
Notre métier n’a jamais été autant en danger. Nous sommes TOUS en danger.
Il n’y a pas crêperie, pas de trois étoiles, pas de relais & châteaux, pas de kebab… Pas de « petit » dans cette histoire.
Car à quoi serviront les talents et les étoiles s’il n’y a pas de clients ?
Non essentiels
La peur et l’égo nous mènent à notre faillite collective. La peur et l’égo face à une réalité : nous sommes non essentiels, même avec trois étoiles, même avec un col bleu-blanc-rouge. Même avec le numéro d’un maire, d’un ministre ou du président.
Des Hommes de valeur sont montés au front mais ce front aurait été tellement plus fort s’il était uni. Ç'aurait été trop facile de créer ensemble une plateforme commune, de tous parler aux médias majeurs, de partager ses contacts. Au lieu de ça… Chacun fait cavalier seul alors que c’est ensemble que nous devons voir la lumière.
Premiers gestes
La veille de notre fermeture, nous avons initié ce combat pour toutes les TPE et PME. Vous vous êtes mobilisés. Le CIC-Crédit Mutuel est le premier assureur à faire un vrai geste. Mais je n’ai pas choisi le bon cheval : Axa.
Rien n’est fini. Comme Jean-Jacques Bourdin, j’espère qu’Axa et les autres assureurs suivront l’exemple.
Comment rouvrir ?
Deux propositions me semblent essentielles à la reprise, qu’elle soit le 15 juin ou le 1er septembre.
1 – Prise en charge par les assurances et les banques des salaires et des loyers pendant trois mois à partir de la réouverture de nos établissements via un fonds dédié aux pertes d’exploitation
- Qu’adviendra-t-il des dix millions de chômeurs partiels une fois le confinement levé ? Ce sont nos salariés mais aussi des clients, le pouvoir d’achat est vital pour nos entreprises.
2 – Suppression par l’État des charges salariales pendant trois mois après la reprise.
- Gouverner n’est pas plaire. Rouvrir précipitamment, avec tout ce que cela implique en frais, serait une erreur humaine et économique.
Merci pour votre soutien ! Nous continuons, ensemble, ce combat collectif.