« Ce genre d’histoire ne fait manifestement pas de buzz médiatique »


« Ce genre d’histoire ne fait manifestement pas de buzz médiatique »
Le problème
Flavien Bérard travaillait comme sondeur depuis une semaine sur un chantier de forage pétrolier, lorsque le 5 mars dernier il a été victime d’un terrible accident du travail. Près de deux mois après sa mort, sa famille cherche encore à comprendre les circonstances du drame.
Flavien répond à l’offre d’emploi proposée par la Société de Maintenance Pétrolière (SMP). Fondée en 1998, la SMP est un contracteur français de forage et d’entretien de puits pétroliers, gaziers et de géothermie.
Employé comme sondeur, Flavien est intégré à une équipe chargée de l’extraction de la saumure dont la présence est importante dans le sol sur le littoral.
Le 2 février 2022, il prend son poste sur le site de Vauvert dans le Gard mais l’expérience tourne finalement court car KEM ONE (propriétaire du site, « spécialisée dans l’extraction de sel gemme qu’elle livre sous forme de saumure » notamment utilisée pour la production de PVC) ne veut pas de débutant sur le site de Vauvert. les conditions de travail sont difficiles. Dès lors, la SMP décide d’envoyer Flavien à 800 km de là, sur un chantier de forage pétrolier à Villemareuil en Seine-et-Marne. Sur place le jeune homme ne se sent cependant pas à l’aise. Les relations avec ses collègues sont notamment moins chaleureuses. « Il était débutant mais personne ne lui donnait d’explication. Et lorsqu’il en réclamait, on lui répondait : je ne suis pas ton supérieur » se souvient Fabienne, sa mère. Il confie aussi à ses parents ses inquiétudes concernant la sécurité des machines au sein du site et assure qu’il n’acceptera plus de nouvelle mission une fois celle-ci arrivée à son terme.
Un dramatique accident du travail
Sur son site, la SMP annonce que son personnel travaille « dans un environnement difficile avec les plus hauts standards de santé, de sécurité, d’environnement et de qualité ». Et pourtant… Le 5 mars 2022, sur les coups de 4 heures du matin, Flavien et ses collègues viennent de finir leur nuit et croise l’équipe qui les remplace. Alors qu’une machine de forage effectue une manœuvre, une pièce métallique de plusieurs dizaines de kilos se brise et chute. 18 mètres plus bas, Flavien est percuté à la tête. Son casque ne peut amortir le choc. Grièvement blessé, il est transporté en urgence absolue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
« Au final c’est vers 17h seulement que nous voyons enfin notre fils. Flavien a été débranché le lendemain en début d’après-midi. Nous étions d’accord pour éviter toute forme d’acharnement thérapeutique. Avec Clarisse, sa compagne, infirmière au centre hospitalier de Confolens, nous avons posé une main sur son cœur et avons attendu qu’il ne cesse de battre… Cela a duré 10 minutes ». Le décès est prononcé le 6 mars 2022. Flavien venait d’avoir 27 ans. Les obsèques ont lieu deux semaines plus tard dans le cimetière de Vitrac-Saint-Vincent.
Le combat pour la mémoire et la justice
Au lendemain de la mort de leur fils, Fabienne et Laurent sont reçus par des dirigeants de la SMP. On leur annonce qu’une « erreur humaine » est à l’origine du drame. Des sources internes à l’entreprise rapportent pourtant que la pièce métallique qui a percuté Flavien était défectueuse. Elle aurait même déjà chuté quelques mois auparavant avant d’être ressoudée. C’est notamment ce qui expliquerait la désactivation de la sécurité de la machine au moment du drame. L’enquête de l’Inspection du travail devra déterminer si des négligences en matière de sécurité sont en effet à déplorer dans cette affaire.
Déterminés à comprendre les circonstances de la mort de Flavien et découvrir les éventuelles responsabilités, ses parents, sa compagne et son frère, se sont portés partie civile et une plainte a même été déposée. « SMP n’a plus du tout communiqué avec nous. Ils ont même versé une somme sur notre compte, bien inférieure à nos frais personnels, sans daigner nous en expliquer le détail » déplore Fabienne. Si un article a pu être publié dans la Charente Libre, aucun autre média ne s’est intéressé à ce drame du travail. « Ce genre d’histoire ne fait manifestement pas de buzz médiatique ».
Je suis le grand cousin de Flavien, à mon niveau c’est tout ce que je peux faire pour aider mon oncle, ma tante et mon petit cousin, son petit frère. Ci-dessous, plus de détails et d’informations concernant cette tragédie.
