
FAUT-IL COMPRENDRE QUE NOS 503.000 SIGNATURES NE VALENT RIEN ???
En janvier dernier, nos pétitions ayant dépassé les 500.000 signatures, Nathalie et moi avons initié un rendez vous avec deux de nos interlocuteurs historiques du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) (*).
Notre but était donc que le dossier de la fin de vie soit remis à l'ordre du jour par le CESE alors que la loi Falorni sera examinée à l'Assemblée Nationale le 8 avril prochain.
Nous avons donc proposé qu'une opération conjointe entre le CESE et nous-mêmes soit organisée pour sensibiliser politiques et media avant la fin mars. Nos interlocuteurs étant tous les deux favorables à notre demande, nous étions en attente d'une confirmation et de décisions sur les modalités.
Après plusieurs relances, nous avons contacté le Président du CESE, Monsieur Bernasconi, dont le bureau nous a répondu qu'hélas notre demande ne pouvait être traitée car :
" Cette saisine du CESE ne s'intègre pas dans la démarche juridique qui permet au CESE de se saisir à nouveau. En effet, il ne s'agit pas d'une pétition de plus de 500.000 signataires en format papier comme le voulait le texte de 2010, et le texte de réforme du CESE permettant sa saisine par voie électronique n'a pas encore été traduit par des décrets d'application permettant sa mise en oeuvre. "
EN CLAIR, VOS 503.000 SIGNATURES COMPTENT POUR DES PRUNES PARCE QUE VOUS AVEZ SIGNÉ SUR L'INTERNET ET PAS SUR PAPIER !!!
Ce refus de traiter les signatures électroniques de la même façon que celles sur papier est d'autant plus inacceptable que, depuis des décennies, les citoyens français sont invités à s'informer et à compléter tous les formulaires pertinents sur le site officiel de l'administration française -- www.service-public.fr
Ne pensez-vous pas, comme nous, que nos dirigeants font ici preuve d'incohérence ou ... de mauvaise foi ?
Nous sommes en colère !
Depuis combien d'années tous les sondages Ipsos montrent-ils que plus de 90% des Français veulent cette loi qui autorisera l'aide active à mourir ? Que faut-il de plus pour qu'elle soit votée ?
Nous ne baisserons pas les bras et voulons bousculer cette bureaucratie indigne d'un pays qui se croit moderne. Nous avons la certitude que si chacun et chacune d'entre vous se donne le mal de trouver un seul nouveau signataire, nous atteindrons le million de signatures... Un ras-de-marée que nos dirigeants ne pourront plus continuer d'ignorer.
À vos marques ! Prêts ! Partagez !
(*) Après nos auditions et cinq mois de travaux d'une commission spéciale le CESE votait favorablement en avril 2018 le principe de l'inscription dans la loi d'une sédation explicitement létale (https://www.lecese.fr/travaux-publies/fin-de-vie-la-france-l-heure-des-choix