Petition updateBoues Rouges, ni en mer ni à terre !Boues rouges : La santé des riverains, la grande inconnue de la polémique ?
Aurore AUROREToulon, AL, France
Dec 1, 2017
Rappel en complément de l'article de 20 minutes en lien ci dessous. Résumé des deux études scientifiques que nous avons coordonné en 2014 : -Double analyse sur la chimie organique et minérale de la Bauxaline de Mangegarri (boues rouges) Laboratoire ANALYTIKA. -Une analyse radiologique de la Bauxaline de Mangegarri (boues rouges) Laboratoire CRIIRAD. Dans le Rapport d’ANALYTIKA : « Micro-contaminants inorganiques : (mesures par ICP/MS) Les éléments chrome, titane et vanadium sont présents dans l'échantillon à des teneurs supérieures ou très supérieures à la valeur moyenne attendue dans les sols non contaminés. » Dans le Rapport de la CRIIRAD : « Les mesures radiométriques montrent que dans la zone d’entreposage des boues rouges le niveau de radiation est 4 à 8 fois supérieur au niveau naturel enregistré sur substratum calcaire naturel local. Ceci indique que les personnes qui évoluent sur un sol constitué de Bauxaline sont soumises à un débit de dose gamma nettement supérieur au niveau naturel. (…) Pour une présence de 6 minutes par jour, chaque jour de l’année, sur un sol remblayé avec ces boues rouges, l’exposition cumulée dépasse la valeur de 10 μSv/an, niveau au-delà duquel la directive Euratom 96/29 considérait comme non négligeable sur le plan radiologique l’impact d’une pratique nucléaire. Pour une présence de moins de 3 heures par jour, chaque jour de l’année, la dose cumulée liée à l’exposition externe dépasse la contrainte de dose de 300 microSieverts par an retenue par la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique), comme limite liée à l’impact d’une seule pratique. Pour une présence supérieure à 9 heures par jour, la seule irradiation externe conduirait à dépasser la dose maximale annuelle admissible de 1 milliSievert par an, sans tenir compte des doses liées à l’inhalation des poussières, du radon et du thoron ainsi que les doses liées à l’ingestion. (…) Selon la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) dans sa publication CIPR 103 de 2007, le risque de cancers radioinduits est estimé à 17 cas pour 100 000 personnes exposées à une dose de 1 milliSievert. L'évaluation des facteurs de risque est complexe et fait l'objet de vives polémiques dans la communauté scientifique. Pour des matériaux dont la radioactivité est éternelle à l’échelle humaine (compte tenu de la très longue période physique des radionucléides contenus dans ces boues : 4,5 milliards d’années pour l’uranium 238 et 14 milliards d’années pour le thorium 232), il est important également de prendre en compte l’impact sur le très long terme. Quelle garantie est apportée quant au risque que dans quelques centaines d’années les terrains où aura été apporté de la Bauxaline ne deviennent constructibles ? Si tel était le cas, l’impact pour les personnes concernées pourrait être largement supérieur au milliSievert par an. »
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