait vivre. Depuis quelques années, je vivais de la maltraitance et de l'inceste. Mais ça, on a préféré dire que c'était le HPI. Ça durera plusieurs années. 
Je vis du harcèlement scolaire toute ma scolarité ou presque, à 11 ans, ma santé mentale décline vraiment. Le harcèlement est très violent, j'ai des idées suicidaires, on me dit que je suis trop intelligente pour être heureuse. 
J'ai 14 ans quand mon grand-père meurt, son décès cristallise tout, je commence à m'effondrer. Je tombe dans une dépression extrême, hospitalisation, tentatives de suicide, traitements lourds, maltraitance institutionnelles... Cela dure jusqu'à mes 18 ans environ. Je suis déscolarisé mais j'ai réussi à passer le brevet. 
J'ai 18ans et cela fait depuis mes 16 ans que je me demande si je ne serais pas TSA. On me répond que non, c'est le HPI, la dépression, l'anxiété, le stress post traumatique... Bref tout sauf ça. Mon psychiatre met même son veto sur le fait de passer des tests pour vérifier la piste du TSA. J'essaye de reprendre les cours 4 ans d'affilée, que des échecs. 
À 19 ans, je dis merde à tout le monde et je vais passer ces tests dans le libéral, c'est très chère mais, à ce stade, c'était de la survie. 
Je rencontre une neuropsy, ça se passe bien. Après plusieurs rendez-vous et quelques mois, le verdict tombe : TSA et TDAH. Diagnostics posés, je suis soulagée, je m'effondre mais ça me sauve la vie. 
Je retente une année de première et là, je revis. Tout n'est pas parfait mais je réussis, j'ai d'excellents résultats, je raccroche. 
Aujourd'hui, je vais avoir 21 ans, je vais passer mon bac cette année, je revis un peu. 
Cette non prise en charge m'a coûté très cher. Aujourd'hui, je vis avec un TDI, un SSPT-C, un TAG, une dépression chronique, des douleurs chroniques... Mais le diagnostic de mon TSA et de mon TDAH m'a sauvé. Si on avait fait attention à l'enfant que j'étais, on n'en serait pas là aujourd'hui. 


Merci de votre campagne, elle est extrêmement importante, courage à tous.tes. 

C M P : Notre fille de 17 ans, sportive, excellente élève, ayant eu une enfance sans nuage, se met à ne plus pouvoir aller en cours en septembre. Incompréhension +++ de notre part.

-à sa demande, nous lui faisons passer un test de QI, en se disant que c est un levier pour nous pour qu elle consulte.

- sans surprise, elle est hpi, et avec bcp de bienveillance, la professionnelle nous explique que son hpi est à l origine de ses troubles.

- scientifique de formation, je ne peux me résoudre à me dire qu être trop intelligent est un handicap… je lis siaud facchin….et je creuse…

- et je tombe sur le livre « l'intelligence n est pas une maladie » grace à intensément. 

- et tout s éclaire… je contacte une neuropsychologue spécialisée dans l autisme, qui me dit qu il y a peu de doute, en effet

- notre fille va passer les tests d ici 15 jours

Mais pas tous les enfants n ont des parents avec cette démarche!
C est très étonnant que les professionnels soient parasités par des fausses infos!

Notre fille va de mieux en mieux depuis qu elle se reconnaît dans les TSA.

Nous sommes avec vous dans ce combat!!

 

Marie Bulle : graphiste, photographe : Cette pétition est HYPER importante... vraiment... même si vous ne vous sentez pas directement concerné(e.s)... Pourquoi?

Le chemin vers la délivrance est souvent long et sinueux, a.k.a mon diag de TSA:

- quelque part entre 2005 et 2007, je vis à l'étranger et je me rends bien compte que je suis un peu bizarre comparée aux autres jeunes femmes de mon âge. J'ai une petite poulette qui visiblement elle-aussi ne correspond pas tout à fait à la grille de développement de l'enfant de son âge. Le midi je déjeuner avec des collègues qui ont des enfants du même âge et je dois vite apprendre à me taire sur ce que nous faisons ensemble avec ma poulette...

l'un de mes collègues me suggère tout de même d'aller consulter un psy, donc GO.

Je prends RDV avec une très jeune psychologue qui m'accueille avec un grand sourire et après quelques minutes d'échange me dit que je lui fais penser à son frère, elle me donne les références d'un bouquin sur la douance et le No de téléphone d'une collègue plus expérimentée et spécialisée en surdoués (mots de l'époque)...

