
BÉTHARRAM : JE ME DÉBAPTISE !
Le problème
JE ME DÉBAPTISE
L’Église sait ce qui s’est passé à Bétharram. Il ne suffit plus d’écouter. Il faut agir.
Pendant des décennies, des victimes de Bétharram se sont tues.
Puis elles ont parlé.
Elles ont raconté les coups, les humiliations, les violences sexuelles, la peur, la honte et ce que tout cela a laissé dans leurs vies.
Elles ont témoigné auprès de la presse, des enquêteurs, des commissions et de la justice.
Pour certaines, il a fallu raconter à leurs propres proches ce qu’elles n’avaient jamais réussi à dire pendant quarante ou cinquante ans.
Aujourd’hui, les faits sont connus.
Ils ont été racontés.
Documentés.
Étudiés.
L’Église sait.
La Conférence des évêques de France sait.
La congrégation sait.
Les autorités savent.
Alors nous ne demandons plus seulement des paroles de compassion ou de nouvelles déclarations.
Nous demandons des actes.
Cette semaine, le pape vient à Lourdes, à quelques kilomètres de Bétharram.
Pour beaucoup de victimes, ce moment aurait pu être celui d’un changement.
Pas une nouvelle commission.
Pas un nouveau communiqué.
Pas de nouvelles paroles.
Quelque chose de concret.
Or plusieurs victimes nous disent aujourd’hui leur douleur de ne toujours pas voir venir les réponses qu’elles attendaient après avoir accepté de raconter ce qu’elles avaient de plus difficile à dire.
Pour certaines, cette déception est devenue une blessure supplémentaire.
Parler ne suffit plus
Il faut comprendre ce qu’on a demandé aux victimes.
Revenir sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elles avaient 10, 12 ou 14 ans.
Rouvrir des souvenirs qu’elles avaient parfois passé leur vie à essayer d’enfouir.
Donner des noms.
Déposer plainte.
Exposer une part intime de leur histoire.
Elles ne l’ont pas fait pour produire un rapport de plus.
Elles ne l’ont pas fait seulement pour entendre des excuses.
Elles l’ont fait pour que quelque chose change.
Pour que les victimes soient reconnues et réparées.
Pour que des responsabilités soient assumées.
Et surtout pour que d’autres enfants ne vivent jamais ce qu’elles ont vécu.
Maintenant, c’est aux institutions d’agir.
Pourquoi « JE ME DÉBAPTISE » ?
Brice Ducos, victime de violences à Bétharram et membre de notre collectif, a publiquement engagé cette démarche.
Depuis, plusieurs autres victimes nous disent y penser elles aussi.
Ce n’est pas une consigne.
Ce n’est pas une campagne contre les croyants.
Ce n’est pas davantage un jugement sur ceux qui veulent rester dans l’Église.
La foi appartient à chacun.
Mais lorsqu’une personne confiée enfant à une institution catholique y a subi des violences et estime, plusieurs décennies plus tard, que les actes qu’elle attend ne viennent toujours pas, quelque chose peut finir par se rompre.
Pour certaines victimes, demander aujourd’hui leur débaptisation signifie simplement :
« Je ne veux plus être considéré comme appartenant à une institution en laquelle je n’ai plus confiance. »
Et lorsque plusieurs victimes en arrivent séparément à cette décision, l’Église doit regarder en face ce que cela signifie.
NOUS VOULONS DES ACTES
Nous demandons au pape, à la Conférence des évêques de France, à la CORREF et aux responsables de l’Église catholique :
des engagements concrets, publics et datés envers les victimes ;
des mesures réelles de reconnaissance et de réparation ;
des garanties précises pour mieux protéger les enfants ;
et, pour celles et ceux qui ont décidé de rompre avec l’Église,
une démarche simple, rapide et sans obstacle inutile permettant de faire officiellement inscrire leur renonciation dans leur registre de baptême.
Nous ne pouvons pas effacer notre enfance.
Nous ne pouvons pas effacer les violences.
Mais les institutions qui connaissent aujourd’hui cette histoire peuvent encore décider de ce qu’elles en font.
Les victimes ont parlé.
Les faits sont connus.
Les rapports existent.
IL NE SUFFIT PLUS D’ÉCOUTER.
IL FAUT AGIR.
Et pour certains d’entre nous, après avoir trop attendu :
JE ME DÉBAPTISE.

