Petition updateBoycott Renault until production in Russia stops completely and durablyRenault stops production of Renault cars but not Lada, co-owned with weapon manufacturer Rostec
David de BellevilleParis, France
Mar 26, 2022

"Mercredi soir, quelques heures après l’intervention du président ukrainien, par un communiqué, le constructeur automobile français a en effet annoncé, à l’issue d’un conseil d’administration, qu’il suspendait immédiatement les « activités de l’usine Renault de Moscou ». Mais on a sur-le-champ bien compris que l’annonce était hypocrite, car si Renault fabrique et distribue des véhicules sous la marque au losange en Russie (des SUV Duster, Kaptur, Arkana et Nissan Terrano), la plupart de ses ventes sont le fait de sa filiale AvtoVAZ qu’elle détient à 69 % depuis fin 2016 et et qui est leader du marché russe avec sa marque Lada.

Or, dans le cas de cette filiale, aucune décision : le groupe Renault a annoncé à l’issue de son conseil d’administration qu’il allait au préalable évaluer « les options possibles concernant sa participation », disant vouloir agir « de manière responsable envers ses 45 000 salariés en Russie ».

Ce que ne précise pas Renault, mais ce que savent tous les administrateurs du groupe, dont les administrateurs de l’État, c’est que cette filiale AvtoVAZ est une coentreprise, alliant le groupe français à la firme russe Rostec, qui est un géant de l’industrie militaire russe, sinistrement réputé pour sa filiale Kalachnikov, fabricant du légendaire fusil d’assaut AK-47.

Renault est donc l’allié d’un groupe au cœur de l’industrie militaire russe, qui a été créé par le Kremlin et qui est dirigé par Sergueï Tchemezov, un proche de Vladimir Poutine, qu'il a longtemps côtoyé du temps où ils étaient tous les deux en mission à Dresde pour le KGB. Comment le groupe Renault peut-il chercher à duper l’opinion en omettant de signaler que son allié, pilier du complexe militaro-industriel poutinien, a du sang sur les mains, du fait de l’agression russe en Ukraine, mais aussi du fait de son rôle dans des conflits antérieurs ? C’est d’autant plus insupportable que Rostec fait partie des premiers groupes russes lourdement sanctionnés par la communauté internationale au lendemain de l’invasion en 2014 par l’armée russe de la Crimée."

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