- je rencontre donc la psychologue qui va m'accompagner toutes les semaines pendant plusieurs années. Avec le recul, et avec les bons mots, je me rends compte aujourd'hui que l'on a fait des habilités sociales pendant toutes ces années. A aucun moment le TSA ou le TDAH n'ont même émergé de nos échanges. Elle me trouvait bizarre, inhabituelle dans les réactions, mes réponses, mes étrangetés. Elle ne m'a jamais proposé de test de QI, pour elle le décalage est une évidence, je suis hpi. Cet accompagnement a été aidant sur le moment mais ne m'a jamais permis de comprendre en quoi j'étais bizarre.

- un accident de parcours de vie a fait que je me suis retrouvée prise en charge par une association bien particulière pendant plusieurs mois, sujet que je mets de côté ici, mais pareil, l'accompagnement fait dans ce cadre-là n'a jamais permis de mettre en relation la raison de mon arrivée là et mon TSA/TDAH.

- retour en france en 2014 après un burn-out violent. Après plusieurs mois sans psy, je me dis que ne tiendrais pas la route, donc je cherche quelqu'un qui puisse m'aider, je scrute attentivement les présentations des cabinets de psychologues jusqu'à trouver une personne qui semble pouvoir m'aider. On aborde les traumas, rien que les traumas et à aucun moment la piste du TSA/TDAH n'émerge de nos échanges.
On met le côté quotient intellectuel de côté, enfin oui et non, on travaille beaucoup sur ma croyance du moment qui est "si j'étais vraiment intelligente, je me foutrais pas systématiquement dans la merde, non, vous ne croyez pas?" - elle me réconcilie avec le fait que l'on peut être douée d'une forme d'intelligence et tout de même vivre des situations traumatisantes, qu'il n'y a pas d'incompatibilités.

- Avant le burn-out et après le burn-out j'ai lu tous les livres possibles sur la douance, le hpi, les zèbres et autres... aucun ne m'apporte d'éclairage satisfaisant.

Dans mon entourage proche, un petit bonhomme a été diag TSA début des années 2000, ce que l'on m'avait donné comme explication "d'asperger" de l'époque m'avait parlé, mais on m'avait répondu que ça ne concernait que les garçons. 

bref, après ces quelques années passées avec la psychologue rencontrée au retour en France, je déménage, je change de psy ( 🩵 💙 ) et je lui dis directement que je pense être autiste (suite à mes lectures diverses et variées), on attend un peu de nettoyer tout le terrain des traumas et puis, je fais une demande auprès du service public pour les adultes, j'ai un RDV, j'y vais et là on me dit "pas d'autisme, mais HPI" et ça commence à me courir sur le haricot de ne pas être entendue.

je lance une autre procédure de diag avec un autre médecin mais ce médecin fait un burn out et ne peut plus diagnostiquer. bref... le désespoir total.

Deux de mes filles recevront un diag de TSA avant moi, ouf, on peut lancer mon diag à moi. je passe la WAIS et obtiens un QI loin très loin du hpi, ce qui me soulage énormément. Mais j'obtiens des scores très élevés dans les échelles du TSA et je suis plus que soulagée aussi de savoir que j'avais bien mené mon enquête.

Alors oui il est plus qu'important de soutenir cette pétition afin de contribuer à faire évoluer le regard porté sur ce fichu hpi qui brouille les pistes.

Parce que oui il est sûrement plus sexy d'être surdoué qu'autiste dans l'imaginaire populaire, mais dans la réalité, il est bien plus aidant de savoir que l'on a un Trouble du NeuroDéveloppement avec des accompagnements spécifiques à la clef plutôt que de laisser gambader des zèbres non accompagnés dans la jungle sociale.

I J : Merci pour votre travail de sensibilisation. J’aimerais vous partager mon témoignage. 
J’ai 30 ans, et j’ai subi 25 ans d’errance diagnostique. 
Un psychologue scolaire avait recommandé à mes parents de me faire passer des tests car il pensait qu’il était possible que je sois autiste. Je m’intégrais difficilement dans ma classe, je passais beaucoup de temps seul, j’avais des attitudes atypique. 
La psychologue que mes parents ont vu en libéral m’a fait passer un WISC et a déclaré que j’étais HPI, sans autre trouble. 
Mes parents ont lu “trop intelligent pour être heureux”, ça les a convaincu que c’était une vision adaptée de ce que je vivais. J’avais globalement des bonnes notes, mais des difficultés à me repérer dans le temps, l’espace. Je perdais mes devoirs, mes clés, mes affaires. J’avais des difficultés en mathématiques à cause d’une mauvaise mémoire de travail. J’ai vécu du harcèlement à plusieurs reprises. 
Je n’ai pas réussi à passer mon permis, mes fonctions exécutives étaient trop défaillantes. 
Mes parents hurlaient, me punissaient, me disaient que je ne faisais pas assez d’efforts. 
J’ai dû attendre l’année dernière pour avoir enfin un diagnostic: trouble de l’attention et stress post traumatique complexe. J’ai un traitement (la Ritalin), et un accompagnement adapté. J’ai moins de difficultés en mathématiques dans ma reprise d’études. J’arrive enfin à faire mes démarches administratives. Ma vie s’améliore et se stabilise. Je pense qu’un jour j’arriverai à passer le permis. 
C’est des parcours comme le mien que causent ce pseudo diagnostic qui arrange bien l’égo de certains parents, ou la complaisance de certains professionnels. 

