Bordeaux : Pour une route de Toulouse apaisée et végétalisée

Bordeaux : Pour une route de Toulouse apaisée et végétalisée

Signataires récents:
Jean-Pierre BIGOT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Le projet obsolète de la Route de Toulouse nous conduit à une impasse : 

  • trottoirs et piéton·nes sacrifié·es
  • pas de pistes cyclables réellement sécurisées
  • commerces oubliés
  • bus bloqués derrière les vélos
  • absence de végétalisation
  • bruits et pollution maintenus

Nous ne pouvons nous résoudre aux solutions d'hier pour bâtir la ville adaptée aux enjeux climatiques. 


La mise à sens unique partielle, des Boulevards vers Bagatelle, pour les voitures est la seule solution pour récupérer de la place afin de permettre aux usager·es et riverain·es de profiter pleinement d'un quartier à vivre et partager. Une barrière apaisée, c’est le synonyme d’un quartier plus vivant et de commerçants qui animent la vie locale.


Cette proposition alternative c’est :

  • plus de place pour les piéton·nes et en particulier pour les plus vulnérables
  • plus de sécurité pour les cyclistes
  • plus de rapidité et de fiabilité pour les bus
  • plus d’arbres pour s’adapter au climat de demain
  • plus d'attractivité pour les commerçant·es
  • moins de bruits
  • moins de pollution
  • moins d’accidents

Retrouvez en détails le contre projet sur notre site internet https://coursdetoulouse.fr/ ou dans la pétition détaillée ci-dessous.

 

 

Pétition en détails

Chères et chers élu·es métropolitain·es,


Nous, citoyennes, citoyens et associations, désapprouvons l’orientation prise par le projet de la route de Toulouse.

Le projet actuel conserve beaucoup trop son aspect routier, au détriment des riverain·es ainsi que des modes de transport que la métropole souhaite développer (marche, vélo, bus). 


Nous, riveraines et riverains, ne souhaitons pas être des citoyen·nes de seconde zone. Alors que la métropole se verdit (programme 1 million d’arbres) et que la Métropole a lancé un plan marche qui demande à être très significativement accéléré, nous ne pouvons accepter que le projet reste une “ROUTE” et n’évolue pas vers le “Cours de Toulouse”. Le projet proposé lors de la concertation ne prévoit pas d'agrandir les trottoirs ni de végétaliser l’axe. Au contraire, le projet semble prévoir une diminution des zones réservées aux piéton·nes. 


Nous, cyclistes, souhaitons des pistes cyclables indépendantes des couloirs de bus afin qu’un public plus large puisse en bénéficier. Le projet prévoit de nombreuses zones de conflits avec les bus. Si nous ne pouvons pas nier l’amélioration prévue par rapport à l’existant, le projet actuel ne permettra ni l'émancipation de jeunes ni de séduire un large public. Les ambitions du Réseau Vélo Express (ReVE) sont donc largement revues à la baisse. Le référentiel du ReVE approuvé et voté par les élu·es en 2021 est d’ailleurs loin d’être respecté. Ainsi, les couloirs de bus seront beaucoup trop étroits et les bus trop nombreux pour une cohabitation sereine avec les cyclistes. 


Nous, usagères et usagers des transports en commun, souhaitons des couloirs de bus sans cyclistes afin d’améliorer la vitesse commerciale des bus. Si le projet permet une amélioration de la vitesse, celle-ci restera loin de ce que l’on souhaite pour des bus express ou des LIANES du réseau TBM.


Nous, commerçantes et commerçants, souhaitons que l’axe devienne un lieu attractif où l’on a envie de déambuler, loin de l’esprit de la route d’aujourd’hui.


À vouloir convenir à tout le monde (usager·es des transports en commun, automobilistes et cyclistes), la métropole alloue quasiment tout l’espace disponible aux flux ou transit, c'est-à-dire à ceux qui ne vivent pas autour de la route. Ainsi, la métropole oublie que des habitant·es vivant autour de la route aspirent elles et eux aussi à marcher sur des trottoirs confortables et qu’elles et eux aussi veulent que leur quartier soit davantage végétalisé.


Dans ce contexte, nous vous demandons de réétudier la mise à sens unique partielle de l’axe (notamment à partir de l'hôpital Bagatelle vers les Boulevards). C’est la seule option qui permet de corriger les problèmes cités précédemment.


