CDiser pour innover: protégeons nos jeunes chercheurs pour accélérer !


CDiser pour innover: protégeons nos jeunes chercheurs pour accélérer !
Le problème
Nous, directeurs d’équipes et de laboratoires, chercheurs, ingénieurs, post-doctorants, doctorants, étudiants et personnels de recherche, lançons aujourd’hui un signal d’alerte clair et urgent.
Depuis la loi Sauvadet de 2012, la durée d’embauche des ingénieurs d’études et de recherche est plafonnée à 4 ou 5 ans par nos tutelles et universités : les contrats à durée déterminée s’enchaînent jusqu’à cette limite légale, puis s’interrompent brutalement. Dans certains cas, il est même demandé à de jeunes ingénieurs de passer quelques mois au chômage, afin de « remettre les compteurs à zéro » et de permettre une réembauche ultérieure.
Ces pratiques persistent. Ni la fin de l’application de la loi Sauvadet en 2020, ni la Loi de Programmation de la Recherche, qui prévoyait pourtant la création de CDI de mission scientifique, n’ont permis d’y remédier concrètement. Les dispositifs existants restent inadaptés et, surtout, largement non appliqués sur le terrain.
Pourtant, ces jeunes ingénieurs sont le potentiel d’innovation de nos équipes. Issus de parcours universitaires ou de grandes écoles, ils apportent des expertises pointues, souvent uniques. Ils ont fait le choix de la recherche publique, malgré des salaires bien inférieurs à ceux proposés dans le secteur privé.
Les conséquences sont lourdes pour la dynamique de la recherche publique : nous formons ces jeunes talents pendant des années, construisons avec eux des projets ambitieux, leur transmettons des savoir-faire irremplaçables… et nous devons nous en séparer au moment précis où ils atteignent leur plein potentiel. Cette discontinuité fragilise durablement nos équipes, altère la qualité de la recherche produite et envoie un signal profondément décourageant. Elle rend nos métiers peu attractifs et place ces jeunes ingénieurs, pourtant engagés au service du bien commun et de la production de connaissances, dans une situation difficilement justifiable et, à terme, difficilement tenable.
À l’heure où la France affirme des ambitions fortes en matière de souveraineté scientifique, dans la santé, la prévention, le numérique, l’énergie ou l’environnement, il est essentiel de nous donner les moyens humains de ces objectifs. Et de nous permettre de respecter les jeunes qui s’engagent à nos côtés en leur offrant des conditions de travail à la hauteur de leurs compétences.
Nous demandons donc la mise en place effective et immédiate de CDI de mission scientifique dès lors que trois années de financement sont identifiées, en cohérence avec la durée réelle des projets de recherche.
Parce qu’on ne construit pas les solutions de demain sur des emplois précaires.
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Le problème
Nous, directeurs d’équipes et de laboratoires, chercheurs, ingénieurs, post-doctorants, doctorants, étudiants et personnels de recherche, lançons aujourd’hui un signal d’alerte clair et urgent.
Depuis la loi Sauvadet de 2012, la durée d’embauche des ingénieurs d’études et de recherche est plafonnée à 4 ou 5 ans par nos tutelles et universités : les contrats à durée déterminée s’enchaînent jusqu’à cette limite légale, puis s’interrompent brutalement. Dans certains cas, il est même demandé à de jeunes ingénieurs de passer quelques mois au chômage, afin de « remettre les compteurs à zéro » et de permettre une réembauche ultérieure.
Ces pratiques persistent. Ni la fin de l’application de la loi Sauvadet en 2020, ni la Loi de Programmation de la Recherche, qui prévoyait pourtant la création de CDI de mission scientifique, n’ont permis d’y remédier concrètement. Les dispositifs existants restent inadaptés et, surtout, largement non appliqués sur le terrain.
Pourtant, ces jeunes ingénieurs sont le potentiel d’innovation de nos équipes. Issus de parcours universitaires ou de grandes écoles, ils apportent des expertises pointues, souvent uniques. Ils ont fait le choix de la recherche publique, malgré des salaires bien inférieurs à ceux proposés dans le secteur privé.
Les conséquences sont lourdes pour la dynamique de la recherche publique : nous formons ces jeunes talents pendant des années, construisons avec eux des projets ambitieux, leur transmettons des savoir-faire irremplaçables… et nous devons nous en séparer au moment précis où ils atteignent leur plein potentiel. Cette discontinuité fragilise durablement nos équipes, altère la qualité de la recherche produite et envoie un signal profondément décourageant. Elle rend nos métiers peu attractifs et place ces jeunes ingénieurs, pourtant engagés au service du bien commun et de la production de connaissances, dans une situation difficilement justifiable et, à terme, difficilement tenable.
À l’heure où la France affirme des ambitions fortes en matière de souveraineté scientifique, dans la santé, la prévention, le numérique, l’énergie ou l’environnement, il est essentiel de nous donner les moyens humains de ces objectifs. Et de nous permettre de respecter les jeunes qui s’engagent à nos côtés en leur offrant des conditions de travail à la hauteur de leurs compétences.
Nous demandons donc la mise en place effective et immédiate de CDI de mission scientifique dès lors que trois années de financement sont identifiées, en cohérence avec la durée réelle des projets de recherche.
Parce qu’on ne construit pas les solutions de demain sur des emplois précaires.
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Pétition lancée le 1 avril 2026