S J. : Je me souviens, à l’adolescence, avoir consulté une psychologue qui a dit que j’avais tous les signes d’un HPI et qu’il n’était pas nécessaire de faire un bilan psychométrique pour en attester. Les signes qu’elle a interprété comme du HPI ? Troubles de la communication sociale, fragilité de la flexibilité mentale, troubles sensoriels, déficits d’inhibition… Résultat : retard de diagnostic de TND. 

Le bilan psychométrique réalisé des années plus tard n’a absolument pas objectivé de HPI.                                                                                    Aujourd’hui je suis psychologue, je vois le même phénomène avec les patients que je rencontre et ça me désole fortement quand on sait que le diagnostic et ce qui en découle permet d’éviter des expériences de vie dommageables.

JDE : j’ai été « diagnostiquée » HPI en 3 eme , suite à du harcèlement scolaire et de la maltraitance , négligence , inceste ( alors que je n’avais que 5/ 6 ans ) .
Après une série de tests et d’évaluations avec toute mon anamnèse, le diagnostic a été posé par une psychologue et une neuropsychologue . ( diag que je n’ai pas voulu reconnaître)
J’ai sombré dans une anorexie mentale .
Quelques mois après ( je ne saurais dire combien exactement ) j’ai été hospitalisée en clinique privée neuro/psy pour anorexie mentale, et anxiété généralisée , la et heureusement pour moi , le neuropsychiatre n’a pas validé mon diagnostic sans dénigrer les autres psys .
Je recommence alors des tests mais cette fois avec des questions beaucoup plus pertinentes …
En fait j’ai eu un effondrement psychique car j’ai compensé, je masquais ( à force d’entendre t’es pas normale par tes parents, tes professeurs et subir du harcèlement de la part des autres élèves , bon t’essaie de rentrer dans le moule et Bing effondrement que l’on pourrait appeler maintenant par un burn out autistique ( je supportais plus le bruit / lumière / odeur ) hyperesthésie quand tu nous tient …

Après toute une batterie de bilans , d’évaluations , il neuropsychiatre me dit « non , tu es TSA + stress post traumatique complexe , ( bcp de dissociations ) TAG avec sa ribambelle de pensées intrusives et phobie d’impulsions..
Une fois le diagnostic pose , j’étais pas franchement libérée car mes parents m’ont mise encore à l’écart surtout ma mère qui m’a rejetée mais là c’est un autre débat que mériterait également d’être approfondi…
Récemment mon ancienne psyc de CMP a suspecté aussi un TDAH en cours de diagnostic. Mais bonjour le parcours semé d’embûches pour se faire diagnostiquer.

Merci à cette pétition et aux partages des témoignages, car il faut beaucoup de courage pour claquer la porte aux médecins , psys et j’insiste sur l’errance médicale et la maltraitance médicale dans ce milieu qui ne supporte pas que vous savez mieux qu’eux ce que vous avez…leur ego ne supporte pas du tout .

Anne Laure Courault : Il y a encore beaucoup à faire, ne serait-ce que du côté des professionnels et malheureusement le numéro ADELI ne protège pas systématiquement de la bêtise et de l’ignorance. J’ose même dire que les dégâts dans ces cas-là prennent encore une toute autre ampleur … la sensibilisation et l’information c’est un travail au quotidien… de mon côtéen tant que thérapeute je m’y attelle avec force et conviction … 
Et joie : je ne suis pas seule ☺️

Sylvie G : Je regrette les confusions qui ont attribué mes difficultés à mon hpi, alors que je suis atteinte d autres troubles (tda ...) qui n'ont pas été pris en charge. Des années de souffrance qui auraient pu être évitées

Sandrine D. : Depuis que mon fils est petit, on me dit "il est HPI, c'est pour ça qu'il se s'adapte pas". NON ! Il est autiste, voilà le diagnostic est enfin posé après des années d'errance... 

