Lançons un consortium français pour commercialiser un réacteur à sels fondus avant 2030

Lançons un consortium français pour commercialiser un réacteur à sels fondus avant 2030

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Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Progrès Nucléaire a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à

Imaginons un monde décarboné - un monde où nos moyens de transport; où la chaleur résidentielle et industrielle est décarbonée; où nos déchets sont recyclés et réutilisés.

Pour transformer notre monde il nous faut produire massivement de l’énergie décarbonée. Et si les énergies renouvelables ont une faible empreinte carbone, elles restent intermittentes et occupent de vastes espaces naturels. Le nucléaire actuel fonctionne avec des réacteurs à eau pressurisée. L’énergie produite est efficiente mais les coûts pour assurer sa sûreté sont croissants, et les nouveaux chantiers - complexes - s’étendent sans horizon clair de temps.

La technologie actuelle des réacteurs à eau pressurisée a été inventée par Alvin Weinberg pour la propulsion des sous-marins. Mais Weinberg ne voulait pas que ces réacteurs servent à la production d’énergie. Jusqu'à la fin de sa vie, il préconisera une technologie plus simple et plus sûre : le réacteur à sels fondus. Entre 1965 et ‘69, son équipe conçoit, construit et exploite avec succès, un prototype de réacteur à sels fondus. Mais à l'époque le gouvernement américain ne soutient pas cette filière pour des raisons politiques.

Les réacteurs à sels fondus ont pourtant des avantages fondamentaux parce qu’ils utilisent un combustible liquide, et ça leur permet de fonctionner sans pression, avec un liquide qui est stable, même à des températures élevées. Les principaux dangers sont éliminés, donc leurs systèmes de sûreté sont moins complexes et plus fiables.

Avec des architectures petites et modulaires, on obtient une énergie propre et beaucoup moins chère. Celle dont nous avons besoin pour décarboner notre production d'énergie à grande échelle.

De plus, la technologie utilise mieux le combustible en entrée et produit moins de déchets en sortie, et elle a le potentiel de recycler nos déchets nucléaires actuels sous forme de nouveau combustible.

Cette technologie de rupture a déjà convaincu les chinois qui ont l’ambition d’avoir une filière opérationnelle avant 2030. Leur premier prototype est en construction. Il démarre en 2021.

En Amérique du nord, des start-up soutenues par les gouvernements prévoient une commercialisation avant 2030.

Mais en France, nous n’avons aucun projet de réacteur à sels fondus en cours.

Depuis 1962, la France a construit 59 réacteurs à eau pressurisée, et elle est devenue le deuxième producteur nucléaire au monde. Mais du fait de l’inertie actuelle, l’industrie nucléaire française pourrait être en 10 ans totalement dépassée par cette technologie de rupture - supérieure en termes de sûreté, de coûts et de déchets.

Pour la France, pour l’Europe et pour la planète, nous demandons à l’État français de mettre en place un consortium dédié au développement et à la commercialisation d'un réacteur à sels fondus avant 2030.

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