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Une interpellation aux ministres Touraine & Vallaud-Belkacem : après les affaires Médiator et pilules 3G, ne faites plus de négationnisme sur l’IVG et arrêtez de museler vos opposants !

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Des évolutions législatives importantes sur l’iVG arrivent (après une 1ere lecture au Sénat) le 20 janvier à l’Assemblée dans la loi Belkacem sur l’Egalité Femmes/Hommes

Deux amendements qui banalisent encore l’IVG risquent d’être votés : 
1/ La suppression de la notion de « détresse de la femme » qui tend à faire de l’avortement un acte banal et un « droit » au lieu d’une tolérance. 
2/ Le délit d’entrave de l’IVG est étendu au domaine de l’information. Cela signifie qu’un site comme http://www.ivg.net risque de subir des procédures judicaires qui entravera fortement son efficacité et son activité vers les femmes qui nous appellent et que nous pouvons mettre en garde contre les dangers de l’ivg. Car nous les aidons et encourageons dans l’accueil de la Vie.

Nos ministres Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem, viennent de présenter  conjointement  un site "officiel" du Gouvernement  le 27 septembre pour accentuer la promotion du « droit à l’IVG » (ivg.gouv). L’objectif affiché est de délivrer une information sans aucune précaution ni mises en garde. Les affaires du Médiator et des pilules de 3eme génération ne semblent pas avoir servi de leçon : on préfère nier les problèmes plutôt que donner des contre-indications à un « droit ». Les sites qui, comme ivg.net,  apportent des bémols sont, eux, qualifiés de « biaisés » parce qu’ils osent inciter les femmes à réfléchir aux conséquences psychologiques de cet acte. Curieusement, aucune voix politique ou médiatique ne se fait entendre pour protester contre cet abus de pouvoir scandaleux.

 Il y a 40 ans, Simone Veil en faisant voter la loi sur l’IVG qui porte son nom,  rappelait à la tribune de l’Assemblée qu’elle voulait que l’ivg soit une «possibilité » et non un droit, elle voulait « faire une loi dissuasive », faire obligation aux médecins « d’informer complètement la femme des risques médicaux de l'ivg » et « faire prendre conscience à la femme de ce qu'il ne s'agit pas d'un acte normal ou banal, mais d'une décision grave qui ne peut être prise sans en avoir pesé les conséquences et qu'il convient d'éviter à tout prix ».

Plus récemment, les gynécologues Israël Nisand et Brigitte Letombe ainsi que la psychanalyste Sophie Marinopoulos ont publié en mars 2012 une tribune dans Libération pour  rappeler que bien qu’ils soient défenseurs de l’IVG dès la « première heure », ils ne voulaient pas laisser dire n’importe quoi ! Ils fustigent littéralement la tendance actuelle qui voudrait faire croire que le recours à l’IVG n’aurait aucune incidence sur la vie des femmes :

Nous ne pouvons pas laisser dire que les femmes qui y ont recours ne sont pas marquées, d’une façon ou d’une autre, par cette expérience. Nous voyons chaque jour dans nos consultations des femmes qui nous disent leur souffrance psychologique et leur mal-être parfois de nombreuses années après, alors qu’elles auraient pu «cocher» lors d’un sondage que «tout allait bien». La souffrance ne se coche pas, elle se parle ! Sauf à ne considérer les femmes que dans le registre physique, sauf à omettre leur vie psychique, on ne peut pas écrire que l’accouchement présente un plus grand risque que l’IVG.

Cette posture, qui date de la médicalisation de l’IVG en France, revient à dire que l’avortement n’a aucune conséquence dans la vie d’une femme. Certes elles ne meurent plus ; certes les cases à cocher ne montrent plus de complications, mais tous les cliniciens qui rencontrent des femmes savent qu’il s’agit là d’un vrai négationnisme : il s’agit de dénier le fait qu’une IVG peut marquer douloureusement une vie. Nous n’avons jamais rencontré de femmes pour qui l’avortement a constitué «un événement fondateur de leur vie d’adulte» et nous ne voyons pas quelle étude statistique permet d’affirmer cette énormité. (…) La santé ne se réduit pas au corps mais concerne aussi la santé psychique qui échappe si souvent aux froides analyses statistiques.

Nous, cliniciens favorables aux droits des femmes à interrompre une grossesse et à avoir une sexualité sans risque de grossesse non voulue, nous n’acceptons pas pour autant la banalisation de l’IVG. (…) Nous proposons de ne plus ignorer les difficultés psychiques des femmes qui ont subi une IVG et de tout faire pour prévenir cet événement d’autant plus indésirable qu’il se produit tôt dans la vie des femmes, épargnant toujours les garçons si peu initiés à leur vraie responsabilité.

Nous demandons à Mmes Vallaud-Belkacem & Touraine:

- D’avoir au moins une position neutre en matière d’IVG,

- De prendre en compte  comme le demande le Pr Nisand, la « souffrance psychologique » des femmes  et ne plus «banaliser l’IVG »,

- D’avoir une position responsable et volontariste dans la prévention de l’IVG,

-  D’arrêter de nier les dangers médicaux et psychologiques de l’IVG,

- De promouvoir des enquêtes médicales sérieuses sur les conséquences de l’IVG.

 

Mme Marie Philippe, Responsable du site www.ivg.net , des écoutantes et de l'association SOS-Detresse 

Pour mieux nous connaitre et nous aider à rester aux 2 premières places sur google : visitez régulierement notre site www.ivg.net, si possible tous les jours pendant 3 minutes en passant par une ligne de recherche google et par le mot clé "ivg". Merci !

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