L. C : J’ai découvert mon HPI à 42 ans et ma thérapeute m’a conseillé de lire le livre de Jeanne SF. J’en ai mangé d’autres dans la foulée, Monique de K, Cécile B, Hervé M, Christel PC, et la liste n’est pas exhaustive.J’ai cru que mes difficultés provenaient du HPI, du moins un certain temps… enfin 5 ans quand même ! 5 ans d’errance et cela aurait pu durer bien davantage si je ne m’étais pas écouté intérieurement.
Je sentais qu’il y avait autre chose et je me suis dirigé vers le TSA contre l’avis des psy et thérapeutes de mon entourage.
J’ai bien fait : TSA !
Et d’autres comorbidités comme le TDAH, Dyslexie, Dyspraxie.

Sylvia A : Je suis tellement d'accord, il est temps de rétablir les choses.
Certains des témoignages de cette pétition sont à l'image du parcours chaotique que j'ai personnellement vécu, de mon lointain test psychométrique (HPI et en échec ?!) qui n'a été que culpabilisant au diagnostic officiel d'un TDAH qui a enfin apporté un soulagement et mis des mots sur tant d'années d'incompréhension.

 

 V L : voici mon témoignage quant aux 3 années d'enfer que j'ai vécues.

J'ai 50 ans. Je n'ai jamais été testée HPI mais certains psy ont affirmé que je l'étais, et je dois dire que je me reconnais dans les traits caractéristiques. Mon profil est très certainement hétérogène, avec de grandes forces verbales.

A partir de 47 ans, après une vie marquée par de nombreux changements (déménagements, vie relationnelle pas simple, traumas, vie professionnelle peu fluide) ayant généré quelques épisodes dépressifs et anxieux, j'ai complètement sombré à cause d'une surcharge de travail et de mes changements hormonaux dûs à la périménopause.

Toute ma vie, les médecins ont parlé de dépression et d'anxiété sans jamais aller "voir derrière", et les psychologues m'ont parlé de trouble anxieux et d'un HPI expliquant mon sentiment de décalage et ma souffrance récurrente.

Jusqu'à ce que j'atterrisse aux urgences pour une gigantesque crise de panique au printemps dernier. J'ai refusé l'hospitalisation de justesse.

J'ai la chance d'avoir une amie à qui la psy/médecin a évoqué un possible TSA. Nous nous ressemblons beaucoup. D'abord dubitative, j'ai commencé à lire et je me suis progressivement reconnue dans pas mal de caractéristiques. J'ai alors contacté un psychologue spécialisé qui m'a diagnostiquée en octobre dernier. J'ai poursuivi ma quête de réponses pour finir par être diagnostiquée TDAH (inattentif) et TSA.

J'ai ainsi pu commencer un traitement plus approprié et reprendre ma vie en main, après un véritable tsunami (mon activité pro s'est effondrée, les tuiles se sont succédées, alors que je suis célibataire avec 3 enfants). Je me relève seulement depuis 2 mois et la prise de Wellbutrin. 

J'ai un immense sentiment de gâchis et je suis convaincue que si le personnel soignant avait été plus sensibilisé, et si mon paysage virtuel n'avait pas été si occupé par la pathologisation du HPI, tout aurait été différent. Heureusement, il n'est jamais trop tard.

J'espère que ce témoignage vous sera utile.

Annie Igual : J'entends trop régulièrement ces parcours douloureux dans les échanges que nous avons par téléphone et lors des groupes de parole et ateliers mensuels que nous faisons au sein de l'association "la bulle du TDAH". 
Tout mon soutien et BRAVO à cette initiative Raff - Intensément , et je vais signer cette pétition avec grand intérêt en tant que Présidente de l'association pour tout nos adhérents !!

A : J'avais 17 en 2021 lorsque je suis allé voir une psychologue sur les conseil de mon entourage familial. Apres le bilan neuropsychologique qui identifiant un Haut QI ma psychologue a attribué l'ensemble de mes problemes au HPI alors meme que le bilan montrait aussi des signes de problemes attentionnels. Elle m'a meme proposé un livre bien connu sur les souffrances des HPI. Apres des années perdues et d'errances inutiles sans réponses à mes problèmes, j'ai enfin compris que c'était de la désinformation, je suis aujourdhui diagnostiqué TDAH - Troubles dissociatifs- Troubles anxieux - Troubles traumatiques.

En 2025 il est temps d'arreter de considérer le HPI comme un diagnostic ! (résumé de témoignage vidéo disponible sur la chaine intensément)

 

Alexane E : J'ai eu la chance d'avoir une psychologue qui m'a de suite après la révélation du HPI émis l'hypothèse d'un TDAH, le parcours n'a pas été simple. Il aurait été beaucoup plus compliqué sans sa perspicacité, sa formation qui lui a permis de faire une mise en lumière indispensable. Ce n'est pas par hasard que j'accompagne aujourd'hui les personnes neuro-atypiques. Merci à vous pour la création de cette pétition, indispensable à la sensibilisation et la lutte contre la désinformation.