Merci à tous
1 888
Le problème
Flavien Bérard travaillait comme sondeur depuis une semaine sur un chantier de forage pétrolier, lorsque le 5 mars dernier il a été victime d’un terrible accident du travail. Près de deux mois après sa mort, sa famille cherche encore à comprendre les circonstances du drame.
Flavien répond à l’offre d’emploi proposée par la Société de Maintenance Pétrolière (SMP). Fondée en 1998, la SMP est un contracteur français de forage et d’entretien de puits pétroliers, gaziers et de géothermie.
Employé comme sondeur, Flavien est intégré à une équipe chargée de l’extraction de la saumure dont la présence est importante dans le sol sur le littoral.
Le 2 février 2022, il prend son poste sur le site de Vauvert dans le Gard mais l’expérience tourne finalement court car KEM ONE (propriétaire du site, « spécialisée dans l’extraction de sel gemme qu’elle livre sous forme de saumure » notamment utilisée pour la production de PVC) ne veut pas de débutant sur le site de Vauvert. les conditions de travail sont difficiles. Dès lors, la SMP décide d’envoyer Flavien à 800 km de là, sur un chantier de forage pétrolier à Villemareuil en Seine-et-Marne. Sur place le jeune homme ne se sent cependant pas à l’aise. Les relations avec ses collègues sont notamment moins chaleureuses. « Il était débutant mais personne ne lui donnait d’explication. Et lorsqu’il en réclamait, on lui répondait : je ne suis pas ton supérieur » se souvient Fabienne, sa mère. Il confie aussi à ses parents ses inquiétudes concernant la sécurité des machines au sein du site et assure qu’il n’acceptera plus de nouvelle mission une fois celle-ci arrivée à son terme.
Un dramatique accident du travail
Sur son site, la SMP annonce que son personnel travaille « dans un environnement difficile avec les plus hauts standards de santé, de sécurité, d’environnement et de qualité ». Et pourtant… Le 5 mars 2022, sur les coups de 4 heures du matin, Flavien et ses collègues viennent de finir leur nuit et croise l’équipe qui les remplace. Alors qu’une machine de forage effectue une manœuvre, une pièce métallique de plusieurs dizaines de kilos se brise et chute. 18 mètres plus bas, Flavien est percuté à la tête. Son casque ne peut amortir le choc. Grièvement blessé, il est transporté en urgence absolue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
« Au final c’est vers 17h seulement que nous voyons enfin notre fils. Flavien a été débranché le lendemain en début d’après-midi. Nous étions d’accord pour éviter toute forme d’acharnement thérapeutique. Avec Clarisse, sa compagne, infirmière au centre hospitalier de Confolens, nous avons posé une main sur son cœur et avons attendu qu’il ne cesse de battre… Cela a duré 10 minutes ». Le décès est prononcé le 6 mars 2022. Flavien venait d’avoir 27 ans. Les obsèques ont lieu deux semaines plus tard dans le cimetière de Vitrac-Saint-Vincent.
Le combat pour la mémoire et la justice
Au lendemain de la mort de leur fils, Fabienne et Laurent sont reçus par des dirigeants de la SMP. On leur annonce qu’une « erreur humaine » est à l’origine du drame. Des sources internes à l’entreprise rapportent pourtant que la pièce métallique qui a percuté Flavien était défectueuse. Elle aurait même déjà chuté quelques mois auparavant avant d’être ressoudée. C’est notamment ce qui expliquerait la désactivation de la sécurité de la machine au moment du drame. L’enquête de l’Inspection du travail devra déterminer si des négligences en matière de sécurité sont en effet à déplorer dans cette affaire.
Déterminés à comprendre les circonstances de la mort de Flavien et découvrir les éventuelles responsabilités, ses parents, sa compagne et son frère, se sont portés partie civile et une plainte a même été déposée. « SMP n’a plus du tout communiqué avec nous. Ils ont même versé une somme sur notre compte, bien inférieure à nos frais personnels, sans daigner nous en expliquer le détail » déplore Fabienne. Si un article a pu être publié dans la Charente Libre, aucun autre média ne s’est intéressé à ce drame du travail. « Ce genre d’histoire ne fait manifestement pas de buzz médiatique ».
Je suis le grand cousin de Flavien, à mon niveau c’est tout ce que je peux faire pour aider mon oncle, ma tante et mon petit cousin, son petit frère. Ci-dessous, plus de détails et d’informations concernant cette tragédie.
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Pétition lancée le 20 mai 2022