Nous ne nous satisfaisons pas de l’étude versée à la concertation car son analyse était trop limitée. En effet, elle n’a étudié qu’une mise à sens unique sans effectuer aucun autre changement supplémentaire sur les rues adjacentes pour gérer les reports de trafic. En conséquence, la simulation a montré l’explosion du transit dans certaines petites rues, ce qui n’est évidemment pas acceptable.

De plus, les plans de circulation ont évolué, notamment à Bègles où il n’est plus possible de traverser la ville depuis la route. La même chose peut être réalisée à Talence.

En 10 ans, les compteurs de voitures montrent une forte diminution du flux automobile (-20 à -35% pour les capteurs les plus proches des Boulevards, source Open Data Bordeaux Métropole). Cette baisse a été particulièrement accélérée en 2020 avec la mise à sens unique du cours de la Somme dans le prolongement de la route. Aucun retour en arrière n’est intervenu depuis (nous écartons donc la piste de la Covid).

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux changements vont réorganiser et faire diminuer les flux automobiles
À l’avenir, la circulation automobile sera davantage complexifiée dans le cœur de Bordeaux, avec la probable piétonnisation de St Michel et de Ste-Croix. La rue Amédée St Germain vient d’être mise à sens unique : il est désormais impossible de remonter depuis la route vers la gare, en prenant cet axe. En complément, le cours de la Marne a été mis à sens unique (travaux puis expérimentation en cours). La transformation du pont St Jean en un pont urbain et le prolongement des quais piétons vers le nouveau pont Simone Veil auront des conséquences positives sur la fréquentation de la route de Toulouse. Surtout, l’arrivée de ce pont en connexion directe avec les boulevards et les quais provoquera une réorganisation complète des flux automobiles.

Quel sera l'intérêt des automobilistes qui traversent aujourd’hui Bordeaux en arrivant de la route de Toulouse de continuer à prendre la route s’ils ne pourront plus traverser la ville centre, ensuite ? 

Plusieurs nouvelles redistributions et diminutions importantes du flux automobile sont donc anticipables et à accompagner. Le caractère routier voire autoroutier ne sera plus et n’est déjà plus nécessaire !


Nous demandons une étude approfondie et à plus grande échelle afin de traiter chacune des conséquences de la nécessaire mise à sens unique partielle. Ce travail devra étudier le fonctionnement en trinôme des cours de la Libération/Gambetta, Victor Hugo et de la route de Toulouse et prendre en compte l’importante réorganisation des flux dans le sud de la métropole.

 

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Jean-Pierre BIGOT et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Le projet obsolète de la Route de Toulouse nous conduit à une impasse : 

  • trottoirs et piéton·nes sacrifié·es
  • pas de pistes cyclables réellement sécurisées
  • commerces oubliés
  • bus bloqués derrière les vélos
  • absence de végétalisation
  • bruits et pollution maintenus

Nous ne pouvons nous résoudre aux solutions d'hier pour bâtir la ville adaptée aux enjeux climatiques. 


La mise à sens unique partielle, des Boulevards vers Bagatelle, pour les voitures est la seule solution pour récupérer de la place afin de permettre aux usager·es et riverain·es de profiter pleinement d'un quartier à vivre et partager. Une barrière apaisée, c’est le synonyme d’un quartier plus vivant et de commerçants qui animent la vie locale.


Cette proposition alternative c’est :

  • plus de place pour les piéton·nes et en particulier pour les plus vulnérables
  • plus de sécurité pour les cyclistes
  • plus de rapidité et de fiabilité pour les bus
  • plus d’arbres pour s’adapter au climat de demain
  • plus d'attractivité pour les commerçant·es
  • moins de bruits
  • moins de pollution
  • moins d’accidents

Retrouvez en détails le contre projet sur notre site internet https://coursdetoulouse.fr/ ou dans la pétition détaillée ci-dessous.

 

 

Pétition en détails

Chères et chers élu·es métropolitain·es,


Nous, citoyennes, citoyens et associations, désapprouvons l’orientation prise par le projet de la route de Toulouse.

Le projet actuel conserve beaucoup trop son aspect routier, au détriment des riverain·es ainsi que des modes de transport que la métropole souhaite développer (marche, vélo, bus). 


Nous, riveraines et riverains, ne souhaitons pas être des citoyen·nes de seconde zone. Alors que la métropole se verdit (programme 1 million d’arbres) et que la Métropole a lancé un plan marche qui demande à être très significativement accéléré, nous ne pouvons accepter que le projet reste une “ROUTE” et n’évolue pas vers le “Cours de Toulouse”. Le projet proposé lors de la concertation ne prévoit pas d'agrandir les trottoirs ni de végétaliser l’axe. Au contraire, le projet semble prévoir une diminution des zones réservées aux piéton·nes. 