 

@Oz : Je suis bipolaire et TDAH (diagnostiquée au centre expert bipolaire après plusieurs hospitalisations et tentatives de suicide) J’ai d’abord été suivie pour dépression et avec antidépresseur (qui ont plutôt aggravé le problème: très classique dans le parcours d’un bipolaire) et comme c’était de pire en pire, j’ai plus ou moins arrêté le suivi pour me tourner vers d’autres « théories » et là, j’ai commencé à me reconnaître en tant que Haut Potentiel, j’ai fait des tests: 110 mais avec des zones à 130 et des zone inférieures à 100, alors on m’a dit que ça pouvait peut-être lié à un QI atypique… Et puis finalement, ça n’a évidemment aidé en rien, j’ai failli mourir parce que j’avais des pensées incontrôlables dans tous les sens et un état absolument insupportable (c’était en fait une phase maniaque ++) qui fait que j’ai fait une tentative de suicide. Et quand on m’a demandé pourquoi, je me rappelle avoir répondu « je voulais arrêter de penser », c’était horrible. Au final, on a commencé à suggérer la bipolarité, mais sans conviction. (Je me rappelle de la psychologue qui a fait le test QI qui m’avait dit que ça n’existait pas et que c’était un effet de mode !!!!) Bref, je me suis orientée vers le centre expert bipolaire, qui m’ont diagnostiquée et m’ont appris que j’avais un TDAH également (je ne connaissais même pas ce trouble). La théorie du HPI ça a bien failli me coûter la vie! Aujourd’hui je vais beaucoup mieux grâce au régulateur d’humeur. Évidemment ça reste un handicap et tout n’est pas parfait, mais je n’ai plus jamais refait de phases maniaques.

@Xe : J’avais 15/16 ans, ma mère savait que j’étais autiste donc elle voulait me faire diagnostiquer. Durant la même période, mon trouble bipolaire venait de se manifester je vivais ma première phase dépressive. Je souffrais d’un vrai mal-être mais d’après tous les psychologues j’étais juste « HPI» et il fallait d’urgence me faire passer un test de qi parce que ça m’aiderait. 

D’après une de mes psychologues, j’étais trop mature et c’est pour ça que je souffrais. Même à l’époque, je trouvais ça débile et je me sentais incomprise. J’ai eu un an et demi d’errance médicale avant d’avoir finalement été diagnostiquée autiste de haut niveau puis il y a moins de 3 semaines on m’a détecté un trouble bipolaire de type 1 à 19 ans qui nécessite une hospitalisation. Le diagnostic HPI a gâché une partie de mon adolescence et a fait juste fait perdre beaucoup d’argent à ma mère qui voulait seulement m’aider. J’en voudrais toujours à ces psychologues qui ne prenaient pas ma dépression et mes tendances suicidaires au sérieux.

@jal : Après plusieurs burn out, mon médecin m'a conseillé d'aller consulter un psy. Le psy du CMP m'a direct catalogué HPI et m'a conseillé le livre "trop intelligent pour être heureux". Comme j'avais un syndrome de l'imposteur (ça m'étonnait d'avoir plus de 130 de QI), il m'a conseillé de faire un test. Heureusement, j'ai passé le test WAIS chez une super neuropsychologue qui malgré la confirmation de mon HQI, m'a dit que cela n'expliquait pas du tout mon mal-être et mes troubles d'interactions sociales. Elle m'a fait passer d'autres tests et a fait un pré-diagnostic de TSA, et m'a orienté vers le CRA. Ils ont confirmé le diagnostic de TND (TSA et/ou TDAH). J'attends le bilan final pour savoir si j'ai l'un, l'autre ou les deux. J'ai 42ans et mon parcours psy dure depuis plus de 5 ans.

@X : "Diagnostiquée" surdouée après un test de QI à 13 ans parce que j'allais très mal (décalée et en grosses difficultés sociales)... Tout a été mis là dessus. En fait je vivais dans un contexte familial violent et très insécurisant... Aujourd'hui je suis en cours de diagnostic pour savoir si j’ai un trouble du spectre autistique ou un stress post-traumatique. Gros retard de prise en charge... Alors qu'en effet je suis persuadée que mon haut QI n'a eu que des effets protecteurs. Possibilité de faire des études longues et difficiles, adaptation à des situations complexes etc...

