Aux médias : cessez d'effacer les victimes animales des incendies

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The Issue

À chaque grand incendie en France, le même constat revient dans les médias :

« Aucune victime n'est à déplorer. »

Cette formule, répétée sans nuance, est profondément trompeuse. Elle laisse entendre qu'aucune vie n'a été perdue, alors que des milliers, parfois des millions d'animaux meurent dans les flammes, asphyxiés par la fumée, brûlés vifs ou condamnés à une lente agonie après la destruction de leur habitat.

Lors des incendies en Gironde, dans le Var et partout ailleurs, les premières victimes ne sont pas les bâtiments. Ce ne sont pas les biens matériels. Ce sont les êtres vivants qui ne peuvent fuir : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, insectes, ainsi que toute la biodiversité qui compose les écosystèmes. La flore elle-même est dévastée, bouleversant durablement l'équilibre du vivant.

Les animaux sont des êtres sensibles. Leur souffrance est une réalité. Pourtant, elle demeure presque totalement absente du traitement médiatique.

En affirmant qu'« aucune victime n'est à déplorer » sans préciser qu'il s'agit de victimes humaines, les médias invisibilisent une tragédie majeure. Cette omission contribue à banaliser la souffrance animale et entretient une vision profondément anthropocentrée de ces catastrophes. Elle prive le public d'une information essentielle et participe à une représentation incomplète de la réalité.

Nous ne demandons pas que les vies humaines soient reléguées au second plan. Nous demandons simplement que les mots employés correspondent aux faits.

Une formulation aussi simple que :

« Aucune victime humaine n'est à déplorer. »

est exacte, honnête et respectueuse de toutes les victimes.

Les journalistes ont une responsabilité fondamentale : informer avec précision. Les mots qu'ils choisissent façonnent notre perception du monde. Refuser de nommer les victimes animales revient à les condamner une seconde fois, dans le silence et l'indifférence.

Lorsque les caméras s'éteignent et que l'actualité passe à autre chose, les animaux survivants continuent de lutter dans des paysages devenus des tombeaux à ciel ouvert. Beaucoup meurent de leurs blessures, de faim, de soif ou faute d'un habitat permettant leur survie. Ces conséquences durent des mois, parfois des années.

Face à l'effondrement de la biodiversité et à la multiplication des incendies, nous ne pouvons plus accepter que ces vies soient systématiquement effacées du récit médiatique.

Nous demandons aux rédactions françaises :

de remplacer la formule « aucune victime n'est à déplorer » par « aucune victime humaine n'est à déplorer » lorsqu'elle correspond aux faits ;
de reconnaître explicitement les animaux comme des victimes des incendies et des catastrophes environnementales ;
de traiter la souffrance animale et les conséquences écologiques avec la place qu'elles méritent dans l'information ;
de contribuer, par un langage juste et précis, à une meilleure prise de conscience collective de la valeur du vivant.


Nommer les victimes, c'est reconnaître leur existence.

Les animaux ne sont pas des victimes invisibles.

Ils méritent d'être vus, nommés et considérés.

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Petition created on July 27, 2026