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Le problème
JE ME DÉBAPTISE
L’Église sait ce qui s’est passé à Bétharram. Il ne suffit plus d’écouter. Il faut agir.
Pendant des décennies, des victimes de Bétharram se sont tues.
Puis elles ont parlé.
Elles ont raconté les coups, les humiliations, les violences sexuelles, la peur, la honte et ce que tout cela a laissé dans leurs vies.
Elles ont témoigné auprès de la presse, des enquêteurs, des commissions et de la justice.
Pour certaines, il a fallu raconter à leurs propres proches ce qu’elles n’avaient jamais réussi à dire pendant quarante ou cinquante ans.
Aujourd’hui, les faits sont connus.
Ils ont été racontés.
Documentés.
Étudiés.
L’Église sait.
La Conférence des évêques de France sait.
La congrégation sait.
Les autorités savent.
Alors nous ne demandons plus seulement des paroles de compassion ou de nouvelles déclarations.
Nous demandons des actes.
Cette semaine, le pape vient à Lourdes, à quelques kilomètres de Bétharram.
Pour beaucoup de victimes, ce moment aurait pu être celui d’un changement.
Pas une nouvelle commission.
Pas un nouveau communiqué.
Pas de nouvelles paroles.
Quelque chose de concret.
Or plusieurs victimes nous disent aujourd’hui leur douleur de ne toujours pas voir venir les réponses qu’elles attendaient après avoir accepté de raconter ce qu’elles avaient de plus difficile à dire.
Pour certaines, cette déception est devenue une blessure supplémentaire.
Parler ne suffit plus
Il faut comprendre ce qu’on a demandé aux victimes.
Revenir sur ce qui leur est arrivé lorsqu’elles avaient 10, 12 ou 14 ans.
Rouvrir des souvenirs qu’elles avaient parfois passé leur vie à essayer d’enfouir.
Donner des noms.
Déposer plainte.
Exposer une part intime de leur histoire.
Elles ne l’ont pas fait pour produire un rapport de plus.
Elles ne l’ont pas fait seulement pour entendre des excuses.
Elles l’ont fait pour que quelque chose change.
Pour que les victimes soient reconnues et réparées.
Pour que des responsabilités soient assumées.
Et surtout pour que d’autres enfants ne vivent jamais ce qu’elles ont vécu.
Maintenant, c’est aux institutions d’agir.
Pourquoi « JE ME DÉBAPTISE » ?
Brice Ducos, victime de violences à Bétharram et membre de notre collectif, a publiquement engagé cette démarche.
Depuis, plusieurs autres victimes nous disent y penser elles aussi.
Ce n’est pas une consigne.
Ce n’est pas une campagne contre les croyants.
Ce n’est pas davantage un jugement sur ceux qui veulent rester dans l’Église.
La foi appartient à chacun.
Mais lorsqu’une personne confiée enfant à une institution catholique y a subi des violences et estime, plusieurs décennies plus tard, que les actes qu’elle attend ne viennent toujours pas, quelque chose peut finir par se rompre.
Pour certaines victimes, demander aujourd’hui leur débaptisation signifie simplement :
« Je ne veux plus être considéré comme appartenant à une institution en laquelle je n’ai plus confiance. »
Et lorsque plusieurs victimes en arrivent séparément à cette décision, l’Église doit regarder en face ce que cela signifie.
NOUS VOULONS DES ACTES
Nous demandons au pape, à la Conférence des évêques de France, à la CORREF et aux responsables de l’Église catholique :
des engagements concrets, publics et datés envers les victimes ;
des mesures réelles de reconnaissance et de réparation ;
des garanties précises pour mieux protéger les enfants ;
et, pour celles et ceux qui ont décidé de rompre avec l’Église,
une démarche simple, rapide et sans obstacle inutile permettant de faire officiellement inscrire leur renonciation dans leur registre de baptême.
Nous ne pouvons pas effacer notre enfance.
Nous ne pouvons pas effacer les violences.
Mais les institutions qui connaissent aujourd’hui cette histoire peuvent encore décider de ce qu’elles en font.
Les victimes ont parlé.
Les faits sont connus.
Les rapports existent.
IL NE SUFFIT PLUS D’ÉCOUTER.
IL FAUT AGIR.
Et pour certains d’entre nous, après avoir trop attendu :
JE ME DÉBAPTISE.

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Pétition lancée le 21 septembre 2026