@Ca : Il y a 15 ans, Suite à des difficultés scolaires d'attention mon fils est orienté PAR UN NEUROLOGUE (qui confirme que pas d'épilepsie) chez une psychologue clinicienne soit disant spécialisée en hpi. Elle le diagnostique avec 144 de qi. Et en gros, ses problèmes viennent de là et je repars avec la recommandation Jeanne Siaud-Facchin et sa zebritude. Ça lui a pourri sa scolarité et son adolescence car comme il était très intelligent, c'est parce qu'il ne voulait pas qu'il n'y arrivait pas. Résultat en 6eme maladie auto-immune puis "phobie scolaire " (cette fois c'est ma faute parce qu'on est trop fusionnels), alors que c'était le développement d'une anxiété. Au final je découvre Stéphanie Aubertin prends rdv l'an dernier (oui, entre temps il y a eu un second test impossible à définir) des aménagements (pour HPI) et bac et début de vie active mais toujours fragile). Et bien mon fils (et moi du coup) a un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité. Aujourd'hui ça va mieux avec la ritaline et ce que le diagnostic explique. Mais il reste des traces et une fragilité. 

@un : Le HPI m'a été servi comme explication de mes troubles (par un médecin généraliste et des psychologues d'un centre ressources autisme) avant qu'un vrai psychiatre ne me diagnostique autiste. Et le cerveau de mon fils a été décrit comme "en arborescence" par des psychologues du service public... C'est aussi une façon violente de nier les problèmes, qui exigent des soins, des réponses même partielles.

@You :  J'ai été "diag" HPI dès l'enfance, puis après une dépression et un décrochage scolaire et social j'ai vu plusieurs psys qui m'ont refait faire des tests de QI et m'ont collé la même étiquette HPI, sauf que ça n'arrangeait rien. Et bien sûr, ce livre de la honte qu'on m'a plusieurs fois recommandé n'a rien fait de mieux. Des psychiatres en centre spécialisé ont fini par me parler de TDAH et TSA il y a quelques mois, à 37 ans, avec suppléments trouble de l'anxiété généralisé, anxiété sociale et anxiété de performance très certainement dues à mon retard de diagnostic. J'espère que votre tribune fera bouger les choses pour éviter cet avenir aux enfants d'aujourd'hui !

@am J'ai perdu 3 ans à cause d'une soi-disant spécialiste de l'autisme qui travaille dans un service prestigieux dans un hôpital parisien, qui a décrété que j'étais "juste" HPI, en me montrant la sortie avec un "bon courage, ça va être compliqué", alors qu'au final, une fois trouvé des spécialistes réellement compétents dans leur domaine, il s'avère que je cumule pas moins de 8 troubles neurodev, psy et physiques, la majorité liée à la génétique familiale de surcroît ! Privée de l'aide dont j'avais absolument besoin, je me suis cramée pendant ces trois années d'errances et de démarches médicales en tout genre pour comprendre mon état, qui pourtant ne datait pas d'hier. J'ai développé un grave problème de santé, aujourd'hui je ne peux plus travailler. Bref, merci de faire ce que vous faites, c'est vraiment important. Plus on évitera aux gens de tomber dans la désinfo, mieux la sécurité sociale se portera !

@Es : Dans mon parcours jusqu'au diagnostic d'autisme, je suis passé aux alentours de 2016 par le CRA (Centre de Ressources Autisme) de Bordeaux, dans lequel on m'a dit "vous n'êtes pas autiste, vous êtes précoce et vous avez une dyssynchronie". Le terme "précoce" m'a fait rire étant donné que j'avais 36 ans déjà... voulait-on dire que j'avais le QI d'une personne de 50 ans ? Ça m'a confirmé l'impression que j'avais qu'iels avaient plutôt l'habitude de s'occuper d'autistes enfants et pas adultes. Je n'avais jamais entendu le terme de dyssynchronie, mais heureusement que je m'y connaissais un peu sur le retard de la psychologie en France sur les diagnostics et la prise en charge de l'autisme, sur l'influence catastrophique de la psychanalyse en France en particulier sur l'autisme, etc donc j'étais soupçonneux. J'ai cherché "dyssynchronie" sur wikipedia, j'ai vu que la page n'existait qu'en français donc c'était louche, que c'était un concept de Jean-Charles Terrassier, psychologue français, et que les seules citations de l'article étaient du psychanalyste Carl Gustav Jung. En fouillant plus j'ai appris qu'en France on attribuait beaucoup le "diagnostic" de "précoce/surdoué/HPI" à des gens qui étaient en fait autistes, et que ça jouait pas mal dans les problèmes de prise en charge de l'autisme en France, mais c'était un aspect du problème que je ne connaissais pas jusque là et il y avait très peu de sources là-dessus à l'époque. Quand je suis revenu au CRA de Bordeaux pour un dernier rdv, je leur ai parlé de tout ça, et je leur ai même demandé explicitement si avec les résultats des tests que j'ai fait chez elleux si j'avais été ailleurs qu'en France on ne m'aurait pas plutôt diagnostiqué autiste au lieu de "précoce avec dyssynchronie" puisque ce concept semblait n'exister qu'en France. Iels m'ont répondu "oui c'est probable, mais pourquoi ce serait les autres pays qui auraient raison ? l'autisme est sur-diagnostiqué ailleurs et c'est nous en France qui avons raison avec notre concept de dyssynchronie contre le reste du monde". Oui oui. Des psys engagés dans un "centre de ressources autisme", des établissements mis en place pour rattraper le retard de la France sur la prise en charge des autistes par rapport au reste du monde, m'ont sérieusement dit ça. Heureusement depuis j'ai fait d'autres démarches auprès d'autres psys et j'ai fini par être diagnostiqué autiste en 2017... Pour revenir au terme "dyssynchronie", je n'ai trouvé à l'époque (et même en cherchant de temps en temps depuis) aucune ressource sur ce terme, et même d'autres autistes que j'ai rencontré qui avaient eu un mauvais diagnostic de "précoce/surdoué/HPI" n'avaient jamais entendu ce terme là. Donc j'ai du supposer dans mon coin pendant toutes ces années que ce diagnostic de dyssynchronie qu'on m'avait fait était bien lié à ce problème général des autistes "diagnostiqués" HPI en France, sans avoir aucune autre source que cette page wikipedia pour le confirmer. Bref il a fallu que j'attende de regarder cette vidéo en 2025 pour avoir enfin la confirmation que ce concept de "dyssynchronie" est bien lié à tout ça et pouvoir enfin avoir un avis d'"experts" sur le sujet pour pouvoir affirmer clairement que le CRA de Bordeaux m'a fait un faux diagnostic en 2016. 