Nous, cyclistes, souhaitons des pistes cyclables indépendantes des couloirs de bus afin qu’un public plus large puisse en bénéficier. Le projet prévoit de nombreuses zones de conflits avec les bus. Si nous ne pouvons pas nier l’amélioration prévue par rapport à l’existant, le projet actuel ne permettra ni l'émancipation de jeunes ni de séduire un large public. Les ambitions du Réseau Vélo Express (ReVE) sont donc largement revues à la baisse. Le référentiel du ReVE approuvé et voté par les élu·es en 2021 est d’ailleurs loin d’être respecté. Ainsi, les couloirs de bus seront beaucoup trop étroits et les bus trop nombreux pour une cohabitation sereine avec les cyclistes. 


Nous, usagères et usagers des transports en commun, souhaitons des couloirs de bus sans cyclistes afin d’améliorer la vitesse commerciale des bus. Si le projet permet une amélioration de la vitesse, celle-ci restera loin de ce que l’on souhaite pour des bus express ou des LIANES du réseau TBM.


Nous, commerçantes et commerçants, souhaitons que l’axe devienne un lieu attractif où l’on a envie de déambuler, loin de l’esprit de la route d’aujourd’hui.


À vouloir convenir à tout le monde (usager·es des transports en commun, automobilistes et cyclistes), la métropole alloue quasiment tout l’espace disponible aux flux ou transit, c'est-à-dire à ceux qui ne vivent pas autour de la route. Ainsi, la métropole oublie que des habitant·es vivant autour de la route aspirent elles et eux aussi à marcher sur des trottoirs confortables et qu’elles et eux aussi veulent que leur quartier soit davantage végétalisé.


Dans ce contexte, nous vous demandons de réétudier la mise à sens unique partielle de l’axe (notamment à partir de l'hôpital Bagatelle vers les Boulevards). C’est la seule option qui permet de corriger les problèmes cités précédemment.


Nous ne nous satisfaisons pas de l’étude versée à la concertation car son analyse était trop limitée. En effet, elle n’a étudié qu’une mise à sens unique sans effectuer aucun autre changement supplémentaire sur les rues adjacentes pour gérer les reports de trafic. En conséquence, la simulation a montré l’explosion du transit dans certaines petites rues, ce qui n’est évidemment pas acceptable.

De plus, les plans de circulation ont évolué, notamment à Bègles où il n’est plus possible de traverser la ville depuis la route. La même chose peut être réalisée à Talence.

En 10 ans, les compteurs de voitures montrent une forte diminution du flux automobile (-20 à -35% pour les capteurs les plus proches des Boulevards, source Open Data Bordeaux Métropole). Cette baisse a été particulièrement accélérée en 2020 avec la mise à sens unique du cours de la Somme dans le prolongement de la route. Aucun retour en arrière n’est intervenu depuis (nous écartons donc la piste de la Covid).

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux changements vont réorganiser et faire diminuer les flux automobiles
À l’avenir, la circulation automobile sera davantage complexifiée dans le cœur de Bordeaux, avec la probable piétonnisation de St Michel et de Ste-Croix. La rue Amédée St Germain vient d’être mise à sens unique : il est désormais impossible de remonter depuis la route vers la gare, en prenant cet axe. En complément, le cours de la Marne a été mis à sens unique (travaux puis expérimentation en cours). La transformation du pont St Jean en un pont urbain et le prolongement des quais piétons vers le nouveau pont Simone Veil auront des conséquences positives sur la fréquentation de la route de Toulouse. Surtout, l’arrivée de ce pont en connexion directe avec les boulevards et les quais provoquera une réorganisation complète des flux automobiles.

Quel sera l'intérêt des automobilistes qui traversent aujourd’hui Bordeaux en arrivant de la route de Toulouse de continuer à prendre la route s’ils ne pourront plus traverser la ville centre, ensuite ? 

Plusieurs nouvelles redistributions et diminutions importantes du flux automobile sont donc anticipables et à accompagner. Le caractère routier voire autoroutier ne sera plus et n’est déjà plus nécessaire !


Nous demandons une étude approfondie et à plus grande échelle afin de traiter chacune des conséquences de la nécessaire mise à sens unique partielle. Ce travail devra étudier le fonctionnement en trinôme des cours de la Libération/Gambetta, Victor Hugo et de la route de Toulouse et prendre en compte l’importante réorganisation des flux dans le sud de la métropole.

 

Mises à jour sur la pétition