

Cette année, ce sont des voeux très particuliers que Nathalie et moi vous adressons, en raison de la situation épidémique, sociale et économique que nous vivons.
Comment alors continuer de parler de la mort choisie et continuer d'exiger que les instances officielles qui nous gouvernent rendent enfin possible pour chacun de décider de sa fin de vie dans ce contexte déjà si incertain?
Chacun de nous a été touché, parfois de très près, par la Covid-19 et toutes ses conséquences difficiles et douloureuses et notamment, le deuil dans de si nombreuses familles, le chômage croissant, les très sérieuses difficultés financières auxquelles doivent faire face les petits entrepreneurs, et les incertitudes quant à ce que nous réserve l'avenir...
Je ne peux que vous redire à quel point je vous suis reconnaissante de nous avoir aidées, Nathalie et moi, à dépasser les 500.000 signatures ! Et je vous pose maintenant les questions suivantes :
- Sommes nous fatigués de la surdité des gouvernements successifs ?
- Sommes nous écoeurés des jeux de pouvoirs méprisables qui président à cette lutte pour une nouvelle loi ?
- Sommes nous révoltés des manquements à la loi actuelle et notamment, des sédations profondes et continues qui sont parfois refusées aux malades qui la demandent ?
- Sommes nous impatients de faire entendre notre voix ?
Nathalie et moi croyons profondément que :
- Parce que nous sommes un groupe unique de citoyens réunis pour une fin de vie choisie,
- Parce que notre action est inédite, en raison du très grand nombre de signataires regroupés autour d'une même cause,
il n'est pas question d'abdiquer !
Pour ma part, je continue ce combat au travers de ma pétition avec la même volonté de faire avancer le progrès social, grâce à la force des citoyens réunis autour de ce but.
Cet après-midi, nous avons eu, Nathalie Debernardi et moi, une réunion avec le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) pour faire le point sur la situation et la prise en charge de notre demande.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés, vous, qui êtes partie prenante de ce mouvement et sans lequel il ne pourrait exister.
D'ici là, portez vous aussi bien que possible, continuez de vous protéger, et n'oubliez pas de vivre !
Marie Godard