@ja : Effectivement j'ai perdu beaucoup de temps avec cette connerie... J'ai été envoyée consulter en CMP dès mes 2 ans et demi (début des années 90) sans aucun résultat (autre d'empêcher l'école de me dégage, j'ai l'impression qu'ils attendaient juste un diag pour m'ejecter vers le médico-social malgré mes bon résultats scolaires). Et puis vers le collège il y a eu ce fameux test passé avec une psychologue libérale et son compte-rendu truffé d'éléments psychanalytique qui me déclarait intellectuellement précoce. Je me suis jamais reconnue dans ce diag parce que ça n'expliquait absolument pas mes difficultés, il y avait d'autres enfants dans ma classe qui avaient les mêmes bonnes notes et "capacités intellectuelles" que moi sans les difficultés comportementales et sociales que moi... Suite à ce diag mes parents ont failli se saigner pour m'envoyer dans une école "spéciale précoce" ce que j'ai refusé catégoriquement terrorisée par l'idée d'être en internat. Dix ans plus tard mon petit frère fut diag TSA, et il fallut quelques années de plus pour que ma mère arrive à me convaincre de creuser de ce côté. Ce n'est qu'à presque 30 ans que j'ai eu ce diag TSA qui m'a apporté une grille de lecture enfin pertinente sur mes difficultés me permettant enfin de progresser.

 

@Mu : J’ai consulté une neuro psychologue qui m’a justement convaincue que j’étais HPI (sans test de QI et en me faisant lire le livre « Je pense trop » ). Elle a basé toute ma thérapie là-dessus alors qu’en vérité je commençais à souffrir de trouble anxieux, et j’ai fini par décompenser car aucune solution pour soulager mon anxiété ne m’était apportée, hormis "c’est normal avec votre spécificité". Aujourd'hui je suis assez en colère car je trouve ces pratiques de coller une étiquette sur le front de quelqu'un, sans vérification scientifique, très dangereuses.

@Pr : J’ai été diagnostiqué surdoué quand j'avais 6 ou 7 ans il me semble (vers 1988 ou 89, on ne parlait pas de HPI à l'époque à ma connaissance) et effectivement comme beaucoup ça a été une belle errance médicale derrière avec une absence de diagnostic, de fil en aiguille phobie scolaire, puis phobie sociale et trouble anxieux généralisé. Vers mes trente ans, je dirais, je me suis penché sur ces histoires de zèbre et je m'y suis retrouvé un temps, puis...et désolé, je vais être vexant pour les concerné.e.s, mais j'ai surtout trouvé que c'était un ramassis de personnes à problème d'ego qui voulaient à tout prix être spéciaux, avec une grande majorité n'ayant pas fait de test de QI d'ailleurs, et tout un discours chez certain.e.s disant qu'on pouvait être HPI avec un score moyen de QI, ce qui semble un contre-sens. Après avoir pas mal débattu que le score de QI était variable tout au long de la vie, j'ai lâché l'affaire car ce n'était pas entendable dans ce milieu (j'ai eu à faire 3 tests de QI + le vrai test d'admission Mensa quand je faisais mon doctorat, ce qui me fait une belle jambe au final : 4 scores différents et des troubles anxieux si sévères que je claque dans n'importe quel taf, bien la peine d'avoir un supposé "super potentiel intellectuel" je ne suis ni plus ni moins con qu'un autre) Et surtout en lâchant tout ça, je me suis penché sur de vrais diag vu que ma vie était un enfer. Bah bingo avec des gens sérieux, qui ont aussi pris ne compte le contexte familial, je suis surtout autiste, et ça explique mille fois mieux les soucis, et ça m'a enfin donné des ressources pour gérer. 

@Li : Une de plus dans la liste des personnes en errance diagnostique : j'ai lu Siaud Facchin il y a 10 ans. Je me suis dit que je tenais enfin l'explication. Le psy qui m'a fait passer les tests a été et dessous de tout : il m'a balancé, "Non mais vous vous rendez compte ?? vous êtes aussi loin de la norme qu'un déficient profond !!!" Donc super, je sors de là avec un THQI et l'idée que je suis totalement inadaptée. Et comme ce n'était pas la source de mes problèmes, ben ça n'a pas apporté de solution. Donc aujourd'hui 8 ans après les tests de QI je commence à comprendre (en faisant diagnostiquer mon fils pour TDAH) que en fait je suis probablement TADH (ou TSA ??), que j'ai surcompensé mais que je suis épuisée de compenser et que ma vie est un chantier permanent parce que j'avais ce vrai problème mais que j'ai dû me dém** toute seule avec. Donc oui, un bon paquet d'années de perdues en cherchant du côté du QI, et si ces fausses infos n'avaient pas été si répandues à l'époque, j'aurais peut-être gagné 10 ans sur le diagnostic.

@do : Il y a 6 ans après un harcèlement au travail et vraiment bcp de mal à m'intégrer de façon globale aux autres, j'ai vu une neuropsy qui après un test de qi m'a juste dit "vous êtes HPI" en mode c'est la source de tous mes problèmes. Résultat aujourd'hui j'ai en fait un TSA. J'ai tourné en rond pendant 2 ans à penser qu'il n'y avait rien à faire que je n'aurai jamais de solution pour aller mieux et au final je trouve que les psy souvent ont peur de poser un diagnostic pour ne pas stigmatiser la personne mais en vrai l'isolation et la souffrance on l'a déjà et en faisant ça on nous refuse des solutions qui peuvent nous aider au quotidien (exemple pour l'autisme rien que ne pas bosser en open space et avoir un casque anti bruit des que je suis pas chez moi ça change la vie.) C'est parfois simple faut juste accepter de poser le diagnostic et donner les infos quoi.


 C.A. : "J'ai des frissons à lire tout cela...y'en a marre que autant de fausses infos circulent sur le HPI.... notre fils est HPI mais je me bas depuis 3 ans pour que l'on trouve quel est l'origine des autres troubles qu'il porte. Quand j'ai osé mentionné l'autisme à mes parents vivant en France (je réside au Canada), je me suis trouvée face à un mur: non impossible, un "autiste" c'est pas comme "ca"....autant de clichés et fausses idées sur le TSA me révolte. Merci au Podcast intensément c'est la première fois que j'écoute des informations qui me font du bien!"

Face au manque de place pour tous les témoignages que nous recevons nous avons ouvert une page que vous pouvez consulter ici 


 
Quelques sources, recherches, études, vidéos, livres :

Un Haut QI n'est pas associé à des troubles de santé mentale
étude française sur les donnée de 500000 personnes (UK bio bank) .2022

Relations entre QI et pathologies  étude française longitudinbale de 2023 sur 1500 enfants  

Les idées fausses sur le cerveau et le HPI chez les profesionels de santé mentale et enseignants. 2024

Revue systématique sur les "caracteristiques" d'enfants HPI (104 articles, 25 pays , 77705 enfants ). 2024

"Peut on vraiment etre trop intelligent pour etre heureux?" 
Méta-analyse de 2021 sur 50000 personnes des USA et UK de 1957 à nos jours.

 La réussite académique en fonction du QI  étude longitudinale française sur (23000 enfants

Article de synthèse sur les connaissances actuelle 2024

Conférence de synthèse sur les connaissance actuelles 2025

Conférence "La santé mentale des enfants et ado surdoués" 2025

Ouvrages :

Psychologie du Haut Potentiel, réunissant pres de 40 specialistes francophones du HPI. 2022

L'intelligence n'est pas une maladie. 2024

 

 

 

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Mélanie DOLIDONLanceur de pétition

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